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Marées noires : 80 sites de stockage de déchets oubliés en France

Déchets  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Selon l'association écologiste Robin des Bois, environ 80 sites de stockage provisoire de déchets des grandes marées noires survenues en France seraient toujours en place.

Les naufrages du Torrey Canyon (1967), du Boehlen (1976), de l'Olympic Bravery (1976), de l'Amoco Cadiz (1978), du Tanio (1980), ou encore de l'Amazzone (1988) ont généré environ 300.000 tonnes de déchets liquides ou pâteux souillés aux hydrocarbures, précise l'association dans un communiqué le 14 mars.

La plupart de ces déchets - hors les exportations vers l' estuaire de la Seine,St-Nazaire, la Rochelle, la région parisienne et peut-être Marseille - sont restés sur place et décorent le Finistère et les Côtes d'Armor d'un ruban noir soigneusement dissimulé, ajoute Robin des Bois. L'association demande au gouvernement d'en faire l'inventaire et de les purger.

Robin des Bois rappelle que des crédits de plus de 3 millions d'euros ont été débloqués fin février 2000 par un Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire afin de vérifier, consolider et compléter l'inventaire, initier des campagnes de surveillance et réaliser des travaux de mise en sécurité ou de transfert des déchet. Mais seul le site de La Rochelle a été entièrement purgé, dénonce l'association.

Robin des Bois indique qu'elle a porté plainte contre X le 18 mars 2007 pour abandon de déchets et délit de pollution des eaux. Cette plainte concerne tous les sites intéressés et a été déposée auprès des procureurs de la République des Tribunaux de Grande Instance de Brest, Guigamp, Saint Brieuc, Quimper et Morlaix, ajoute-t-il.

D'après l'association, en terme de volume, les sites les plus importants sont ceux de la zone portuaire de Brest- 90.000 tonnes de déchets pâteux et secs et de Trégastel- 45.000 tonnes. Les dépôts de Brest et Trégastel ont été mélangés à de la chaux (environ 10%) pour leur donner une certaine stabilité mécanique. Ce traitement rudimentaire et improvisé ne garantit pas la stabilité chimique et la prévention de la migration des pollutions vers les eaux souterraines ou littorales, ajoute-t-elle.

Robin des Bois demande au ministère de l'Ecologie d'entreprendre en 2008 et 2009 ce qui n'a pas été initié par le ministère de l'Environnement en 2000 et 2001, souligne-t-il. Au titre de la prévention des risques, les élus bretons doivent faciliter et encourager les investigations, conclut l'association.

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