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Nucléaire : l'impact des rejets de tritium est faible selon l'ASN

L'ASN publie le premier bilan annuel des rejets de tritium par les installations nucléaires de base. Un impact global faible selon le gendarme du nucléaire.

Energie  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Lors de la publication de son Livre blanc sur le tritium en juillet 2010, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait annoncé la publication annuelle d'un inventaire des rejets liquides et gazeux de tritium émis par les installations nucléaires de base (INB). Le premier bilan a été rendu public le 8 février.

Des interrogations sur le comportement du tritium

 
Tritium Le tritium est un isotope de l'hydrogène, émetteur bêta de faible énergie (énergie moyenne de 5,7 keV). La forme majoritaire dans la biosphère est l'eau tritiée et la voie prépondérante d'exposition est l'ingestion. C'est un élément de faible radiotoxicité, indique l'ASN.
 
Fin 2007, des publications avaient suscité des interrogations "sur le comportement du tritium dans l'environnement et sur les modalités d'évaluation de l'impact biologique du tritium sur l'homme", rappelle l'Autorité. Le rapport RIFE 11 des agences environnementales et sanitaires britanniques avait mis en évidence des concentrations de tritium sous forme organique dans des organismes marins au voisinage de Sellafield supérieures aux teneurs en tritium de l'eau de mer. Le rapport britannique AGIR de l'Health Protection Agency de novembre 2007 avait par ailleurs pris position pour une réévaluation du facteur de pondération du tritium dans le calcul des doses efficaces.

Parallèlement, l'ASN avait constaté que le développement de projets de nouvelles installations (EPR, ITER) et l'évolution des modes de gestion des combustibles nucléaires conduisaient tous deux à une augmentation des rejets de tritium.

Dans ce contexte, le directeur de l'ASN, Jean-Christophe Niel, avait créé début 2008 deux groupes de réflexions. La publication de l'inventaire fait partie du plan d'actions fondé sur la synthèse des travaux de ces deux groupes, qui avaient conclu à une possible sous-estimation des risques liés au tritium.

Un faible impact global

L'inventaire est accessible sur le site Internet du Livre blanc de l'ASN. "Une carte interactive permet l'affichage d'une fiche par installation nucléaire", précise l'Autorité. Les fiches présentent, pour chaque installation, le bilan des rejets de tritium depuis 2006, l'impact dosimétrique du site et la contribution de l'impact du tritium à l'impact global.

"L'impact global des rejets de tritium en France est faible : la dose efficace annuelle pour les groupes de référence est de l'ordre du centième de mSv", conclut l'ASN. Sachant que, toutes expositions confondues, un individu reçoit en France "une dose annuelle moyenne de l'ordre de 3,3 mSv".

Pourtant, les rejets non autorisés de tritium défrayent régulièrement la chronique, comme ceux de la centrale de Golfech en janvier 2010 ou encore ceux de la centrale de Civaux le mois dernier.

Réactions5 réactions à cet article

 

Il est faible peut-être mais il y a des fuites et donc forcement une pollution grave , arrêtez de minimiser !!

Stan | 14 février 2012 à 04h56
 
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Et j'ajoute

EDF a renoncé aux combustible Haut Taux de Combustion, ce qui diminue les rejets, mais les rejets de Golfech, Civaux et Fessenheim montrent que EDF ne fait pas assez attention

Prolonger les centrales : ce n'est possible que si la sûreté des réacteurs est absolue : on ne peut déroger à cet impératif. Il sera donc nécessaire de fermer les centrales vieillissantes.

Il faudra profiter de cette mise à l'arrêt pour mettre en place un bouquet énergétique respectueux de l'environnement et surtout économe de nos ressources.

La première priorité est de garantir les économies d'énergies. Il faut cesser le chauffage électrique qui est un gachis et une erreur d'utilisation (le rendement d'un réacteur n'est que de 33% et on rejette le reste sous forme de chaleur)

Le nucléaire qui repose sur un minerai n'est pas l'avenir, mais une transition qui s'est avérée un mauvais choix pour l'environnement et la santé.

De plus les réacteurs nous entraine sur la voie du gigantisme. Il est de beaucoup préférable de concevoir des plans énergétiques locaux: il est différent de se confronter à une ville (Paris, Lyon, Marseille ...) et de travailler pour un village ou une ferme isolée
Reprenons notre sort en main

SAGECOL | 14 février 2012 à 15h03
 
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- EDF fait des erreurs, mais quelle sont les doses reçues dans les cas que vous citez et que cite l'article ? C'est toujours la dose qui fait le poison !
- Je ne pense pas que ce soit au citoyen lambda de décider ou de juger de la qualité de la sécurité des centrales. Ni vous ni Moi, mais l'ASN et l'IRSN, voire même L'ANDRA pour satisfaire les plus tatillons.
- Si vous ne pensez qu'a opposer le nucléaire te les ENRs, vous ferez une grosse erreur. Vous ou plutôt ceux qui en décideront mais qui ne seront pas réélus pour les effets causés par la hausse du prix de l'énergie électrique, mais pas seulement. Par ailleurs, quoique vous en pensiez, et en prenant l'exemple de l'allemagne qui a 30 GW d'éoliennes installés et 20Gw de solaire PV, les taux de charges sont trop faibles pour remplacer une base solide ou des moyens de pointes a démarrage rapide souvent fossile, ou hydraulique. Et l'hydraulique, ce n'est pas toujours joyeux (cf itaïpu, Assouan, les 3 gorges...etc), même si c'est sans doute la meilleure des ENRs actuellement.
- L'isolation et l’efficacité énergétique ne sont pas contradictoire avec le chauffage électrique. Par ailleurs, les ENRs produisent de l'électricité non ? Et par quoi remplacer le chauffage électrique ? Du fioul ?, du gaz (voir l'allemagne qui a son pic de gaz a la même heure que nous sur l'électricité, a ceci prêt que nous ne payons pas notre électricité aux russes !), au charbon ? Au bois ?Sur ce dernier, pourquoi pas mais pour les villes alors ?

AtomicBoy44 | 14 février 2012 à 22h40
 
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Mais encore, si le chauffage électrique est correctement dimensionné, et l'isolation bonne, alors le chauffage électrique est très efficace.
Et aussi, si nous en avons autant installé après le choc pétrolier de 1973, c'était bien pour ne pas faire monter la facture pétrolière du pays et réduire notre dépendance au pétrole et au charbon (dernière mine de charbon française fermée en 2004 en Lorraine). Et encore, si les logements en sont équipés a plus de 66% dans le neuf, il doit bien y avoir une raison, non ? peu de maintenance, pas cher a l'achat, montage facile...etc pour terminer, les logements qui ont été equipés de ce système n'ont pas besoin de plus de 5000-6000 Kwh/an de chauffage, combien coute un chauffage centrale ? Une PAC de 1Kw ? bois+cheminé ? a quoi bon dépensé 10 000 a 15 000€ dans un tel système pour une petite habitation ?
Je suis désolé de le dire mais le rapport cout d'installation.efficacité est meilleur pour le chauffage électrique, mais son coût était plus cher a l'utilisation car le fioul ne valait pas ce qu'il vaut aujourd’hui !
Nous pouvons très bien atteindre les 50KWh/m² proposé comme idéal par l'ADEME avec du chauffage électrique !
Pour çà il faut de l'argent afin de permettre aux propriétaires et bailleurs de faire les travaux d'isolation. Je propose pour cela de faire grimper les taxes sur les carbones fossiles. Et a double titre pour faire baisser aussi les charges sur le travail et ainsi améliorer la compétitivité de notre main d’œuvre :taxons

AtomicBoy44 | 14 février 2012 à 22h56
 
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En France, personne ne peut directement exploiter la chaleur d'une réaction nucléaire chez soi (!). La bonne question devient alors de savoir si il vaut mieux - du point de vue de l'environnement - se chauffer avec de l'électricité nucléaire, même avec un petit complément du au charbon, un rendement de Carnot qui ne vaut que 33% dans la centrale, et les pertes de transport de l'électricité, ou se chauffer avec "autre chose". Si "autre chose" est du gaz, du charbon ou du fioul, l'électricité française se positionne mieux.

- le nucléaire repose certes sur un minerai, mais vous feignez d'ignorer que le contenu énergétique comparé aux autres sources est largement supérieur avec l'U235. Ceci même avec un rendement de Carnot de 33% (les chiffres récents sont un peu meilleurs et évoquent 38% environ). Par ailleurs avec les "déchets" (U238 + actinides), nous avons de bonnes réserves (plus de 1000 ans) a la Hague pour des réacteurs de Génération 4 tels que ASTRID (mise en marche prévue pour 2025-2030).
- Votre appel a construire un autre réseau décentralisé alors qu'il faut déja renforcer le réseau centralisé va nous couter combien de plus ?
Sur le gigantisme, AREVA et ATMEA peuvent vous démentir. Il est même prévu des réacteurs de 300-400 MWe, 1100 MWe pour l'ATMEA1, comparé aux 1600 MWe pour l'EPR ...
Quoiqu'il en soit, la transition, même avec le nucléaire, sera rude et longue. L'enfer est pavé de bonnes intentions, attention de ne pas céder a la peur de l'atome des antinucléaire

AtomicBoy44 | 14 février 2012 à 23h24
 
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