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Abeilles : la combinaison d'un néonicotinoïde et d'un parasite affecte très fortement la survie des reines

Agroécologie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

"L'exposition chronique et indirecte à une dose très faible d'un pesticide néonicotinoïde, ainsi que l'infection par un parasite commun des abeilles, affecte très fortement la survie des reines en conditions naturelles et modifie leur physiologie", indique ce mercredi 31 août, l'Institut national de recherche agronomique (Inra), qui publie les résultats d'une étude sur le sujet.

Les chercheurs de l'Inra ont étudié le comportement de reines, exposées à un pesticide néonicotinoïde de façon indirecte et/ou à l'agent pathogène Nosema cerana. Quatre groupes de dix reines ont été élevés en laboratoire pendant deux ans : un groupe a été nourri par des ouvrières exposées à un pesticide néonicotinoïde (imidaclopride), un deuxième a été exposé au parasite Nosema cerana, un troisième aux deux stress et un quatrième constituait le groupe témoin. Les reines ont ensuite été placées dans de petites ruches dans des champs, pour qu'elles puissent sortir s'accoupler et revenir pondre leurs œufs.

Entre 90 et 100% de décès

"Sur les deux expérimentations menées, entre 90% et 100% des reines [exposées de façon chronique et indirecte à une dose très faible d'imidaclopride et infectées par le parasite commun Nosema cerana] ont disparu dans un délai de 45 à 90 jours", explique l'Inra.

Par ailleurs, les chercheurs "ont observé une réponse de protection contre l'action de l'imidaclopride, et notamment contre le stress oxydant du à l'interaction parasite - pesticide, à travers l'augmentation de l'activité d'enzymes spécifiques dans la tête et l'intestin des reines", explique l'Inra, ajoutant que "cependant, ces mécanismes de protection ne seraient pas suffisants pour éviter la mortalité prématurée des reines".

La fertilité de la reine est essentielle pour le renouvellement de la population et la survie de la colonie, surtout face à la mortalité accrue des abeilles ouvrières, rappelle l'Inra. Aujourd'hui, certains apiculteurs doivent changer systématiquement une partie importante de leur cheptel de reines afin d'éviter la perte de leurs colonies, alors qu'une reine peut normalement vivre de 4 à 5 ans.

Réactions1 réaction à cet article

 

Pour que l'info soit objective, il faut aussi avoir le taux de mortalité des abeilles exposées seulement a nosema cerana, puisque l'on sait maintenant que nosema cerana est beaucoup plus nocive que nosema apis connu depuis longtemps .(si les abeilles peuvent vivre avec nosema apis, des chercheurs ont démontré il y a déjà quelque année que nosema cerana était létal pour les abeilles).

yann | 01 septembre 2016 à 10h41
 
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