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Le WWF lance sa deuxième édition de la campagne "oui au bio dans ma cantine"

Agroécologie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le WWF vient de lancer la deuxième édition de la campagne pour la promotion dans les cantines des aliments issus de l'agriculture biologique. La campagne vise un objectif de 20% de bio dans les cantines d'ici 2012. Elle s'appuie sur le site internet "oui au bio dans ma cantine" et est soutenue, entre autres, par la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, le président de l'Association des maires de France (AMF), le député - maire de Lons-le-Saunier Jacques Pelissard, l'éco-toxicologue et président du Réseau environnement santé André Cicollela, et l'agriculteur militant Pierre Rahbi.

Question des coûts supportés par la collectivité

Pour cela le WWF répond à une série de questions relatives à l'alimentation d'origine biologique dans les cantines. Parmi les questions importantes soulevées par la fondation de protection de l'environnement, celle du surcoût des produits issus de l'agriculture biologique apparaît en bonne place. Si l'ONG concède que "la mise en place d'une restauration collective bio génère souvent des surcoûts par rapport à un repas conventionnel", elle juge qu'il faut aussi considérer que "l'aliment non biologique a des coûts cachés souvent méconnus."

Parmi ces dépenses cachées, le WWF présente notamment celles liées à la dépollution des eaux et à la santé publique. S'agissant du traitement de l'eau, la fondation avance que chaque euro investi dans l'alimentation bio permettrait d'économiser deux euros en traitement de l'eau. De plus l'ONG propose des solutions pour réduire la facture. Le WWF préconise par exemple de diminuer les quantités de viande, de proposer des repas végétariens riches en protéines végétales ou de privilégier les aliments de saison et locaux. Des exemples viennent appuyer les propositions formulées par la fondation.

Parmi les autres sujets abordés se trouvent la question de la progressivité de la transition vers un approvisionnement en aliments issus de l'agriculture biologique, la notion de proximité de l'approvisionnement et l'intégration du "critère bio local" dans le cahier des charges des appels d'offres publics.

Opposition à l'agriculture intensive

À cette occasion, l'ONG "rappelle aussi son opposition à la persistance d'une agriculture intensive qui a plus à voir avec l'industrie polluante qu'avec le noble métier de paysan." Cependant, "il n'est pas question de stigmatiser le monde paysan", indique le WWF, précisant que les agriculteurs "sont actuellement les premières victimes des dérives du système agricole intensif dominant."

Le WWF, considère que l'évolution du modèle agricole doit "impérativement passer quatre points." Il s'agit tout d'abord de rétablir le rôle de l'agronomie afin que le sol redevienne un "support vivant et nourricier." Deuxième point avancé par la fondation, le rétablissement d'éléments naturels comme des haies, des mares, afin de rétablir des continuités biologiques propices à la biodiversité. Ensuite, l'ONG préconise la diminution, voire la disparition, des traitements d'origine chimique. Enfin, elle appelle à "la recréation d'une agriculture à taille humaine, diversifiée, rémunératrice et créatrice d'emplois."

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