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Actu-Environnement

Les initiatives locales pour lutter contre la pollution automobile se multiplient en Europe

Avec l'entrée en vigueur d'un péage urbain à Milan et d'une éco-pastille à Berlin, Cologne et Hanovre, l'année 2008 commence sous le signe de la lutte contre la pollution automobile urbaine. À chaque ville sa solution.

Transport  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Confrontées à une pollution par les particules fines et les oxydes d'azote (NOx) ou encore par l'Ozone et les Composés organiques volatiles (COV), les agglomérations européennes cherchent de plus en plus à limiter la circulation dans leur centre-ville. Développement des transports en commun, réaménagement de l'espace urbain, péage ou encore limitation des vitesses de circulation, plusieurs options s'offrent à elles. Les villes de Berlin, Cologne et Hanovre ont opté depuis le 1er janvier 2008, pour un accès restreint de leur centre-ville aux véhicules les moins polluants. Un système de vignette a été mis en place permettant d'identifier les véhicules selon trois couleurs (rouge, jaune et vert) en fonction de leurs émissions. Les véhicules jugés vraiment trop polluants ne peuvent pas obtenir l'une de ces vignettes et sont donc automatiquement interdits d'accès. Cela concerne les voitures, camions ou bus équipés d'un moteur essence ne disposant pas de pot catalytique ou fonctionnant avec un moteur diesel répondant tout au plus aux exigences de la norme Euro 1. Les véhicules diesel avec filtre à particule qui répondent aux exigences des normes Euro 1 ou Euro 2 peuvent arborer une pastille rouge et ceux satisfaisant aux normes Euro 3, une jaune. Ces pastilles rouges et jaunes subissent quelques restrictions de circulation dans les « zones écologiques » mais autorisent globalement l'accès au centre-ville. Les conducteurs des véhicules diesel les moins nocifs (Euro 4), tout comme ceux des véhicules à essence respectant les normes Euro 1 à 4, doivent acheter une pastille verte qui leur permet de circuler partout librement.
Cette classification des véhicules par code couleur a été définie au niveau national par le gouvernement allemand en 2007 mais les villes ont la latitude de définir les « zones écologiques » et leurs conditions d'accès. Berlin par exemple a déjà prévu de renforcer ces conditions en 2010, date à laquelle seuls les véhicules à pastille verte seront autorisés à rouler dans les « zones écologiques ». Pour l'instant trois villes ont déjà mis en service ce dispositif mais d'autres prévoient de le faire en mars 2008 et en 2010.

À l'instar de Londres et de Stockholm, la ville de Milan a choisi de son côté de mettre en place un péage urbain baptisé Ecopass qui est entré en fonction le 2 janvier. Les véhicules répondant aux exigences des normes Euro 3 et 4 sont exonérés de péage tandis que les véhicules plus anciens, ainsi que les poids lourds, doivent désormais payer pour accéder au centre-ville. Les véhicules essence Euro 0 et les véhicules diesel Euro 1 sont totalement exclus du périmètre du péage. Les caméras de surveillance placées aux 43 points d'accès au centre-ville vérifient de 7h30 à 19h30, du lundi au vendredi, que les conducteurs ont bien payé un abonnement quotidien (2 à 10 €) ou annuel (50 à 250 €). Avec ce dispositif, la ville de Milan espère réduire le trafic de 10% et la pollution atmosphérique particulaire de 30%. En 2007, les valeurs réglementaires journalières de particules fines PM10 ont été dépassées 132 fois à Milan. Le maire de la ville Letizia Moratti mise donc sur Ecopass pour éviter de nouveaux dépassements en 2008 et garantir une meilleure qualité de l'air aux habitants. Les résultats des premières journées ont, semble-t-il, satisfait la mairie puisque quelque 6.300 véhicules soit 10% des voitures entrées dans la ville appartenaient aux catégories considérées comme polluantes et étaient munies du ticket « Ecopass ». Mais ce péage est pour le moment au stade de l'expérimentation et la mairie semble consciente que l'efficacité de la méthode ne pourra être évaluée qu'au bout d'un an de fonctionnement. En attendant, la ville entend investir l'argent provenant de ces péages dans les transports en commun.

En France, il n'est pas encore question d'instaurer des péages urbains ou des restrictions à l'échelle de celles mises en œuvre en Allemagne même si l'idée a été proposée par les groupes de travail du Grenelle de l'Environnement. La prise en compte de la pollution automobile est plus axée sur les émissions de CO2 à travers le dispositif de bonus-malus mis en place dernièrement et se traduit localement par des réaménagements urbains favorisant les circulations douces et les transports en communs ou la création d'éco-quartiers où la voiture est exclue. Des solutions de toute évidence moins drastiques…

Réactions6 réactions à cet article

 
Et pourquoi pas en France?

La création de zones de circulation ( ou de non circulation, comme on voudra ) appelées zones écologiques en Allemagne, pour certaines villes, est une bonne nouvelle, car enfin est acté le fait que la voiture est nuisible à la santé.... mais alors que dire des quartiers périphériques de ces villes, qui doivent eux continuer à subir des flux automobiles importants, y compris les flux détournés du centre ville ? ( Il faut prendre en compte en quoi de telles politiques relèguent un peu plus hors " la ville accetable" les quartiers périphériques, déjà saturés de pollutions auto.)
D'autre part, ceci valorise, y compris du point de vue financier ( non dit de l'opération?) les intérêts des centres ville. Pourquoi la France apparaît du même coup en retard d'une mesure écologique ( malgré la grand messe du grenelle!)? ... ne cherchez pas plus loin, la politique mise en oeuvre en Allemagne met la flotte automobile diésel à une place insupportable pour les lobbys autos français, constructeurs et conducteurs compris, .... ainsi ma super 5 de 1994 catalysée efficacement serait admise dans ces centres ville là où les 2/3 des diésels circulant seraient dissuadés de passer. ....Quant à mon vélo: circuler dans les coeurs historiques des villes, sans stress et moindre pollution, quel bonheur !

Cyclopède.

Cyclopède | 10 janvier 2008 à 08h22
 
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carburant

Bonjour à tous,

Une question que je me pose: faut'il lutter contre la voiture (devenue indispensable pour beaucoup) ou lui donner autre chose à manger que des dérivés du pétrole?

Salutations

Patcho

Patcho | 10 janvier 2008 à 08h46
 
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Un début de bonne ID

Un péage "oui" mais pas un péage qui favorise la pollution des "riches" pouvant s'acheter une grosse cylindrée aux normes les plus récentes.
- Un seuil de consommation du véhicule devrait permettre l'accès aux villes pour que ts soient sur le même pied d'égalité .
- Aucun véhicule de plus de 30000€, pouvant dépasser les 170 km/h et ne favorisant pas les technologies propres comme l'hybride électrique (surtt exclure les fonctionnement aux agro-carburants) ne devraient avoir accès aux villes.

Jérôme | 10 janvier 2008 à 10h07
 
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Re:carburant

Par exemple, de l'air comprimé ?
Cette voiture annoncée pour l'année à venir parait prometteuse, sur le papier.

MM

MM | 11 janvier 2008 à 12h38
 
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Re:Re:carburant

Et l'air, on le comprime par l'opération du Saint-Esprit?

plop | 05 septembre 2008 à 13h53
 
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demande de renseignements

bonjour je travail dans le secteur automobile la societe pour laquel je travail pollue le sol avec de l huile moteur usager a cause d instalation non prevue a cette effect (trop vielle)et les egouts avec des dechets type (liquide de refroidissement parfois melanger avec du liquide de frein ou du carburant je voudrait la faire inspecter sans que cela me retombe dessus comment puis-je faire et qui contacter merci a tous

rott1213 | 04 août 2010 à 20h44
 
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