

Cet arrêté, signé par la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature ainsi que par la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, approuve la révision de l'aménagement de la forêt domaniale de Maurepas (Yvelines) pour la période 2025-2044. Il s'appuie sur le code forestier et la directive régionale d'aménagement d'Île-de-France, tout en abrogeant l'arrêté précédent couvrant la période 2004-2023.
Le texte définit les orientations de gestion de cette forêt de 116,63 hectares, en privilégiant ses fonctions sociale et de production ligneuse, tout en intégrant sa fonction écologique dans une approche multifonctionnelle durable. La composition actuelle des peuplements est détaillée, avec une dominance de chênes, de châtaigniers et de pins sylvestres. L'ensemble des 113,88 hectares boisés sera converti en futaie irrégulière, avec des essences-objectif principales comme le chêne sessile, le pin sylvestre, le charme et le pin laricio de Corse, tandis que d'autres essences seront reléguées à un rôle d'accompagnement.
Pour la période 2025-2044, la forêt est divisée en quatre groupes de gestion aux modalités distinctes. Les deux premiers groupes, couvrant la majorité de la surface, feront l'objet de coupes régulières pour atteindre une structure équilibrée, avec des rotations précisées dans le texte. Un troisième groupe de 5 hectares ne subira pas de coupes mais bénéficiera de travaux de détourage et de plantation. Le dernier groupe, incluant les rives du rû de la Courance et une emprise de canalisation, conservera ses vocations actuelles. Des travaux d'entretien des routes forestières sont également prévus.
L'arrêté impose la mise en œuvre systématique de mesures pour rétablir l'équilibre sylvo-cynégétique, notamment via une réévaluation annuelle des plans de chasse en fonction des dégâts observés. Il intègre par ailleurs les consignes nationales de gestion pour préserver la biodiversité (arbres à cavités, morts ou sénescents), ainsi que les sols et les eaux de surface. L'exécution de cet arrêté est confiée au directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises et à la directrice générale de l'Office national des forêts.