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Le climat au cœur des priorités de la présidence suédoise de l'UE

Climat et énergie, telles sont les priorités de la présidence Suédoise qui a pris le relais de la République Tchèque le 1er juillet. Le pays semble bien décidé à marquer les esprits en concluant un nouveau protocole international à Copenhague.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Le climat au cœur des priorités de la présidence suédoise de l'UE
© se2009.eu
   
Depuis le 1er juillet, la Suède a pris la tête de l'Union européenne pour six mois à la suite de la République Tchèque. Outre la gestion de la crise économico-financière et le dossier de la constitution européenne, le pays veut relever le défi du climat et espère bien mener à son terme les négociations en décembre prochain à Copenhague. Un accord global est nécessaire et on veut exercer un véritable leadership, explique Gunnar Lund, ambassadeur de Suède en France. Cette réunion est l'ultime étape pour définir un nouvel accord capable de prendre la suite du protocole de Kyoto qui prendra fin en décembre 2012.
L'UE a défini des objectifs ambitieux pour ses Etats membres mais c'est aux autres d'augmenter maintenant leurs ambitions, rappelle Gunnar Lund. L'ambassadeur de Suède se dit optimiste même s'il avoue ne pas savoir comment analyser la loi votée récemment par la Chambre des représentants américains : je ne pense pas que cela suffira pour Copenhague.

 
L'UE a défini des objectifs ambitieux pour ses Etats membres mais c'est aux autres d'augmenter maintenant leurs ambitions  
Gunnar Lund
 
Les négociations internationales doivent encore résoudre un certain nombre de questions épineuses. La première concerne la manière dont les pays industrialisés vont s'y prendre pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de 25 à 40%. Il faudra également parvenir à un accord concernant les limitations des émissions dans les pays émergents sans oublier la question du financement des mesures d'adaptation, des mesures de réduction des émissions dans les pays en développement, ainsi que le transfert de technologies vers les pays en développement.

La Suède tient également à faire évoluer l'UE vers une économie « écoperformante » en terme de transport et d'énergie. Le passage vers une économie européenne écoperformante est indispensable, à la fois pour la compétitivité, pour la sécurité de l'approvisionnement et pour l'environnement, explique la Présidence dans son programme.
Dans le secteur des transports, la Suède accordera la priorité à l'élaboration d'une politique européenne des transports après 2010, à la logistique des marchandises et à l'introduction de nouvelles technologies.
Dans le secteur de l'énergie, la Suède souhaite poursuivre la mise en oeuvre de la deuxième analyse stratégique de la politique énergétique. Pendant l'automne, l'accent sera mis sur l'efficacité énergétique. La Présidence entend oeuvrer pour que des décisions soient prises concernant les propositions d'amendement de la directive sur l'efficacité énergétique des bâtiments, l'amendement de la directive sur le marquage des produits liés à l'énergie, ainsi que la directive sur le marquage énergétique des pneus.
Enfin, la Suède entend adopter la stratégie européenne pour la Mer Baltique et souhaite que cette région soit désignée comme projet pilote pour la mise en oeuvre de la directive de l'UE sur le milieu marin.

Si l'objectif global de la nouvelle présidence paraît ambitieux, le Bureau européen de l'environnement (BEE) fédérant plus de 150 associations environnementales de l'UE attend plus d'efforts. La Suède prend la tête de l'UE à un moment où plusieurs problèmes environnementaux sont à une étape cruciale, explique Mikael Karlsson le Président du BEE. Le gouvernement suédois doit conduire une politique environnementale forte, beaucoup plus forte que ce qui a été promis jusqu'ici par son premier ministre, ajoute-t-il. Le BEE évoque ainsi la perte de biodiversité, l'élimination du mercure ou encore la révision de la directive DEEE.

Les associations misent sur la Suède pour reprendre les dossiers défendus sans grands succès par la présidence Tchèque : sur certains dossiers comme la directive IPPC ou la directive sur les sols, la Présidence tchèque a fait de son mieux même si les résultats sont finalement décevants. Le BBE veut également que soient poursuivis les efforts pour lier la discussion sur l'adaptation au changement climatique à la perte de biodiversité, à la gestion de l'eau et à l'utilisation des sols.
Si le BEE s'est dit déçu par la faible implication des Tchèques dans les négociations sur le climat, gageons que le sujet ne soit pas minimisé par la Suède.

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