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La Commission européenne publie un atlas de la pollution par les nutriments

Première évaluation de ce type à l'échelle européenne, l'atlas européen de la pollution par les nutriments montre de considérables disparités. Selon les régions, l'excès d'apport en nutriment lié notamment à l'agriculture va du simple au quintuple !

Agroécologie  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Alors que les nutriments sont essentiels pour les plantes et les animaux, leur présence en quantités excessives peut conduire à une diminution sensible de la qualité des sols et des eaux. Comme les nutriments entrent dans l'environnement par les engrais ou d'autres produits agrochimiques, une réglementation a été adoptée pour limiter ces utilisations. Toutefois, un nombre relativement peu élevé de recherches a été mené sur la contribution de ces secteurs à la pollution par les nutriments et l'ampleur de ses incidences. Pire, aucune évaluation n'a été effectuée à l'échelle de l'UE !
C'est dans ce cadre que l'initiative FATE (Fate of Pollutants in Terrestrial and Aquatic Ecosystems - Sort des polluants dans les écosystèmes terrestres et aquatiques) a vu le jour. L'objectif : combler spécifiquement cette lacune dans la recherche environnementale, l'accent étant mis en particulier sur l'agriculture.

Un nouvel atlas élaboré par des scientifiques du Centre commun de recherche de la Commission européenne et fruit de l'initiative FATE, vient d'être publié. Montrant la pression que les nutriments et leurs sources exercent sur les écosystèmes, cet atlas permet d'identifier les régions d'Europe où les niveaux de pression par les nutriments sont les plus élevés comme les zones étendues aux Pays-Bas, en Belgique, au Danemark, en France, en Irlande et en Italie. Les données présentées dans l'atlas montrent par exemple que l'excès d'éléments nutritifs dans les zones à forte activité agricole varie considérablement entre les pays européens, les Pays-Bas arrivant en tête avec 200 kg/ha, alors qu'on ne dépasse pas 40 kg/ha en Italie. Une grande diversité des niveaux à l'intérieur des pays est également constatée. En France, par exemple, l'excès d'azote total est de 50 kg/ha, alors que la seule Bretagne atteint un niveau de plus de 120 kg/ha, indique la commission.

Les scientifiques ont pu également montrer que la perte excessive d'éléments nutritifs est en général due à des pratiques telles que la surfertilisation. On a constaté que les apports d'engrais azotés étaient parfois deux fois plus élevés que ce qui est nécessaire aux cultures, souligne la commission. D'autres résultats ont été mis en évidence comme le lien entre la pression accrue des nutriments sur l'environnement et une forte densité de production animal ou l'évaluation de plusieurs scénarios de changement climatique. L'équipe scientifique a en outre montré que les agriculteurs dans les zones de production déjà intensive seront obligés d'accroître l'utilisation d'engrais pour maintenir des rendements optimaux, tandis que la demande de ressources en eau augmentera également, ce qui grèvera encore plus l'approvisionnement en eau de l'Europe.

Notes

1 - Atlas

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