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SOeS : progression du photovoltaïque et de l'éolien en 2010

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Selon le service de l'observation et des statistiques (SOeS), plus de 1.100 MW de puissance éolienne et 719 MW de puissance photovoltaïque ont été installés en 2010.

En un an, le parc éolien s'est doté de 1.108 MW, une progression du même ordre que celle des deux années précédentes (1.044 MW en 2008 et 1.095 MW en 2009). Fin 2010, le parc total a donc atteint près de 5.750 MW, dont 848 MW en Champagne-Ardenne. La répartition sur le territoire est inégale : plus de 90 % des puissances nouvellement raccordées sont situées dans neuf régions, dont 64 % dans trois d'entre elles : Champagne-Ardenne, Bretagne et Pays de la Loire.

La production éolienne s'est élevée en 2010 à 9,4 TWh, soit près de 1,8 TWh de plus qu'en 2009 (+ 24 %). La part de l'éolien dans la consommation électrique nationale s'établit désormais à 1,8 % contre 1,5 % en 2009.

La puissance photovoltaïque a triplé depuis fin 2009, avec 719 MW raccordés. Le parc installé dépasse désormais les 1.000 MW. Quatre régions totalisent près de la moitié de la puissance raccordée : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Pays de la Loire, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon. Les DOM ont connu une croissance un peu moins soutenue, mais leur part demeure importante (15 % de la puissance totale).

En métropole, le parc des installations de puissance supérieure à 3 kW a été multiplié par 4 en puissance en 2010, avec près de 13.000 installations pour une puissance de 509 MW. Parmi elles, 92 installations ont une puissance supérieure à 250 kW, contre 24 installations fin 2009.

Réactions5 réactions à cet article

 

Patrimoine en danger.
lmplantation de ZDE à proximité immédiate d'un joyau de l'architecture Romane du XIIème siècle, la Collégiale St Pierre à Le Dorat, Haute vienne.
Plusieurs permis de construire ont été déposés en vue de la construction de 28 aérogénérateurs de 145 mètres de haut en Basse-Marche dans le Limousin. Certains d'entre eux seraient implantés dans des cônes de visibilité avec la Collégiale du Dorat.
Cette affaire présente un double aspect : le patrimoine paysager de Limousin a été jusqu'ici largement préservé. Il présente une grande qualité. On s'apprête à l'abimer en construisant ces engins dont l'utilité est, de plus, contesté puisque le tribunal administratif a annulé les arrêtés de création des ZDE précisément "pour potentiel éolien insuffisamment démontré".
Mais, surtout, la collégiale du Dorat fait parti des plus insignes parmi les édifices de l'art Roman. Elle est connue dans le monde entier par tous les spécialistes de cette période.
Le respect scrupuleux de l'ensemble de ses cônes de vue devrait apparaître comme une évidence. Apparemment, ce n'est pas le cas. Au bénéfice de profits immédiat et à courte vue, on s'apprête à porter un préjudice irréparable à un édifice majeur de notre patrimoine.
De même que nous n'acceptons pas que des éoliennes soient construites dans les cônes de visibilité du Mont St Michel, nous trouvons inacceptable que les vues sur la flèche et l'ange du Dorat soient polluées par la présence d'éoliennes

Tireman | 25 février 2011 à 12h58
 
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L'énergie éolienne commence à ne plus être negligeable, 1,8%, Mais on oublie un point essentiel, avec un facteur de charge réel d'environ 23% en France continentale elle demande d'installer une puissance au moins équivalente en energie fossile car en dehors des barrages -insufisants- nous ne savons pas stocker l'énergie electrique a un cout acceptable. Il faut donc developper essentiellement l'éolienne off shore qui a un facteur de charge biern plus important et cela evitera le saccage d'une partie de notre patrimoine. Pousser aussi les etudes et recherches sur le stockage de l'énergie.
Quand au soleil photovoltaique il ne faut pas considerer la puissance installée mais l'énergie fournie : compte tenu d'un facteur de charge annuel en France 15% faible et du manque d'energie en hiver. Le total de l'énergie solaire photovoltaique represente environ 0,25% de la production électrique en France. Est ce bien serieux de de faire un tel lobying pour le photovoltaique. Si chacun, chacune, et les organisation collectives, faisaient le moinde effort ^pour les economies d'énergie on reduirait notre consommation d'une quantité infiniment superieure a ce malheureux 0,25%.

fleurent | 02 mars 2011 à 11h46
 
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Pour répondre à fleurent, raisonner sur le seul chiffre de 23% de facteur de charge est insuffisant ; l'étendu spatiale des parcs sur toutes les régions de la France (et bientôt au large des côtes), permet d'équilibrer la production nationale quotidienne (s'il n'y a pas de vent sur une région, il y en probablement sur une autre, c'est l'intérêt du foisonnement des parcs) ; en outre on verra bientôt apparaitre un réseau électrique qui connectera les parcs (offshores principalement mais aussi onshore) européens, ce qui augmentera encore le foisonnement. Ceci dit vous avez raison sur le fait qu'il faille aussi agir sur les économies d'énergie ; la mise en place de systèmes de réseaux intelligents aidera à cette économie d'énergie .
cordialement

nateol | 03 mars 2011 à 13h42
 
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@ Nateol et fleurent.
Pour mémoire, en se basant sur la consommation de la France en 2008, l'implantation nécessaire en éoliennes pour couvrir les besoins devrait être de 4 à 11 à l'hectare (en fonction de leur puissance) sur l'intégralité du territoire... Plus, bien sûr, les sources de production thermiques, indispensables en cas de "panne de vent".
La France ne serait plus qu'un immense ventilateur.
D'autres sources d'énergie existent, qui n'ont pas cet aspect invasif.
Maintenant, la meilleures des énergies, est celle que l'on ne consomme pas.
J'aimerais autant éviter la "France défigurée"...
Cordialement.

Tireman | 03 mars 2011 à 14h51
 
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Pour compléter ce qu’a écrit Nateol le raisonnement sur 23% est effectivement un peu simpliste. Réciproquement la compensation due au foisonnement reste probable mais pas certaine. Une étude d’un spécialiste allemand (Leonhard)analysant des accidents survenus en Europe pendant des anticyclones (perte par exemple d’une puissance de 20.000MW pendant plus de deux semaines) concluait a la nécessité absolue d’installer de très importants équipements de stockage. Aujourd’hui en dehors de l’hydraulique il n’y a pas de solution industrielle.
Le problème des réseaux n’est pas d’être intelligent : en Energie le traitement de l’information ne suffit pas il faut installer la capacité de transport, c’est un investissement matériel non négligeable, et si la distance dépasse quelques centaines de km il faut passer en continu, et c’est très couteux.
La solution des Smartgrids misant sur la décentralisation est a priori intéressante mais cette solution est, et restera, un rêve tant que nous ne disposerons pas d’équipement de stockage décentralisés.
Si on veut utiliser les énergies renouvelables du climat on bute toujours sur le même problème. Ce n’est pas demain mais probablement après demain que l’on saura stocker l’énergie électrique avec un rendement acceptable
Pour éviter le cancer des emissions de CO2 la solution n'est pas technique mais dans nos comportements. Saurons nous reduire nos consommations (donc notre pouvoir d'achats) sans en etre forcés par une catastrophe écologique.

fleurent | 04 mars 2011 à 00h04
 
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