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Le CNPN et NKM divisés sur le caractère ambitieux du futur parc des Calanques

La CNPN a rendu un avis critique sur certaines concessions liées au périmètre du futur parc des Calanques. Des concessions accordées afin de mettre un terme à 10 ans de négociation et finaliser le projet d'ici la fin de l'année, selon NKM.

Biodiversité  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
   
Le CNPN et NKM divisés sur le caractère ambitieux du futur parc des Calanques
   

Un avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), dont l'AFP a eu copie le 21 avril, critique le "manque d'ambition" du projet du parc national des Calanques. Selon le Comité rattaché au ministère, le projet est en-deça des attentes d'un parc national et il risque d'abaisser les standards des futurs parcs.

Le CNPN déplore en particulier la réduction importante de la zone coeur terrestre et maritime, la faiblesse des propositions des zones de non-prélèvement où toute forme de pêche professionnelle ou de loisirs doit être interdite, et la banalisation de l'activité de chasse en coeur de parc national.

Un zonage peu ambitieux

En février, le Groupement d'intérêt public (GIP) a adopté une deuxième version du pré-projet de la charte du parc stipulant que le périmètre soit composé d'un cœur terrestre de plus de 8.400 hectares, dont 420 de réserve intégrale, et un cœur marin de plus de 42.000 hectares, dont 10,7% sont interdits à la pêche.

Pour sa part, la CNPN estime que la zone interdite à la pêche devrait couvrir 20% du cœur marin. De même, elle propose de réintroduire l'archipel du Frioul dans le périmètre du futur parc. Cet archipel était présenté à l'origine comme un véritable condensé du parc national en raison de ses enjeux culturels, paysagers et de biodiversité, mais il n'avait été retenu dans le projet sous la pression des professionnels du nautisme et des plaisanciers.

Enfin, le CNPN critique aussi l'organisation du GIP et le sureffectif du conseil d'administration ainsi que la sous-représentation des compétences nationales et des associations de protection de l'environnement.

Selon l'AFP, Jean-Marie Lafond, le directeur du GIP, considère que certaines conclusions du Conseil sont "sévères." Il estime néanmoins que le rapport devrait faire évoluer le projet avant qu'il ne soit soumis à l'enquête publique. Une enquête publique qui ne devrait pas débuter cet été, comme prévu initialement, étant donnée "la communication tardive de ces recommandations par le CNPN." Quant à l'ouverture du parc, annoncée pour la fin de l'année 2011, elle devrait elle aussi être reculée.

Trouver le bon équilibre entre environnement et acceptabilité

Le 23 avril, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, réagissait et estimait dans un entretien accordé au quotidien La Provence, que "le parc des Calanques ne sera pas un parc au rabais."

S'agissant de l'avis du CNPN, elle indique que  les arguments avancés au sujet de la biodiversité marine lui "paraissent […] incontestables." Néanmoins, elle appelle les parties prenantes à "trouver le bon équilibre entre les exigences environnementales et l'acceptabilité du projet par une population sans laquelle rien ne se fera." Un appel au compromis qui doit répondre à sa "préoccupation" de voir aboutir le projet d'ici la fin de l'année.

Concernant les îles du Frioul, elle donne raison au GIP qui a exclu l'archipel du périmètre, rejetant ainsi les critiques de ses services. Elle juge que l'archipel "bénéficie depuis longtemps de mesures de protections ad hoc qui permettent d'empêcher que l'on dégrade son environnement" et que "le seul vrai danger ne serait pas que le Frioul soit sorti du coeur de parc, mais qu'il n'y ait pas de parc du tout et que le site finisse par se dégrader irrémédiablement". Il s'agit là d'une "hypothèse" qu'elle "veut écarter."

"On ne s'affranchira pas des règles fondamentales des parcs", certifie Nathalie Kosciusko-Morizet ajoutant qu'"on pourra en revanche les adapter à cette réalité, dans la mesure où un parc, dont le site est déjà très fréquenté, avec des usages très ancrés, doit nécessairement en tenir compte dans sa définition."

"C'est ce qui a été fait" indique la ministre qui assume le compromis actuel : "si ma préoccupation était exclusivement liée à la préservation de l'environnement, le périmètre et la nature même du parc des calanques auraient été très différents." C'est notamment le cas pour l'exclusion des îles du Frioul du périmètre du parc et pour les zones de non-pêche qui ont été négociées avec les pêcheurs.

Cependant, ces arbitrages pourraient évoluer, en particulier pour les zones de non-pêche. "C'est certainement trop peu et il faudra augmenter ces surfaces", estime-t-elle ajoutant qu'"aller au-delà de 10% [lui] semble important."

Enfin elle indique être "plus que jamais" déterminée à créer le parc avant la fin de l'année. "Les délais sont serrés", admet-elle ajoutant cependant que "nous pouvons les tenir et c'est l'intérêt de tous."

Réactions2 réactions à cet article

 

comment prend on en compte le fait que les calanque sont assujettie à une pollution permanente
Fos et le Mistral qui rabat cette pollution en sont la cause
voir les relevées des différentes zones du département
il est un peut simpliste d'interdire toute activité dans une zone que l'on s'acharne par ailleurs à salir

cachou | 28 avril 2011 à 09h27
 
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Quand on s'interesse un peu au projet, on se rend compte qu'il n'a jamais été question d'interdire les activités: lire ce document qui fait le point sur le projet "objectif parc":
http://www.gipcalanques.fr/racine/accueil/pratique_et_utile/lettre_d_information_objectif_parc

Les Calanques sont même assujeti aux rejets de Cortiou, mais sans le Parc, je pense qu'aucune action ne sera réalisé pour diminuer voir arrêter les rejets !!!!!!!!!

edouard | 28 avril 2011 à 11h01
 
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