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La ressource en eau

L'eau potable et ses enjeux Actu-Environnement.com - Publié le 10/01/2011
L'eau potable et ses enjeux  |    |  Chapitre 1 / 6
Origine de l'eau potable

L'eau brute est prélevée sur l'eau douce qui s'écoule à la surface de la terre (sources, rivières, fleuves, lacs) ou de l'eau de pluie qui s'est infiltrée dans les nappes souterraines. La répartition des prélèvements eaux de surface/eaux souterraines varie selon les bassins hydrographiques. En moyenne en France, 63 % des volumes prélevés pour la production d'eau potable proviennent d'eaux souterraines - le reste d'eaux de surface - et les besoins en eau potable représentent 18 % de la totalité des volumes d'eau douce prélevés (autres usages : énergie, agriculture, etc.). Source : SoeS.

Quantité d'eau brute

Avec un besoin estimé à 150 litres d'eau par jour et par personne, une perte dans le réseau de distribution de l'eau potable de 20 à 40 %, et un rendement de réseaux et des process de traitement qui varient, les volumes prélevés chaque année pour la production d'eau potable sont estimés à 100 m3 par habitant. Ce volume d'eau dépend de la densité de la population à alimenter, qui présente parfois une forte fluctuation saisonnière (zones côtières), ce qui implique un surdimensionnement des installations. Sur les territoires sensibles aux périodes de rareté de l'eau (sécheresse), certains services d'eau potable s'efforcent d'anticiper en établissant un plan de gestion prévisionnelle de la ressource en eau.

Trouver de nouvelles capacités en eau

Si le XIXème siècle fut marqué par des grands travaux de génie civil à coup de subventions de l'Etat (aqueducs, barrages, canaux souterrains, etc.) dans la tradition des Etrusques, des Grecs et des Romains, l'heure est plus aujourd'hui en France à gérer le patrimoine installé et à effectuer des interconnexions entre les réseaux d'eau potable existants, qu'à trouver de nouvelles ressources en eau brute. Notons cependant l'existence du projet de transfert d'eau du Rhône par conduite enterrée du sud de Montpellier jusqu'au sud de Narbonne, appelé Aqua Domitia (artère hydraulique), et des deux projets de stations de dessalement d'eau de mer par osmose inverse au Palais (Belle-île-en-Mer) et sur la côte vendéenne. Tous ces projets font l'objet de fortes oppositions tant sur le plan environnemental que sur le plan économique, en témoigne l'action de l'association Eaux Douces constituée en opposition au projet du Palais.

Qualité de l'eau brute

La qualité de l'eau brute dépend de son degré de pollution et de sa teneur en minéraux, variable selon la nature du sol ou encore les activités humaines à proximité de la ressource. L'eau brute issue de captages dans les nappes souterraines est en général de meilleure qualité que celle venant de la surface. En effet, le sol exerce une fonction épuratrice de l'eau lors de l'infiltration des eaux de pluie jusque dans les aquifères. Les eaux souterraines ne sont cependant pas exemptes des principales pollutions induites par les activités humaines : les pollutions diffuses aux nitrates et aux pesticides (principalement de sources agricoles), les pollutions ponctuelles aux hydrocarbures ou aux métaux lourds (rejets industriels incontrôlés), les polluants divers (y compris ceux non éliminés dans les boues de stations d'épuration, ceux dus à un assainissement non collectif défectueux, etc.).
En 2007 selon le SOeS, sur les 2023 points du réseau de suivi de la qualité des eaux de surface, seules 9,2% stations n'ont pas mis en évidence la présence de pesticides dans l'eau du captage, et 0,9% des stations présentaient une concentration totale en pesticides (en moyenne annuelle) supérieure à 5 µg/L. Sur les 1963 points du réseau de suivi de la qualité des eaux souterraines, 14 % des stations présentaient au moins un pesticide à une concentration moyenne supérieure à la norme de qualité correspondante, et 3,8 % des stations ne respectaient pas les normes de qualité pour la concentration totale en pesticide et par substance. Les nitrates, très solubles dans l'eau, varient de 0,1 à 1 mg/l dans l'eau souterraine en l’absence de contamination ; aujourd'hui, cette concentration dépasse souvent 50 mg/l, ce qui est la norme retenue pour les eaux potables par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Combinés aux phosphates, les nitrates favorisent les phénomènes d'eutrophisation du milieu aquatique (« algues vertes »).

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