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PCB : l'Anses confirme les restrictions pour le Bassin Adour-Garonne

L'Anses a réactualisé ses recommandations concernant la commercialisation et la consommation de poissons dans le Bassin Adour-Garonne. Les zones les plus critiques pour les anguilles restent l'aval de la Garonne, l'Ariège et le Gave de Pau.

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
PCB : l'Anses confirme les restrictions pour le Bassin Adour-Garonne

L'anguille, la brème, la carpe ou le barbeau : les pêcheurs du Bassin Adour-Garonne et amateurs de poissons devront encore patienter avant de pouvoir se régaler. Elles restent en effet des espèces dont la commercialisation et la consommation sont conditionnées par le lieu de la prise et le poids des animaux. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Anses) vient de publier les dernières données de son avis sanitaire concernant la contamination aux polychlorobiphényles (PCB) des poissons.

Depuis 2008, l'Office national de l'eau et milieux aquatiques (Onema) et l'Anses mènent des plans nationaux d'échantillonnage en milieux aquatiques pour éviter la consommation d'animaux qui présentent de grandes concentrations de ce polluant.

107 sites français particulièrement contaminés

Leur attention se focalise sur 107 sites français particulièrement contaminés, c'est-à-dire ceux dont les concentrations en PCB des sédiments sont supérieures à 141 nano grammes par gramme de matière sèche (ng/g MS) ou ceux dont les concentrations sont supérieures à 10 ng/g et situés en aval des agglomérations ou de sites industriels importants). Ces sites sont situés dans les bassins de Seine-Normandie (31 sites), Rhône-Méditerranée (31), Artois-Picardie (28), Loire-Bretagne (11), Rhin-Meuse (5) et Adour-Garonne (1).

Concernant plus spécifiquement ce dernier bassin, l'Anses a déjà rendu deux avis en mars 2010 puis mai 2011. Il recommandait notamment des analyses supplémentaires pour l'anguille dans la Garonne et la Dordogne.

Pour cette campagne, l'Anses s'est penchée sur les teneurs en dioxines, furanes, PCB de type dioxine et PCB de type non dioxine des poissons en tenant compte des limites réglementaires européennes établies à partir du 1er janvier 2012.

Pour les anguilles, le groupe d'expertise collective d'urgence (GECU) de l'Anses a estimé préférable la non commercialisation et la non consommation des prises réalisées en l'aval de la Garonne, de l'Ariège et du Gave de Pau. En revanche, celles-ci sont autorisées à partir d'un seuil de poids dans d'autres lieux : 1 kg pour des poissons pêchés en l'amont de la Garonne, 400 g pour une prise dans la Charente, 350 g dans l'Hers, 300 g dans la Dordogne et l'Isle, le canal de la Garonne et la Gironde, et 200 g dans l'aval de l'Adour. Pour l'Hers, des prélèvements supplémentaires s'avèrent toutefois nécessaires pour confirmer cette limite.

Concernant les espèces fortement bio accumulatrices, comme la brème, la carpe ou le barbeau, l'Anses estime nécessaire de restreindre la commercialisation et la consommation des poissons en dessous de 850 g pour des prises réalisées dans l'Hers, 1,5 kg dans la Dordogne et l'Isle, 500 g dans le Gave de Pau sous réserve de prélèvements supplémentaires.

Nouveaux prélèvements sur les crevettes et les aloses feintes

Pour les espèces estuariennes, de nouveaux prélèvements ont été effectués lors de cette campagne pour les crevettes et les aloses feintes (pour l'espèce alosa fallaxla seule présente dans l'estuaire de la Gironde ainsi que dans la Dordogne et la Garonne).

"Compte tenu de l'absence d'homogénéité des données pour les aloses feintes, les secteurs de prélèvements retenus pour l'analyse statistique sont : la Gironde sur le Port de Lamarque, la Garonne et la Dordogne", estime l'Anses.

L'agence recommande de ne pas commercialiser ou consommer les aloses feintes en Dordogne et en Garonne. Elle n'émet en revanche aucune restriction pour les poissons prélevés sur le site du Port de Lamarque (Gironde) et dépassant la taille de 400 mm. Pour le site de Porge Lacanau, la limite pourrait être de 520 mm après confirmation par des prélèvements supplémentaires. Les crevettes prélevées dans la Gironde sont conformes aux limites réglementaires.

Enfin, les concentrations en polluants pour les mulets ne dépassent pas les seuils sur des sites comme la Charente, la Dordogne et en aval de la Garonne.

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