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Actu-Environnement

La méthode Miyawaki pour doper la création de forêt

Cette méthode, créée par un célèbre botaniste japonais, fait des émules en France. Elle permettrait de créer des forêts natives 10 fois plus rapidement que la formation naturelle d'une forêt. Reportage à Toulouse, en plein centre urbain.

Reportage vidéo  |  Agroécologie  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°413 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°413
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Le botaniste Akira Miyawaki est célèbre au Japon et commence peu à peu à élargir sa notoriété à travers le monde, notamment dans les grands centres urbains, en mal de nature.

Cet expert en biologie végétale et professeur à l'université nationale de Yokohama, serait à l'origine de la création de 1 300 micro-forêts, sur des sites industriels et en zone urbaine ou le sol est dégradé avec une terre pauvre, voir polluée. Une approche qui séduit de plus en plus d'acteurs.

Le principe de base consiste dans un premier temps à rendre le sol fertile, puis à planter trois plants par mètre carré en respectant un pourcentage spécifique entre les arbres de haute taille, de moyenne taille, les arbustes et les buissons, pour créer plusieurs strates qui auront différents besoins d'ensoleillement. Cette densité est censée permettre de faciliter les échanges racinaires, bénéfiques pour leur croissance. Aussi, il faut bien choisir les espèces, locales et résilientes et les diversifier au maximum. Choix des plants, méthode de fertilisation des terres, arrosage, bénéfices environnementaux attendus sur la biodiversité, la capture du CO2, la création d'un micro-climat, regardez le reportage sur la plantation d'une micro-forêt à Toulouse dans l'enceinte de l'Université Paul Sabatier.

Le projet de micro-forêt de l'Université de Paul Sabatier à Toulouse

Le collectif « Micro-forêts Toulouse », née de l'association « Toulouse en Transition », a créé une première micro-forêt en 2019. Fort de sa première expérience, elle a reçu des subventions de la région Occitanie pour essaimer et accompagner ce type d'initiative auprès de porteurs de projet volontaires. Aujourd'hui, une dizaine de projets se développent dont celui de l'Université Paul Sabatier porté notamment par Florent-Xavier Gadea, responsable des jardins agro-écologiques de l'Université et Enzo Michel, volontaire en service civique.

L'intérêt de cette réalisation, au cœur d'une université, est qu'elle sera scrutée à la loupe par des scientifiques. Des parcelles témoins sans aucune intervention humaine sont accolées à la micro-forêt. Elles vont permettre de comparer la biodiversité, la capture du CO2, les températures…Explications dans le reportage vidéo avec Christophe Andalo, enseignant chercheur au laboratoire évolution et diversité biologique de l'Université Paul Sabatier. Ces analyses sont importantes. Car si les porteurs de projets, la plupart du temps des citoyens, sont très enthousiastes à l'idée de pouvoir contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique ou à la perte de la biodiversité, la communauté scientifique, elle, porte un regarde plutôt mitigée sur la communication qui est faite autour de la « méthode miracle » de Miyawaki. Arguant qu'une forêt native doit mettre du temps à se mettre naturellement en place pour créer un véritable équilibre écologique.

Les élèves des différentes promotions pourront ainsi participer à l'analyse des données scientifiques sur le long terme et contribuer à la validation ou non de cette méthode.

Réactions1 réaction à cet article

 

Je pense qu'il faudrait préparer la terre avec des boues de stations d'épuration afin de redonner au sol un milieu carboné qui lui redonnera vie

le papet | 06 avril 2021 à 10h02
 
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