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Actu-Environnement

Trois polluants de l'air modifient le placenta

Risques  |    |  M. Scharff

Par quels mécanismes la pollution de l'air affecte-t-elle l'enfant à naître pendant la grossesse ? C'est la question que s'est posée une équipe de recherche de l'Inserm et de l'université de Grenoble dans une étude (1) publiée le 7 mai 2024 dans le journal scientifique The Lancet Planetary Health. Elle conclut que l'exposition aux trois polluants aériens étudiés, NO2, PM10 et PM2,5, est associée à des modifications épigénétiques du placenta, c'est-à-dire des changements réversibles dans l'activité des gènes. Un tiers de ces modifications concerne des gènes impliqués dans le développement fœtal, poids et taille de naissance par exemple, d'autres influent sur des gènes du développement du système nerveux, du système immunitaire et du métabolisme.

Et cela, avec une différence genrée. Chez les filles, les altérations toucheraient surtout des gènes impliqués dans le développement du fœtus et la régulation du stress oxydatif, et ce pendant le premier semestre de la grossesse. Les garçons, de leur côté, seraient plus vulnérables vers la fin de la grossesse, au niveau des gènes du neurodéveloppement.

Pour quel impact ? « De prochaines études pourront investiguer si [ces] changements épigénétiques […] persistent après l'accouchement et comment ils pourraient influencer le développement durant l'enfance », complète Johanna Lepeule, une des autrices de l'étude, dans un communiqué. En outre, les résultats devront être vérifiés dans des populations d'autres régions géographiques et avec des profils génétiques différents.

1. Consulter l'étude
https://doi.org/10.1016/S2542-5196(24)00045-7

Réactions1 réaction à cet article

Tiens ! Je parie qu'on va découvrir la Lune: en l'occurence qu'il existe un lien avec les troubles autistiques ou la fragilité nerveuse, qui conduit aux maladies neurodégénératives , qui explosent aujourd'hui chez des personnes de plus en plus jeunes.Et cela paraît logique: comment avoir pu espérer que nous serions blindés contre tous ces polluants ? Si notre corps peut contrer leurs effets nocifs sur un laps de temps court avec des dosages très bas, il n'en va plus de même quand leurs concentrations explosent et que nous y sommes exposés h24.

gaïa94 | 23 mai 2024 à 22h01 Signaler un contenu inapproprié

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