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Pesticides : le rapport caché

Agroécologie  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Que contient le rapport sur la fiscalité des produits phytosanitaires rédigé par des hauts fonctionnaires et remis en juillet 2013 au Gouvernement ? Sept mois après cette remise, l'un de ses auteurs nous précise qu'"il n'est pas public à ce stade".

L'explication de ce refus de publication pourrait venir des chiffres alarmants qu'il contient. La synthèse de ce rapport, présentée devant le Comité de la fiscalité écologique (CFE) le 13 février dernier, concluait à la nécessité de créer des certificats d'économie de produits phytosanitaires (CEPP) afin de faire baisser l'usage agricole des pesticides. Alors que le plan Ecophyto prévoyait une réduction de moitié de leur utilisation d'ici 2018, celle-ci n'a en fait pas baissé d'un iota sur la période 2009-2012.

   
   
Contamination quasi-généralisée des cours d'eau

Le ministère de l'Ecologie a par ailleurs divulgué au cours de l'été 2013 une carte préoccupante relative à la concentration moyenne en pesticides dans les cours d'eau. "La contamination des cours d'eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par des herbicides en métropole et des insecticides en outre-mer. Les secteurs aux teneurs les plus fortes correspondent aux zones de grande culture céréalière, maraîchère ou viticole : nord de la France, bassin parisien, Sud-Ouest, amont du Rhône, Martinique", relevait le ministère.

La situation des eaux souterraines était moins alarmante, même si le ministère constatait "une large présence des produits de dégradation des pesticides".

Réactions16 réactions à cet article

 

On nous présente une carte avec "des teneurs en pesticides" . Est-ce une information exploitable? NON pour la bonne raison que 1°la nature exacte des molécules n'est pas précisée 2° Depuis qu'il existe des phytosanitaires a ULTRA BAS DOSAGE (genre 250mL /hectare ou encore moins) on ne peut plus raisonner grossièrement en teneur globale (globale de quoi??) dans l'eau. Il faut changer complétement la méthode et surtout cesser avec ces fameuses "teneurs globales en pesticides" dont on ne peut rien faire: les produits a ultra bas dosage sont aussi efficaces (=dangereux) que les produits précédents.

ami9327 | 19 février 2014 à 18h22
 
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Et ce ne sont pas spécialement les agriculteurs qui sont responsables.
Selon cette étude le phyto le plus retrouvé n'est autre que le ... Roundup ! et son produit de dégradation.
Je dis ça car avant de s'en prendre aux agriculteurs (qui ont une part de responsabilité), il est bon de voir la quantité de phyto déversés par les Français dans leur jardin. En ce sens la lois visant l'interdiction de vente au particulier des pesticides est une bonne avancée.

Par ailleurs, il n'y a pas de donnée sur la Guyane mais ce département Français connait d'autre type de pollution comme la pollution très lourde au mercure, fruit de l'orpaillage clandestin.

Terra | 20 février 2014 à 08h21
 
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Bonjour, encore et toujours le même message alarmiste ! et toujours contre les agriculteurs (je ne suis pas agriculteur) ! Les agriculteurs paient une taxe (redevance pour pollution diffuse) sur leurs produits destinés à protéger leurs cultures; cette taxe, variable de 5,10 € à 0,90 € par kg de s. a. va directement aux agences de l'eau. Il n'y a pas de contrôle à ce niveau pour savoir si cet argent va bien à l'amélioration de l'eau ! d'ailleurs, le gouvernement aimerait bien pouvoir rapatrier ces montants. De plus, pourquoi les agriculteurs seraient quasiment les seuls à payer cette redevance ? L'eutrophisation des eaux et la teneur en nitrates ne sont pas dues seulement aux agriculteurs. Les stations d'épuration, dans les secteurs ou les inondations ont perdurées plusieurs jours ou semaines, ont certainement très bien joué leur rôle (?) La saison des fraises bat son plein sur Alméria (Espagne) et nous aimons bien ses fraises si peu chères ! s'est-on préoccupé de la qualité de la nappe souterraine ? Allons, un peu d’honnêteté !

Marc | 20 février 2014 à 09h31
 
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Marc, le rapport parle des pesticides et pas des nitrates ou du problème d'eutrophisation. Par ailleurs, travaillant dans une collectivité bénéficiant souvent des subventions de l'agence de l'eau, je peux vous dire que si il y a bien un organisme qui donne encore de l'argent publique pour améliorer la qualité de l'eau c'est bien les agence de bassin ! DREAL, CG, CR... tous baissent leurs intervention si bien que les agences se retrouvent parfois seules à co-financer les travaux en cours d'eau.

Ensuite comme la dit Terra, les jardiniers amateurs sont gros consommateur de pesticides. Oui, mais au m²... car au final la profession agricole reste le premier consommateur. Et ce n'est pas les jardiniers qui pulvérisent à coté des cours d'eau et à qui ont a du imposer les bandes enherbées. L'interdiction de vente de pesticides aux particuliers va donc dans le bon sens et montre qu'on ne tape pas que sur les agriculteurs.

Enfin vous parlez d'une taxe payée sur les produits phyto... c'est la moindre des choses ! Car si on incluaient dans le prix des céréales les coût (supportés par la société) dû aux pollutions que cette production intensive induit, le bio ne serait plus si cher par rapport au conventionnel !!

Enfin, je rejoins Ami9327 : à ce stade, on ne connaît rien de la nature de la pollution (molécules). C'est autant significatif en terme d'éventuel danger que de chiffres globaux.

jujuniep | 20 février 2014 à 12h11
 
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Petite précision sur les Agences de l'Eau.

Elles sont certainement l'une des agence publique les mieux gérées. Leur conseil d'administration est composé d'industriel. Peut être une raison.

Leur financement est assuré par les redevances pour pollution de l'eau qu'elles perçoivent de TOUS les usagers de l'eau.
Ainsi la majeur partie de leur budget provient des usagers (vous et moi) lorsque nous nous acquittons de notre facture d'eau.

Il n'y a effectivement aucun contrôle de l'Etat. C'est pourquoi, normalement les agences de l'eau vont être absorbées par l'Etat.
Mais la finalité n'est pas tant le contrôle que la récupération d'un magot confortable : les sommes gérées par les agences de l'eau.

C'est dommage car les agences aident concrètement les collectivités et les industriels.
Je travail avec les deux et je peux vous dire que beaucoup de projets d’intérêt environnementaux sortent de terre grâce aux agences de l'eau permettant ainsi de réduire les pollution aquatiques.
Les STEP actuels en sont la preuve.
Pour en revenir à cette carte, il me semble l'avoir déja vu dans un ancien article d'AE. De mémoire les taux relevés sont inférieurs aux normes sauf pour la Martinique (cas connu du Chlordécone). Elle tend simplement à montrer que la pollution existe, que les pesticides sont persistants et qu'il y a tout intérêt à réduire leur usage.
Dans certaines sources d'eau potable souterraines, on retrouve des pesticides interdit depuis 20 ans ...

Terra | 20 février 2014 à 14h35
 
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en réponse à Terra: si on trouve des pesticides interdits depuis 20 ans dans la nappe d'eau souterraine, c'est parce que l'eau de ruissellement a mis 15 à 20 ans à traverser l'énorme couche de calcaire du Bassin Parisien avant d'arriver dans la nappe; si bien que les efforts faits par l'agriculture aujourd'hui n'auront d'effets que dans ... 15 à 20 ans !

boby | 20 février 2014 à 16h42
 
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A boby,

C'est bien ce que je voulais dire. ... Et je ne suis pas certain que cela s'améliore dans 20 ans, car bien que les pesticides ont été interdit, la consommation globale n'a fait qu'augmenter. Affaire à suivre donc.

Terra | 20 février 2014 à 17h00
 
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Terra, si un des principaux produit retrouvé est le Rondup, on ne peut lier ce fait à l'imprudence des jardiniers amateurs. Pendant des années le Rondup se ventait d'être bio-dégradable et malheureusement même moi je l'ai utilisé pour désherber mes allées. Merci à Monsanto de cette tromperie. Donc acte. Par contre, bien l'idée d'interdire les phyto pour les jardiniers amateurs, de même pour les municipalités. Pour les agriculteurs donnons des avantages à ceux qui réduisent fortement leur dépendance et surtout sanctionnons fortement les cas d'utilisation abusive de pesticide démontrés lors de contrôle.

Duport Claude | 20 février 2014 à 21h14
 
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.....Oui, mais au m²... car au final la profession agricole reste le premier consommateur....
Oui cela est bon de rappeler une évidence perdue de vue par certains !

L'agriculture française a un très violent impact sur la nature et la santé .
Depuis tant d'années que cela dure, même avec une importante diminution de l'emploi des pesticides dès maintenant, les eaux et sols resteront chargés en molécules issues des produits agricoles.

L'agro-écologie a encore beaucoup de chemin à parcourir du fait du conservatisme des agriculteurs !
Mais bon voilà encore des informations ( ce rapport caché sera bien un jour publié non ?) qui montrent si besoin était que la situation actuelle ne peut plus durer !

jms | 21 février 2014 à 08h51
 
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Attention aux idées reçues.
Le glyphosate (molécule active du Roundup)est très largement utilisé en agriculture. Il est souvent utilisé en désherbage avant les labours. il est même associé à certaines cultures OGM.

avis | 21 février 2014 à 12h39
 
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Il est intéressant de voir que dès qu'un problème surgit, on se précipite tous pour refiler la responsabilité à quelqu'un (d'autre). En période de crise économique à rallonge, les coupables désignés sont le gouvernement, les banquiers, les tradeurs... Pas une seule fois n'est évoqué Rothschild et Rockfeller...
Pour ce qui est des pollutions, NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES, y compris tous les consommateurs qui achètent à outrance, gaspillent à outrance, ceux-là même qui font des "chichis" parce que le fruit est trop petit, pas assez mûr ou légèrement abimé. Les supermarchés sont obligés de faire une sélection drastique des produits auprès des producteurs pour assurer les ventes et satisfaire les consommateurs exigeants que nous sommes. Du coup les agriculteurs, s'ils veulent vendre leurs produits, sont condamnés à produire le plus vite possible des produits les plus beau possibles. Les politiques agricoles insistent désormais sur la nécessité de produire à grande échelle et donc d'utiliser les produits phyto et la mécanisation (révolution "verte"). Les industriels et lobbys sont également là pour imposer leurs politiques et mettre la pression sur les gouvernements. Personne n'a d'ailleurs craché sur Monsanto alors que c'est cette boite qui fabrique le Round'Up que vous mentionnez, la publicité est également un vecteur important...
En dehors des faits alarmants de l'article, rejeter sa responsabilité ne résoudra pas le problèmes, c'est nos comportements qui sont à changer.

Zugzwang | 21 février 2014 à 13h13
 
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le glyphosate ( plus connu sous sa marque commerciale "round up " est hyper utilisé par les agriculteurs pour " nettoyer" avant semis...par exemple pour enlever les moutardes qu'ils ont semé après leur récolte pour couvrir la terre selon la " directive nitrate".....ne pas penser que les jardiniers du dimanche sont les plus gros responsables..
et, si les maïs resistants OGM sont semés cette année ....ils seront pulvérisés au glyphosate à haute dose..

mamapasta | 21 février 2014 à 18h42
 
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Totalement d'accord avec Zugzwang. Tous acteurs, tous responsables. Le consommateur doit aussi changer ses habitudes (c'est en route). Acheter directement au producteurs locaux des produits de saison issu de l'agrobiologie. Ne plus acheter en grande surface autant que possible. Se cantonner aux produits de première nécessité (légumes, fruits, beurre, farine, yaourts natures, œufs, huile d'olive etc) et laisser tomber les aliments superflus pour les petits budgets (nutella, chips, bonbons, yaourts fantaisie, desserts lactés, biscuits divers etc). Sur mon marché il y a des producteurs locaux en agrobiologie qui font des jus de pomme, des yaourts, des fromages blanc, du beurre, et des confitures délicieuses. Les grandes surfaces qui essaient de se faire un maximum de marges sont aussi à mettre en cause. Il faut complétement changer nos comportements. Replacer l'alimentation en priorité numéro 1. Les produits de mes maraîchers en agrobiologie sont beaux et bons. Ils ont des variété de pommes délicieuses qu'on ne trouve pas en grandes surfaces (Cox Orange, Rubinette, Jubilé, Patte de Loup, Reinette Grise, Pitchounette, Topaz, Belle de Boskop, Belle Reine etc...) Et c'est pareil pour les légumes ! Le pain c'est aussi le nerf de la guerre puisque les grandes cultures céréalières sont très incriminées. Acheter du pain bio fait avec une farine française issue de différentes céréales afin d'encourager la diversité : épeautre, seigle, lin, châtaigne.

Fight | 22 février 2014 à 00h06
 
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Le rapport est particulièrement intéressant car il dresse un constat que l'on ne possédait pas vraiment avant. celà ne veux pas dire qu'il est à diffuser en l'état à n'importe qui quand on a pas les clés pour l'analyser.
Il ne reflète que ce que l'on savait ou redoutait depuis très longtemps.
Il est à noter plusieurs faits parmi tant d'autres:
L'élimination de l'usage de plus des 3/4 de la pharmacopée il y a plus de 10 ans avec l'interdiction et la disparition en france de tous les produits les plus "dégueulasses", et l'utilisation restreinte des pesticides aux cultures et les usages auxquels ils sont destiné
Un des effets non voulu a été l'usage massif du roundup qui s'est retrouvé seul puisqu'il n'avait pas d'équivalent et était un des "moins sales"
Le plan écophyto est à peine en train d'être mis en place, L'interdiction des phytos en domaine public viens d'être signée ainsi que l'interdiction d'usage et de détention par les particuliers; la restriction énorme en espaces verts induite par les certifications...
ça avance!!!

Paulux | 22 février 2014 à 10h55
 
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la présence sans nom de molécules et sans dosage ne signifie pas grand chose. De plus il peut y avoir aussi des molécules d'origine domestique ET LA Santée Publique, surtout insecticides. EX. lutte contre les moustiques et les poux.

agravo | 23 février 2014 à 15h44
 
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Pour l' agence de l' eau Seine Normandie la qualité écologique des cours d ' eau s ' améliore : http://www.eau-seine-normandie.fr/fileadmin/mediatheque/Dossier_partage/INSTITUTIONNEL/10_eme_programme/Fiches_etat_lieux/Fiche_1_Une_progression_generale_vers_le_bon_etat_des_eaux.pdf
tendance qui se dessine aussi sur les eaux souterraines !...

balxha | 15 juin 2014 à 15h17
 
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