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Actu-Environnement

La construction de l'EPR de Flamanville démarre

EDF vient de démarrer les travaux de construction des bâtiments de la centrale nucléaire à réacteur à eau pressurisée (EPR). À cette occasion, le Réseau Sortir du nucléaire rappelle qu'il a attaqué en justice la régularité du permis de construire.

Energie  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
EDF vient de démarrer les travaux de construction des bâtiments de la future centrale EPR à Flamanville en Normandie. Plus de 10 000 tonnes de béton, coulées en continu pendant plus d'une journée, sont nécessaires à la réalisation de la première partie de la dalle du plancher du futur bâtiment réacteur, précise l'énergéticien français dans un communiqué. Lancée depuis l'été 2006 par des travaux préparatoires, la construction qui va se poursuivre, normalement pendant 54 mois jusqu'à la mise en service du réacteur prévue en 2012, rassemble tous les acteurs de la filière nucléaire française en particulier Bouygues, Areva et Alstom.

Bouygues conduit les travaux de génie civil qui s'élèvent à plus de 300 millions d'euros. Alstom fournira le groupe turbo-alternateur et Areva la partie nucléaire du réacteur. Le démarrage de la construction de l'îlot nucléaire constitue une étape majeure dans la réalisation de l'EPR à Flamanville, a indiqué dans un communiqué Pierre Gadonneix, Président Directeur Général d'EDF. Une galerie devrait être creusée en mer en mars 2008. En juin, doit débuter le montage de la charpente métallique de la salle des machines et la cuve qui abrite le réacteur nucléaire doit elle être livrée en janvier 2010, si le calendrier est respecté.

Mais le Réseau Sortir du nucléaire rappelle qu'il a attaqué en justice la régularité du permis de construire de ce réacteur. La Cour administrative d'appel de Nantes a annoncé qu'elle trancherait cette question en 2008 : de toute évidence, EDF tente de prendre la Justice de vitesse pour imposer une fois de plus le fait accompli, estime le Réseau dans un communiqué.

L'EPR de l'anglais European Pressurized Reactor, réacteur nucléaire de 3ème génération d'une capacité de 1.650 MW et conçu pour une durée de vie de 60 ans, s'inscrit notamment dans le programme de relance des investissements du Groupe EDF, en particulier la mise en service en France de 6.000 MW de capacités de production d'électricité supplémentaires d'ici 2012. Inscrit dans la loi d'orientation sur l'énergie et adoptée le 13 juillet 2005 par les parlementaires, l'EPR, technologie de réacteur à eau pressurisée, est un projet franco-allemand développé depuis 1992 par Siemens et Areva, destiné à prendre le relais des 58 réacteurs qui équipent actuellement les 19 centrales nucléaires françaises. Le parc français actuel (34 réacteurs de 900 mégawatts, 20 de 1.300 MW et 4 de 1.450 MW), dit de deuxième génération a été mis en service dans les années 1980. Cet EPR dont le montant total de l'investissement est évalué à 3,3 milliards d'euros est le deuxième projet de ce type dans le monde, après le chantier de Finlande qui a d'ailleurs subi de d'importants retards.

Le 26 novembre dernier, à l'occasion de la visite d'Etat du Président de la République Française Nicolas Sarkozy en Chine, Areva a vendu là la Chine deux réacteurs de nouvelle génération EPR. Après la Finlande et la France, la Chine comptera les 3e et 4ème EPR en construction dans le monde, indique Areva dans son communiqué. Areva est aussi candidat à la construction d'EPR aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pays qui ont décidé de relancer cette énergie.

Réactions14 réactions à cet article

 
Commencer par le commencement.

Avant de vouloir "Sortir de nucléaire", nous pouvons freiner tout de suite les consommations d'énergies en arrêtant de fabriquer ou d'importer des marchandises inutiles et superflues.
A l'approche des fêtes, il est insensé de voir ces millions d'articles de pacotille qui finiront ipso-facto au fond des poubelles !
Lorsque nous cesserons de stériliser nos terres céréalières avec des parkings de centres commerciaux et que nous nous contenterons de vivre, sans pour autant être des machines à consommer, alors oui, nous pourrons ralentir et stopper le nucléaire.

esteban | 06 décembre 2007 à 08h48
 
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et on reparle de l'EPR?

Suite au Grenelle (je précise "de l'environnement", puisqu'il y en a à toutes les sauces maintenant), la décision de stopper le projet EPR n'avait-elle pas était prise?
Bon, j'ai suivi un peu de loin, mais il me semble avoir entendu quelque chose de ce genre?
Céline

Céline | 06 décembre 2007 à 11h19
 
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Le nucléaire c'est bien...

Les énormes besoin qu'il crée nous obligent EDF à construire aussi des centrales à charbon. Ainsi, on pollue à court et moyen terme avec le charbon et à très très long terme avec le nucléaire... La France est sur tous les fronts, même sur celui des risques immédiats en favorisant la prolifération....
J'aime bien les gens qui ne font pas les choses à moitié, dommage que ce ne soit pas dans le bon sens !

JAN | 06 décembre 2007 à 13h01
 
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Re:et on reparle de l'EPR?

Pour ma part, j'ai compris que la décision était de ne pas ouvrir de nouveaux sites nucléaires. Donc....rien n'empêche de poursuivre les constructions sur les sites existants !

André | 06 décembre 2007 à 18h17
 
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L'avenir du nucléaire

En effet, vous avez observé le "grenelle" d'un peu loin car il n'a jamais été question d'abandonner la construction de l'EPR.

On ne peut développer le transport par rail, le tramway, la voiture électrique et hydrogène ou le chauffage géothermique basse température en ne pouvant répondre à une nouvelle demande d'électricité. Nous sommes donc très loin de sortir du nucléaire...

L'épuisement des ressources fossiles et le réchauffement climatique viennent à point pour promettre au nucléaire un avenir serein. Le coût de revient du Kwh fera le reste.

M. Martin

M. MARTIN | 06 décembre 2007 à 18h42
 
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Re:L'avenir du nucléaire

euh oui mais dans les énérgies fossiles l'uranium n'en fait t'il pas partie? n'y a t'il pas un stock limité de cette ressource? je ne sais pas de combien elle est mais il me semble que plus on développera cette source d'énergie plus ce stock s'aménuisera vite...
et puis peut etre que lors de leur utilisation il n'y a pas (ou très peu) de CO2 rejeté, mais qu'en est il de la construction de ce réacteur et de ce qu'il faut pour le maintenir (10.000 tonne de béton rien que pour la 1ère fondation ca ma parait énorme) qui demande des ressources et induit des rejet de CO2.
j'en profite pour faire une parenthèse sur les voiture hybride. j'ai lu il y'a quelques temps (sur la toyota prius mais hybride en général) que meme si lors de leur utilisation leur rejet de CO2 est moindre, le développement de cette technologie aurait un bilan ecologique plus mauvais que le moteur traditionnel.
Non, vraiment je ne pense pas que la solution soit dans la technologie, mais plus dans la sobriété. l'energie propre n'est elle pas celle que l'on ne consomme pas?

bonne journée. Cordialement

Shu | 07 décembre 2007 à 12h47
 
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Re:Re:L'avenir du nucléaire

Tout à fait ! On peut considérer l'uranium comme fossile bien qu'il ne soit pas issu d'une dégradation d'organisme vivant. Disons plutôt que c'est une ressource épuisable.

Cependant, le parc de réacteurs dans le monde est relativement réduit ce qui présage de plusieurs décennies d'exploitation. De plus, les nouvelles générations (surgénérateurs) arriveront d'ici une vingtaine d'années et ne consommeront plus d'uranium. Plus tard, la fusion résoudra tout problème d'approvisionnement.

Pour le béton de l'EPR de Flamanville, il faut savoir que la construction d'une puissance équivalente en éoliennes aurait demandé deux fois plus de matériau pour ancrer les mats.

Quant à la voiture hybride, vous semblez mal informé. Une Prius de Toyota consomme 40 % de moins qu'une Renault Laguna. Elle n'a besoin que de quelques kilomètres pour combler le supplément de CO² qu'elle génère à sa fabrication.

M. MARTIN

M. MARTIN | 07 décembre 2007 à 16h16
 
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Re:Re:Re:L'avenir du nucléaire

En ce qui concerne la Toyota Prius, il est important de regarder l'impact du véhicule sur toute sa durée de vie (ce qu'on appelle ACV, Analyse de Cycle de Vie). Or on se rend compte que les technologies utilisées pour la construire ont un surcoût énergétique ,à la production, bien sûr, ce qui les défavorise par rapport à d'autres véhicules, mais surtout un surcoût au retraitement de la voiture en fin de vie. Les matériaux utilisés sont en effet beaucoup plus difficiles à recycler, traiter, etc. que des matériaux conventionnels... Au final, cette voiture est un gouffre énergétique.
Sinon, vous avez la Loremo, qui consomme également bien moins mais qui promet d'être bien plus intéressante d'un point de vue environnemental et énergétique.

Quant au nucléaire, il faut démystifier tout ça. Pour l'instant, la seule perspective actuelle du projet ITER, qui selon certains nous emmènera tout droit vers les technologies de fusion nucléaire, est d'arriver à fonctionner pendant 8 secondes... Tout en demandant énormément d'énergie pendant ce laps de temps (approvisionnement par les centrales électriques à proximité du site)... Ce n'est pas sarcastique que de dire que la production d’énergie par fusion nucléaire, aujourd'hui, reste encore du domaine de la science fiction.... Rappelons au passage que nous avons bien besoin en ce moment des moyens financiers qui seraient dégagés par l'abandon de ce projet, qui est une pompe à euros.

Sur l'approvisionnement en énergie : l'uranium est en effet une ressource épuisable, et vous avez raison en mentionnant une capacité mondiale de quelques décennies : 50 à 70 ans d'après des sources aussi impliquées qu'AREVA... Ce qui est bien peu : c'est la durée de vie de l'EPR ! Précisons également que cette capacité est mesurée sur la base de la consommation du aprc mondial actuel, qui est en augmentation constante (notamment, reprise des programmes nucléaires de la part de l'Angleterre, des Etats-Unis...)... Capacité à réduire d'autant, donc.

En ce qui concerne les matériaux utilisés pour construire des éoliennes ou un EPR, il est important de noter qu'à poids égal, les matériaux n'ont pas tous le même coût énergétique et/ou environnemental. Et malheureusement, le béton est très bien connu en ceci qu'il coûte énormément dénergie à la fabrication. Il est donc erroné de raisonner en termes de quantité de matériaux.

Enfin, en ce qui concerne la fameuse "autonomie énergétique française" : où se situe donc cette autonomie, alors que la France possède des gisements d'uranium très peu importants ? La réponse à l'ADEME est de dire que, la technologie étant maîtrisée par la France, même si les gisements ne sont pas en France, on peut considérer que la France est autonome en énergie grâce au nucléaire. Ce raisonnement est selon moi une absurdité (politique ?). Il n'y a qu'à chercher la définition du mot autonomie dans un dictionnaire pour s'en convaincre : nous ne sommes pas autonomes énergétiquement avec le nucléaire.

N. NAUD

Anonyme | 17 décembre 2007 à 14h02
 
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Re:Re:Re:Re:L'avenir du nucléaire

J'ajouterai seulement ceci :
La décision concernant la construction de l'EPR a été prise par le gouvernement juste avant le premier tour des élections présidentielles.
Et au moment d'engager le processus du grenelle de l'environnement, il a été dit que
"la décision concernant la politique nucléaire française ayant été prise par le gouvernement précédent, ce point ne sera pas abordé dans les discussions du grenelle de l'environnement".
Vous avez remarqué comme moi qu'on a changé de président, mais qu'ils sont tous les deux du même parti politique, non ?
Eh bien voilà comment se passe la démocratie participative quand il y a trop d'argent en jeu

Anonyme | 17 décembre 2007 à 14h08
 
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Re:Re:Re:Re:Re:L'avenir du nucléaire

La démocratie est l'expression d'une majorité !

La majorité au pouvoir avant les présidentielles a été reconduite après. Il ne tient qu'au citoyen de décider d'en changer.

Le nucléaire ne sera pas remis en cause tant que l'on devra tenir des objectifs de réduction des émissions de GES... Que vous soyez d'accord ou pas, tout scénario alternatif est jugé par les scientifiques et économistes complètement irréaliste.

Pour ITER, c'est un programme de recherche sur plusieurs dizaines d'années dont nous ne pouvons nous tenir à l'écart. Nous devons y jouer les premiers rôles...

M. MARTIN

M. MARTIN | 17 décembre 2007 à 17h08
 
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Re: L'avenir du nucléaire

Il est évident que je ne m'offusque pas ici du fait que le parti politique à la présidence aujourd'hui est celui élu par la majorité : il s'agit là d'un principe inébranlable de notre système politique. Et de toute façon ce n'est pas du tout le propos.

Je regrette en revanche fortement que la 'démocratie participative' qui était le fer de lance médiatique du grenelle de l'environnement soit tout à coup mise au placard dès qu’on se met à parler du nucléaire : vous le dites vous-même, "la démocratie est l'expression d'une majorité"... Pas d'une poignée d'industriels à la fois juges et parties.

La question du nucléaire est complexe et réclame la participation de chacun ; en particulier, il serait grand temps qu’on écoute les experts du GIEC, qui constitue la haute autorité scientifique en matière d’environnement, concernant l’effet de serre – haute autorité dont on se fiche pas mal aujourd’hui, si j’en crois notre politique énergétique (là, c’est vraiment « cause toujours… »). Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que le nucléaire ne sera pas remis en cause tant qu'on devra diminuer nos émissions de GES. Savez-vous qu'à cause de l'énorme inertie dans le fonctionnement des centrales nucléaires, il est impossible de gérer les pics de consommation ? La conséquence : lors des pics de consommation, on importe massivement de l’énergie des pays voisins (des centrales à charbon allemandes, par exemple), ou on met en route nos propres centrales, désuètes et atrocement polluantes. Au final, le kilowattheure d’électricité devient énormément polluant en termes d’effet de serre ! Et ce n’est pas le seul problème de structures aussi grosses : les 2/3 de l’énergie produite sont perdus pendant l’acheminement le long du réseau électrique !
Ces problèmes n’existe pas dans le cas des énergies renouvelables telles l’éolien ou le solaire. En revanche, il existe bien sûr d’autres difficultés, notamment l’intermittence de la source d’énergie (vent ou soleil). Ce problème peut être surmonté grâce à la complémentarité des sources de production, je suis persuadé qu’il faut aller dans ce sens.

A ceux qui prétendent que le nucléaire est bien plus rentable que les énergies renouvelables, je les invite à comparer les sommes investies dans la recherche pour chacun des domaines : le fossé est énorme !! Comment peut-on prétendre que le nucléaire est plus prometteur et plus rentable que les renouvelables, alors qu’on y a investi des centaines de fois les crédits alloués aux renouvelables et ce depuis des années ? Nous en sommes aux prémices des technologies propres, par manque de fonds de recherche alloués dans les décennies passées. Les avancées en sciences des matériaux pour le photovoltaïque, par exemple, pourraient être considérables.

De plus, les sommes faramineuses investies dans le nucléaire servent à améliorer les technologies existantes, ce que je trouve tout à fait compréhensible, bien sûr, mais ce sans se soucier de la question des déchets, ce qui est pourtant véritablement préoccupant. Au lieu de cela, on développe maintenant avec le projet EPR une technologie qui va produire des déchets « en moindre quantité » (sic.)… Mais beaucoup plus radioactifs !

Etant donnée la dépendance française par rapport au nucléaire, à cause de l’important parc existant, il est inconcevable de stopper net la production de nucléaire dans notre pays. Par contre, je trouve regrettable que le gouvernement continue dans une voie qui à l’évidence n’est pas celle du bon sens environnemental, sécuritaire (autant au niveau géopolitique que sanitaire) et économique.
Pour moi la solution est évidente : il faut continuer à fonctionner avec l’existant tout en investissant massivement non pas dans le nucléaire x–ème génération, mais dans les renouvelables, pour permettre une transition en douceur vers un mode de production d’énergie plus propre.
Je rappelle au passage et en contradiction avec votre affirmation qu’un scénario de ce type existe bel et bien et fonctionne ! Il a été commandé par Greenpeace à une agence d’expertise anglaise qui a prouvé qu’on peut, si on s’en donne les moyens, passer à 50 % de part d’énergies renouvelables dans le parc énergétique français d’ici 2050. Je vous invite à vous procurer le document en question.

Petit détail : le développement d’énergies renouvelables, à budget équivalent, permettrait (ou devrais-je dire aurait permis) de créer 5 fois plus d’emplois (pérennes, bien sûr) que le projet EPR dont on vante tant les qualités économiques… Emplois, qui plus est, non pas centralisés mais répartis de manière harmonieuse sur le territoire, évitant ainsi la création de zones mortes, comme c’est le cas avec les trop grosses structures.

N. NAUD

Anonyme | 20 décembre 2007 à 14h21
 
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Re:Re: L'avenir du nucléaire

Votre documentation sur le sujet m'apparait un peu légère.

1 - le Grenelle de l'environnement n'avait pas pour but de remettre en cause le choix du nucléaire. Cela a bien été précisé à l'avance.
2 - les experts du GIEC ne portent pas d'avis sur le nucléaire mais reconnaissent seulement que cette énergie limite les émissions de CO².
3 - pour gérer les pics de consommation, on ne peut compter que sur l'hydraulique de retenue et le thermique à flamme. L'éolien (et dans une moindre mesure le solaire) aggrave les émissions de CO² par son intermittence imprévisible à long terme.
4 - les investissements dans les ENR sont aujourd'hui largement subventionnés et ceci depuis des années notamment par le biais du prix de rachat.
5 - le scénario de Greenpeace est irréaliste. Pour preuve, aucun des gouvernements de cette planète ne l'envisage dans sa politique énergétique. En France, le simple fait de parler de "taxe carbone" soulève une levée de boucliers alors que tout le monde admet que cela éviterait de voir, par exemple, les ventes de 4X4 augmenter chaque année.

Comme vous le constatez, il reste du chemin à faire pour diminuer nos émissions de GES mais nos voisins européens sont confrontés à un challenge bien supérieur parce que justement, ils n'ont pas notre parc nucléaire...

Quand l'EPR entrera en service, les choses risquent bien d'évoluer.


M.MARTIN

M. MARTIN | 21 décembre 2007 à 14h56
 
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C'est faux !

Documentez-vous un peu plus sérieusement...

C'est vrai : le Grenelle de l'environnement n'avait pas pour but de remettre en cause le choix du nucléaire. Et c'est regrettable et montre bien l'impact des lobbies nucléaires au niveau de notre gouvernement. Je rappelle au passage que notre président passe son temps à l'étranger à jouer les commerciaux aux frais de l'Etat pour le bien des entreprises nucléaires.
Les EnR ne sont pas du tout subventionnées à hauteur du nucléaire, qui pompe tous les fonds de recherche.

En ce qui concerne la soit-disant "irréaliste" étude de Greenpeace, cette étude n'est pas de Greenpeace mais du Département d’analyse des systèmes et d’évaluation des technologies (Institut de thermodynamique technique)
du Centre aérospatial allemand. Et le fait qu'elle ne soit pas adoptée par nos politiques, prouve surtout l'emprise des lobbies sur la question énergétique.

Je vous invite aussi à lire cet article :
http://pourunmondedurable.blogspot.com/2007/10/100-dlectricit-renouvelable-en-france.html
Je cite notamment :
"Contrairement aux orientations prisent par le gouvernement Sarkozy de continuer de développer la filière de production d'électricité nucléaire (précieuse pour son ami Bouygues...), des entreprises allemandes ont prouvées qu'il était désormais possible d'alimenter un pays entier uniquement à partir d'énergies renouvelables."

Bonne lecture

Nicolas NAUD.

niconaud | 15 février 2008 à 17h04
 
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Ralentir les emissions

Quelque soit l'appartenance de l'étude (Greenpeace l'a reprise), elle est jugée "irréaliste" par les gouvernements. Preuve en est : aucun d'entre eux n'a axé sa politique de l'énergie sur de telles directives. Même l'Allemagne ralentit son développement éolien et le Danemark l'a plafonné à 30 % pour éviter d'être confronté à de sérieuses perturbations sur son réseau.

Dans ces 2 pays, le charbon et le gaz assurent la majeure partie de la fourniture électrique.

Lisez donc les bons rapports avant de vouloir donner des leçons d'informations.

M. MARTIN

M. MARTIN | 18 février 2008 à 17h51
 
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