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Actu-Environnement

Des candidats aux législatives dénoncent un permis minier dans les Côtes d'Armor

Biodiversité  |    |  Mathilde BouchardonActu-Environnement.com

La société australienne Variscan Mines détient, depuis novembre 2014, un permis exclusif d'exploration minière dans les Côtes d'Armor (appelé PERM Merléac) pour cinq ans sur une superficie de 411 km2 afin d'y rechercher du cuivre, du zinc, du plomb, de l'or et des substances connexes. Les tensions autour de ce dossier ne sont pas nouvelles : une contestation citoyenne, portée par l'association "Vigil Oust Merléac", s'est mise en place il y a un an et demi pour contester le permis.

C'est dans le contexte des élections législatives que ce dossier arrive véritablement sur le devant de la scène. Le 1er juin, six candidats de la 3ème circonscription des Côtes-d'Armor ont adressé une lettre ouverte aux ministres Nicolas Hulot et Bruno Le Maire. Dans cette lettre, ils se disent fermement opposés au projet de recherche minière : "il conviendra de vous assurer auprès de la préfecture des Côtes-d'Armor que les travaux de forage ne démarrent pas. Enfin, inévitablement, il faudra abroger le PERM Merléac". Ils se prononcent plus largement pour une réforme du code minier.

Si les ministres n'ont pas encore répondu à cette lettre ouverte, le dossier Merléac a connu un nouveau rebondissement ce même 1er juin. Le député Marc Le Fur, qui avait demandé en mai à Nicolas Hulot une étude d'impact sur les conséquences des forages que prévoit de faire Variscan, dit avoir reçu un appel téléphonique du ministre. Ce dernier aurait promis de lancer une étude d'impact dont le périmètre n'est pas connu pour l'instant. Selon l'association "Vigil Oust Merléac", contactée par Actu-environnement, cette étude d'impact ne concernera probablement que les trois sites de forages pour lesquels Variscan est en attente d'une autorisation préfectorale, soit 1 km² sur une surface de recherche de 411 km². Pour Lucie Guillo, l'une des co-présidents de l'association, "demander une simple étude d'impact sur les forages, c'est partir du principe que les titres miniers sont valables". Elle aurait souhaité, à la place, une étude environnementale poussée sur toute la surface du permis accordé à Variscan.

Réactions1 réaction à cet article

 

Au titre du décret du 11 août 2016 modifiant les règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes, ces forages relèvent d'une "étude d'impact" au cas par cas, ce qu'a décidé le ministre en charge de l'environnement, N. Hulot. Cela permet d'apprécier les impacts de tels travaux et peut venir à l'appui d'une éventuelle annulation du permis de recherches contesté.

mangouste | 07 juin 2017 à 19h13
 
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