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Ségolène Royal

Elections présidentielles : détails des propositions des candidats Actu-Environnement.com - Publié le 21/03/2007
Elections présidentielles : détails des...  |    |  Chapitre 10 / 15
   
Ségolène Royal
   
Ségolène Royal (PS) affirme quant à elle sa détermination à faire de la France le pays de l’excellence Environnementale. Elle prône une politique énergétique ambitieuse et réaliste , fondée sur les économies d’énergie, la promotion de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables décentralisées. L’enjeu principal étant le changement climatique : le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l’emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement, indique-t-elle dans son Pacte présidentiel.

- Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20 % de la consommation en 2020, ce qui permettrait de créer 70.000 emplois et de réduire la part du nucléaire. La France ne pourra pas se passer du nucléaire, mais nous devons en premier lieu limiter la place du nucléaire dans la consommation énergétique – il faut bien penser que notre premier devoir consiste dans les économies d’énergies : en économisant l’énergie et en montant en puissance sur les énergies renouvelables, nous devons baisser la part du nucléaire dans la consommation , a-t-elle déclaré le 24 janvier dernier à Montluçon.

- Stimuler le développement des solutions renouvelables et décentralisées avec un plan de développement national s’appuyant sur une Communauté Européenne des Energies Renouvelables (organisée sur le modèle de la CECA) pour soutenir les investissements. Ce plan combinera différentes mesures : maintien des tarifs de rachat garantis pour l’électricité produite à partir de solutions renouvelables (solaire, éolien, filière bois…) ; subventions aux chauffe-eau solaires, chauffage bois, planchers solaires ; détaxation des biocarburants de deuxième génération ; encouragement à la production d’énergie par les agriculteurs (biomasse, biocarburant, fermes éoliennes…) ; incitations par diminution des charges salariales et soutien aux investissements pour les entreprises s’engageant dans la fourniture d’équipements et de services liés aux énergies renouvelables. Pour l’éolien, selon Bruno Rebelle, conseiller pour l’environnement de Ségolène Royal, deux types de blocage empêchent la France de développer l’éolien : un « verrou politique », sachant que « le gouvernement actuel n’a fait preuve d’aucun volontarisme », et un « verrou industriel », que la candidate socialiste souhaite faire sauter en proposant une négociation avec les entreprises et les investisseurs pour créer une filière. Les Espagnols sont loin devant nous en termes de capacité installée et de filière éolienne , a-t-il indiqué, ajoutant qu’aujourd’hui, il faut 5 ans pour connecter un parc éolien en France .

- Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF confirmant ainsi son opposition à la fusion Suez/Gaz de France.

- Lutter contre le réchauffement climatique , avec « un changement radical de nos comportements ». Le pacte de la candidate prévoit pour cela de « généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois ».

- Développer les transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.

- Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.

- Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens.

- Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public.

- Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro .

- Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale .

- Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable . La compétence du vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire. L’autorité du vice-Premier Ministre chargé du Développement Durable s’étendra à tous les ministères et à leurs administrations. Il assumera un rôle d’impulsion de nouvelles politiques publiques, de contrôle et de veille stratégique, il évaluera, à l’aune des critères de développement durable, l’action des différents ministères et la mise en œuvre des politiques publiques. Il aura le pouvoir de commander des études d’impact avant la prise de décision définitive pour toute question ayant un impact en matière de durabilité. Il aura également autorité sur les Préfets et bénéficiera de correspondants dans les différentes collectivités locales, qui ont un rôle majeur à jouer dans la redéfinition des politiques de développement durable, notamment par le biais des Agenda 21. Il bénéficiera de l’appui du Centre d’Analyse Stratégique, de la Direction Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (ex DATAR) et de la Commission Nationale du Développement Durable .

- Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE) en lui intégrant un collège Environnement et en définissant de nouveaux mandats pour que ce Conseil devienne l’instance de contrôle citoyen des politiques publiques de développement durable.

- Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) . Je souhaite que notre pays continue de promouvoir la création d’une Organisation des Nations Unies de l’Environnement (ONUE). Afin que cette Organisation soit efficace elle devra avoir prééminence sur les décisions de l’OMC, avoir un réel pouvoir de sanction en étant équipée d’un organisme de règlement des différends, être en mesure de soutenir des projets dans les pays en développement .

- Mise en place d’un réseau écologique national pour préserver la biodiversité et une réforme des politiques d’exploitation forestière et de commercialisation du bois pour réduire l’impact de l’économie sur les écosystèmes lointains.

- Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité , respectueuse de l’environnement, promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides. J’entends initier cette négociation au moment de la publication du rapport d’étape sur la PAC en 2008 .

- Promouvoir l’idée d’une ‘’PAC mondiale’’ pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

- Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agrocarburants, biogaz, fermes éoliennes).

- Arrêter les essais des OGM en plein champ , dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique. Le modèle d’agriculture intensive poussé à l’extrême provoque désormais des dégâts dont chacun prend conscience, en termes d’usage excessif de la ressource en eau, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, en termes de pollution des sols et des nappes par les pesticides et les nitrates, et en termes d’atteinte à la santé qui en découlent. Et face aux menaces environnementales découlant des OGM, il est urgent d’appliquer strictement le principe de précaution , indique-t-elle sur son site Internet. »

- Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.

- Mettre en œuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides .

- Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012 . Ségolène Royal devrait également promouvoir la politique du « 100 % biodégradable ou recyclable » pour les déchets ménagers.

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