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Actu-Environnement

À sept mois de l'élection présidentielle, Dominique de Villepin s'empare du thème de l'environnement

Dominique de Villepin a de toute évidence placé sa conférence de presse mensuelle sous le signe de l'environnement. De nombreuses mesures y ont été annoncées et notamment le verdissement du CODEVI. Mais celui-ci ne fait pas l'unanimité.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Dominique de Villepin a orienté sa 15e conférence de presse mensuelle sur le thème de l'environnement. Ce mercredi, à la Cité des sciences et de l'industrie de Paris, le Premier ministre a déclaré qu'il voulait proposer aux Français un véritable pacte national pour l'environnement. Ce pacte rassemblera tous les acteurs : citoyens, entreprises, collectivités locales, et l'Etat bien sûr. Il permettra à chacun de jouer un rôle en faveur de la protection de l'environnement.
Dans ce domaine, il ne s'agit pas de stigmatiser les uns ou les autres. C'est dans la cohésion et la volonté générale que nous pourrons avancer,
a-t-il insisté. Les premiers acteurs, c'est vous, c'est nous, c'est l'ensemble des Français. En ce sens, Dominique de Villepin a annoncé la création d'un livret de développement durable, mais qui s'assimile surtout à un verdissement du Codevi (Compte pour le Développement Industriel). Au 1er janvier 2007, le plafond des CODEVI* passera ainsi de 4 600 à 6 000 euros, les suppléments d'épargne attendus devant financer des économies d'énergie. L'argent disponible, soit environ 10 milliards d'euros, sera immédiatement mobilisable pour des prêts écologiques. L'objectif, c'est de mobiliser l'épargne des Français en faveur de l'environnement. Selon le dossier de presse diffusé par Matignon, le Codevi sera utilisable non seulement au profit des PME mais dorénavant à celui l'environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique. Les sommes mobilisables seront celles déposées sur les Codevi et non utilisées pour des prêts, ainsi que les dépôts supplémentaires permis par le relèvement du plafond. Dans un communiqué, la Fédération bancaire française a assuré que les banques étaient prêtes à se mobiliser largement pour faire connaître ce nouveau dispositif à leurs clients.

La deuxième décision du Gouvernement, déjà annoncée, vise à accélérer le développement des carburants propres. L'objectif consiste à produire en 2015 dix fois plus de biocarburants qu'en 2005 et faire du filtre à particules une norme européenne dès 2010. Par ailleurs, en 2008, entre 1.500 et 1.800 pompes vertes devraient être installées. Elles distribueront du flex-fuel, composé à 85% d'éthanol et à 15% d'essence. La semaine dernière le Premier ministre avait indiqué le prix à la pompe de 0,80 euro le litre pour le biocarburant E85 et affirmé que celui-ci serait détaxé sur toute la partie bioéthanol.

Le gouvernement a également déclaré vouloir réduire de 6% pour la période 2008-2012, les quotas d'émissions de dioxyde de carbone de l'industrie française. Les entreprises doivent agir en responsabilité. Elles doivent mieux protéger l'environnement, a-t-il souligné. Une taxe sur l'utilisation du charbon devrait également être mise en place après une concertation avec tous les acteurs concernés, a précisé Dominique de Villepin.

Par ailleurs, dans le but de donner plus de moyens aux collectivités locales, le Gouvernement a décidé de doubler les crédits de l'ADEME affectés aux réseaux collectifs de chaleur renouvelable. Nous y consacrerons 200 millions d'euros sur 5 ans, ce qui permettra d'alimenter 600 000 logements en énergie propre, a indiqué le premier ministre.

Le Premier ministre a également souhaité une multiplication par quatre du nombre d'HLM atteignant la norme de très haute performance énergétique. À la demande du Gouvernement, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) devra mettre en place dans les prochains jours, un prêt à 2,45% pour aider les sociétés de HLM à atteindre cet objectif. Le Premier ministre s'est par ailleurs dit prêt à aider dès 2007 les collectivités locales à moduler leur fiscalité en leur donnant la possibilité d'exonérer de taxes locales les constructions nouvelles ou rénovées qui consomment peu d'énergie et souhaite à ce titre engager une concertation en ce sens dans les prochaines semaines.

L'Etat, quant à lui, devra porter ses efforts en particulier sur les transports et la protection de la biodiversité, a annoncé le Premier ministre. C'est dans cet objectif qu'il a annoncé la création d'une réserve naturelle des terres australes antarctiques française. Cette réserve, qui couvre 700.000 hectares, sera de très loin la plus grande de France. En protégeant les écosystèmes terrestres et marins exceptionnels des Kerguelen ou de l'archipel Crozet, elle permettra à nos chercheurs de continuer à mener des travaux essentiels pour la connaissance de la biodiversité.
L'initiative avait été présentée en novembre 2005 par la ministre de l'Ecologie Nelly Olin dans le cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité.

Le Premier ministre a par ailleurs précisé que le Gouvernement cherchait à mobiliser ses forces dans la mise au point d'un moteur hybride diesel permettant 30 % d'économie de carburant, dans le cadre d'un projet de l'Agence pour l'innovation industrielle.

Alors que le budget 2007 du Ministère de l'Écologie et du Développement Durable reste l'un des plus faible de tous les portefeuille, cette déclaration semble fixer des objectifs ambitieux. Mais pour les verts, ce pacte pour l'environnement n'est presque rien! . On ne retiendra rien de la 15ème conférence de presse du Premier ministre, si ce n'est la création d'une réserve naturelle des terres australes antarctiques françaises, indique-le porte-parole Sergio Coronado dans un communiqué. Selon lui, ces mesures, diverses, relèvent à la fois de l'effet d'annonce, et parient pour l'essentiel sur la bonne volonté. Alors que les associations de défense de l'environnement avaient fait la proposition de création d'un livret Climat spécifique dont l'ADEME avait estimé le potentiel d'épargne disponible à 10 milliards d'euros, Dominique de Villepin choisit une voie plus incertaine, celle du relèvement du plafond des Codevi.
Les Amis de la Terre, par la voie de Sébastien Godinot, annoncent de leurs côtés, que le verdissement du CODEVI sera complexe, coûteux et qu'il embarrassera plus les banques qu'il ne les intéressera.

Le Réseau Action Climat-France a quant à lui, réitéré son opposition au projet du gouvernement concernant les biocarburants. En réalité, les filières éthanol telles qu'elles sont développées aujourd'hui en Europe par les industriels n'ont pas grand intérêt pour le climat, l'environnement ou l'indépendance énergétique de la France, explique le RAC-F dans un communiqué. Concernant les filières éthanol (blé, betterave), le gain énergétique est bien plus faible, selon lui, que ce qui est annoncé officiellement et donc les réductions d'émissions de gaz à effet de serre seront marginales. En consommant presque autant d'énergie fossile que l'éthanol n'en restitue, elles ne gagneront pas en compétitivité avec l'augmentation du prix du pétrole, explique le RAC. De plus, pour le réseau, il existe un risque pour que le développement des biocarburants se fasse sur le mode d'une d'agriculture intensive, ce qui aura des impacts sur l'eau, la biodiversité - notamment à cause des engrais et pesticides - et les émissions de GES du secteur agricole.

Pour le RAC-F, la priorité reste avant tout de réduire l'impact considérable des transports sur le changement climatique en intensifiant les politiques pour réduire la demande des transports routiers, en développant des véhicules beaucoup plus sobres, en modifiant les comportements et en favorisant les transports collectifs et les modes de déplacement doux (marche, vélo…).

Reste que l'on a rarement entendu un tel nombre de mesures annoncées par un Premier Ministre au cours d'une seule conférence de presse. C'est à se demander si l'approche des élections présidentielles de 2007, et la pression imposée par certaines personnes publiques et très populaires (…) n'incitent pas le Gouvernement à s'investir sur le terrain de l'Environnement auquel tous les Français se déclarent très attachés.


*A la fin juin 2006, l'encours du Codevi était de 49 milliards d'euros, soit une augmentation de 2,2 milliards par rapport à juin 2005 (source BdF). Le taux de rémunération des dépôts sur le Codevi est de 2,75% depuis le 1er août 2006.

Réactions23 réactions à cet article

 
E 85 ou BIODIESEL ?

Je suis surpris que les pouvoirs publics favorisent brusquement l' E 85 alors que plus de 70% des voitures neuves vendues en France sont des diesels, qui effectivement dégagent moins de GES que les essences.

Pourquoi ne pas autoriser plus largement le DIESTER et les biocarburants colza ou tournesol...Pour ces derniers, j'ai appris lors de la très grande foire-exposition d'OUTARVILLE, début septembre, qu'il suffisait de moins presser les graines pour avoir beaucoup moins de parafine, le tourteau huileux étant réutilisé pour l'alimentation du bétail...De plus, une société française, MECA RUN, a mis au point un produit, flouidi'oil, qui à dose de 2% évite de givrer jusqu'à moins 20°...Donc à la limite, on peut même se passer du DIESTER, dont la production est plus compliquée et onéreuse...

Anonyme | 05 octobre 2006 à 03h09
 
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Re:E 85 ou BIODIESEL ?

Entièrement d'accord le bio diesel est moins couteux et moins énergivore à produire que l'ethanol 'à la française' qui impose plusieurs transformations chimique du produit de base alors que pour obtenir du bio diesel une seule transformation est nécessaire.
Mais ce choix gouvernemental n'est que la conséquence de l'emprise des entreprises capitalistes pétrolières.
D'autre part ce choix veut imposer un changement de véhicule (les constructeurs de véhicules se frottent les mains) alors qu'il est possible d'adapter le E85 les véhicules existants à moindre cout.
D'autre part la consommation d'E85 aux 100 km est supérieure d'au moins 25% et ce n'est pas le rabais momentanément consenti qui peut inciter l'automobiliste à changer de carburant.
Et c'est pire pour le bio-diesel car sans adaptation la plupart des moteurs diesel sont aptent à recevoir au moins 30% d'huile végétale. Oui il faut savoir que le moteur diesl a été conçu pour etre alimenté par des carburants lourds comme les huile ce que dans les années 50/60 certains constructeurs ont prouvé en présentant au 'grand public' un moteur alimenté soit au diesel à l'huile d'arachide et autres.
Ne dites pas le contraire, cette expérience je l'ai vécue.
Certes, à cette époques, les émissions de gaz polluants n'étaient pas une priorité.
Mais aujourd'hui il est possible, industriellement, de limiter
l'émission des gaz à effet de serre et celle des particules 'cancérigènes'.
Votre E85 aujourd'hui 'détaxé' sera demain surtaxé au meme titre que les carburants pétroliers.
Alors non merci, en l'état actuel je ne puis souscrire à cette pseudo-innovation.

Anonyme | 05 octobre 2006 à 09h26
 
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E85 le faux bio

L'e85 est la parfaite réussite des lobbies agricoles, pétroliers (bettraviers/ réforme de l'omc sur le marché du sucre, en optant pour cette solution l'état csatisfait les pétrloiers / tranformation chimique, contrôle la filière/tipp, permet aux constructeur l'introduction d'un nouveau marché. Il est vrai que E85 est le plus polluant des biocarburants, la seule solution serait les huiles végétales pures sans transformation chimique mais là l'état perdrait la maitrise de la tipp, du circuit de distribution, les pétroliers leurs monopoles et les constructeurs n'y gagneraient rien car cela fonctionnerait avec les véhicules actuels.

dquignon | 05 octobre 2006 à 10h56
 
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Re:E85 le faux bio

Concernant les huiles végétales et leur interêt - qui évidemment exclu la main-mise de l'Etat- , un petit bouquin génial et bourré d'humour : " SANS PETROLE" de Jérôme Spitz Editions inverse /// reportage .
Si vous avez un magasin SAtoriz près de chez vous, il doit y être ou pouvoir être commandé.

melanie | 05 octobre 2006 à 11h14
 
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Re:E85 le faux bio

Tant que l'on sera dans un dynamique de croissance où l'Etat doit faire des bénéfices sur toutes les productions, alors le local ne sera pas encouragé. Car les avantages de l'huile végétale pure sont de pouvoir la produire localement, directement par l'agriculteur grace à une tritureuse dont le cout reste raisonnable et qui peut être partagé entre plusieurs exploitations. Le seul problème est que si on ne veut pas rentrer dans une logique productiviste, ceci devra rester une production supra locale, et la production d'HVP ne pourra alimenter que l'agriculteur et à la limite ses voisins. Le seul moyen est donc de réduire l'usage de la voiture et non de chercher des pseudo-moteurs propres (avec leurs discours on croira bientôt que rouler en voiture protège la planète), car la seule énergie qui ne pollue pas, c'est celle qu'on ne consomme pas.

Anonyme | 05 octobre 2006 à 11h17
 
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Re:Re:E 85 ou BIODIESEL ?

Je pense que nos sources sont communes.

L'exellent petit bouquin de Jérome SPITZ "SANS PETROLE" - Editions inverse /// reportage - , met l'accent sur les huiles végétales et leur utilisation pour les moteurs diesels / pas de tipp, ça fait chier l'Etat.
Reste la pratique, qui nécessite un max d'humour au quotidien, car sortir 30 l d'huile de colza régulièrement de son supermarché ne passe pas inaperçu...

melanie | 05 octobre 2006 à 11h28
 
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Re:Re:E 85 ou BIODIESEL ?

Pourquoi, lorsque l'on parle des pollutions dûes aux énergies fossiles, ne parle-t-on que des GES, alors que de nombreux autres gaz et particules toxiques sont émis lors de leur combustion. C'est vrai que le déreglement climatique est une des priorités actuelle, mais doit on pour autant oublier les pollutions directes, responsables de nombreuses maladies respiratoires? Car selon les études, les diminutions d'émissions de polluants sont plus ou moins nettes, et il y a même augmentations pour certains.
Et puis il est facile de constater les avantages si on ne re
garde que la fin de la filière, mais quand on regarde le coût environnemental global, le bilan est nettement moins positif.
Il reste donc une solution, utiliser son vélo (en effet, 50% des trajets en voiture font moins de 3km, distance parcourue en 7 à 15 minutes en vélo), en s'alimentant au maximum avec des produits venant de l'agriculture locale (si possible bio, mais n'est il pas plus raisonnable de manger du local pas forcement bio que du bio qui a fait des milliers de kilomètres?)

Anonyme | 05 octobre 2006 à 11h35
 
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la france ne fait que 50 M d'hectares,

pour couvrir toute la production de carburants fossiles en biocarburants, il en faudrait 55M! et on arrêterait de manger! le biocarburant huileux est une réponse ponctuelle à ajouter à d'autres mesures. elle ne devrait s'appliquer qu'à l'agriculture: l'agriculteur aurait le droit de rouler à l'huile de colza autoproduite ou achetée à d'autres agriculteurs de sa région, à condition qu'il s'engage à ne plus consommer de gaz-oil. et on reste dans le local pour éviter de brûler du carburant pour en vendre à 1000 km de là. quand à fabriquer du carburant à partir de betterave ou de patate, c'est tellement pas rentable au regard de la dépense d'energie nécessaire, que la solution peut convenir pour une cheminée "bio" à l'éthanol mais pas pour la moitié du parc de véhicules français.
la solution ne passera réellement que par le changement des comportements: co-voiturage, developpement de transport en commun, plan de transport des entreprises, modes doux pour les petits trajets, ferroutage et utilisation des voies navigables, et sutout relocalisation des marchés. pour exemple: as-ton besoin d'acheter du granit en Chine pour l'installer dans une mairie bretonne? ce n'est pas du protectionnisme face à la mondialisation, c'est du bon sens! ce n'est pas un acte citoyen dans le sens d"achetons français", c'est un acte de citoyen du monde. à tous les niveaux des achats que nous faisons, il y a des tonnes d'énergie grise dissimulée: le bois de pologne, la merdouille en plastique d'asie du sud-est que l'on jettera au bout de 2 utilisations ( et qui coutera encore de l'énergie pour son élimination), le kiwi de nouvelle zélande. On parle beaucoup de la consommation d'énergie de la Chine dans le bilan mondial GES, mais nous sommes les producteurs indirects d'une partie de ce gaspillage en achetant ces produits qui parcourent la moitié de la planète pour atterrir dans nos poubelles!

cat | 05 octobre 2006 à 12h18
 
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Re:la france ne fait que 50 M d'hectares,

Tout à fait d'accord.

IL faut apprendre à consommer différemment et surtout
local, apprendre à penser chacun de ses achats à l'aune de ses impacts environnelentaux.
J'ai lu , il y a peu, un petit livre qui n'a l'air de rien , mais qui est très pragmatique dans ce domaine " L'écologie des paresseuses" aux éditions Marabout -5€ 90-.

Quand on sait le nombre hallucinant que parcourt- et donc le kérosène à la clé- , un simple pot de yahourt à la pseudo-fraise, entre le pot en plastique- pendant longtemps, il ont été en papier parafiné, où était le problème ?- ,produit issu de la pétrochomie, le couvercle en aluminium, matériaux très polluant et energétivore, le contenu - lobbys des producteurs de lait en surproduction permanente- , les "fruits" conservés aux produits toxiques - A Apt , fabrication très toxique de fruits confits "naturels"-, les aromes et les colorants. artificiels associés ....

Consommer "pas cher" et donc se satisfaire de produits fabriqués en Asie du sud est a un coût environnement exhorbitant , dont personne ne veut réelement évaluer l'impact : toute notre mode consommatoire est basé sur cet aveuglement ; actuellement je tape mon texte sur un clavier "made in China" et ma souris d'ordi est made in taiwan....

J'ai fait l'expérience , il y a peu , sur le site WWF, de calculer mon "empreinte écologique" une fois encore.
Je mange bio, local, ne possède pas de voiture, mes ampoules sont économes, je consomme cosmébio ...
Si tout le monde sur cette planète vivait comme moi, il faudrait 1,8 planète....
Il s'agit donc, non seulement , de consommer mieux, mais BEAUCOUP moins, et surtout de pression démographique.
En clair, nous sommes beaucoup trop nombreux pour une terre non extensible...
Sacré casse-tête.

melanie | 05 octobre 2006 à 13h23
 
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Re:Re:Re:E 85 ou BIODIESEL ?

Si nous étions -Beaucoup- plus nombreux à faire le geste citoyen de consommer bio, sans doute cela ferait-il pression pour augmenter les subventions à une agriculture marginale en France.
La majorité de nos produits bio viennent d'Italie ou d' Espagne faute de production suffisante par rapport à une demande croissante.

melanie | 05 octobre 2006 à 13h28
 
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question

Concrètement, existe t il des analyses de cycle de vie comparant l'essence au E85, au diesel, au diester, au pur colza ?
Merci pour votre réponse,
Laure

laure | 05 octobre 2006 à 13h34
 
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Re:Re:E85 le faux bio

Toutes ces " triturations" intellectuelles vont dans le même sens: Apprendre- et vite, ça urge- à penser à consommer différemment, à réflechir - pour la première fois , depuis le "miracle" de l'industrialisation et de la "révolution verte" - aux impacts environnementaux de nos manières de surconsommer, de jeter.
Pur habiter dans le sud de la France- on est loin de la prise de conscience environnementale dûe à une proximité avec L'allemagne- , je prends conscience de manière cruciale que faute de mesures contraignantes étatiques- d'un Etat pour une fois non clientéliste, on peut rêver- , 99 % des citoyens n'en ont rien à faire du tri sectif, de la réduction de consommation des sacs plastiques, de consommer différemment...
Est-ce que nos reflexions ne sont pas si marginales qu'elles n'en deviennent que cosmétiques , dans un pays qui en matière environnementale est le cancre de l'Europe ?

melanie | 05 octobre 2006 à 13h43
 
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Re:Re:la france ne fait que 50 M d'hectares,

Il est sûr qu'à son niveau le consommateur a énormément de progrès à faire, mais les firmes commerciales n'aident en rien:
_ Mode des emballages individuels (bonjour les déchets)
_ Mode du petit format. Peux t-on me dire pourquoi ai-je tant de mal à trouver du gel douche, du shampoing ou tout autre produit incontournable en version 1Litre voir plus?

Paradoxalement, les produits "éco" sont souvent vendus en petite quantité alors c'est vrai :moins de substance active mais plus de plastique!

Heureusement certains magasins commencent à faire du libre service pour les pâtes, pour l'eau, chacun peut venir avec ces propres boites. Mais personnellement je ne l'ai pas encore vu de mes propres yeux.

Pour revenir au biocarburant, j'avoue que je suis aussi sceptique, on va intensifier les cultures de colza pour répondre à la demande, certainement réutiliser les jachères. Je ne vois pas ce qu'il y a de bio la dedans.

Aller au boulot à vélo, j'ai pratiqué, je suis francilienne et autant vous dire qu'il faut être casse-coup!

Bref même avec beaucoup de volonté c'est difficile et quand je regarde autour de moi, il y a malheureusement peu de gens qui cherche à faire des efforts dans le bon sens

Coralie

Anonyme | 05 octobre 2006 à 14h44
 
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Re:Re:Re:la france ne fait que 50 M d'hectares,

Je suis tout à fait d'accord.

Pour ma part, et ça s'est fait petit à petit par prises de conscience graduelles, je consomme de la biocosmétique par Internet ou mieux dans des magasins Biologiques locaux. Gel douche respectueux de l'environnement en flacon d' 1 litre- Douce France- et savons Bio qui ont aventageusement remplacé la 3crême lavante" -même bio-.
Les produits étant plus chers, je fais attention et je consomme moins et mieux.
Hélas, bien souvent en ce qui concerne la Biocosmétique, le contenant n'est pas à la hauteur du contenu...Flacons plastiques, tubes alu ou plastique...

Pour l'alimentation, je consomme en vrac, pour les céreales, les biscuits, les noisettes, les fruits et les légumes.
Hélas, la France étant très en retart en matière de surfaces cultivées en bio, beaucoup de légumes viennent d'Italie- fenouil ,tomates-.

Si tu veux avoir des lumières sur la biocosmétique rends toi sur le site de Greenpeace et télécharge en pdf "Cosmétox" ou achète "La vérité sur les cosmétiques" de Rita Stiens -journaliste Allemande- aux éditions " Leduc Editions" .

Il est dommage qu'en dehors de la lessive, peu de produits vraiment Bio se vendent en vrac ou en recharges.
Même la marque Ecover,leader des produits d'entretien écologiques, fait dans le flacon plastique.
Quand il n'y aura plus de pétrole, dans quoi embellerons nous nos produits ?

Sur Internet, vas-voir les produits Gravier, qui fabriquent d'exellentes crèmes cosmétiques en pots de verre.
Idem pour " Les douces Angevines" , qui sont malheureusement très très très chères...

Melanie

melanie | 05 octobre 2006 à 15h14
 
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éloge du bénévolat

La promotion du carburant éthanol E85 procède effectivement d'une vaste manoeuvre d'intoxication qui démontre une fois de plus la puissance des lobbys et devrait nous réveiller dans la mesure où nous sommes probablement, nous, citoyens de base, le seul rempart possible contre leur mainmise sur tout le système.

Bien sûr, nous sommes le cancre de l'Europe en matière de préservation de l'environnement, mais ce n'est pas une raison pour tomber dans le pessimisme le plus total.
Certes, un grand nombre de nos concitoyens n'ont rien à faire du tri sélectif, raison de plus de pour bouger et nous mobiliser.

Il suffit d'observer à quel point de jeunes lycéens qui font partie de la génération « bof » même conditionnés par une télé abrutissante et manipulatrice réagissent favorablement lorsque certains enseignants évoquent devant eux les problématiques d'environnement pour reprendre espoir et considérer que la cause n'est pas perdue.
Nous ne ferons pas l'économie d'un militantisme actif, l'éducation nationale ne peut pas tout faire à notre place, et il devient urgent qu'un nombre significatif de parents et de grands-parents s'impliquent dans un processus éducatif.

Au cours de ces 10 dernières années, l'enseignement à distance utilisant Internet comme vecteur a fait des progrès considérables.
Une idée parmi d'autres: serait-il si compliqué de mettre en place via le Web une formation à distance gratuite et encadrée par des bénévoles à destination des jeunes de notre pays pour les sensibiliser à l'intérêt d'une "autre voie", le développement durable?
personnellement, je suis volontaire.
On peut rêver, non ?

diogene | 05 octobre 2006 à 15h38
 
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Re:Re:Re:E85 le faux bio

Dans une france ou la population est assistée depuis + de 20 ans, il est difficile de changer les mentalités et de penser par soi même. Et c'est encore plus dur, quand on explique que ce que l'on fait aujourd'hui ne se verrat que dans plusieurs décennies.

Pour en revenir à la déclaration de notre 1er ministre: c'est quand même un gros fouttage de gueule, que de balancer ces mesures une semaine après l'annonce du budget du ministère de l'environnement. D'ailleurs, certaines mesures vont à l'encontre de ce que nous avait annoncé Mme Olin.

monom | 05 octobre 2006 à 15h51
 
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Une autre façon de donner du sens à votre argent

Alors que DdV propose de verdir le CODEVI, d'autres mouvements travaillent depuis plusieurs années à des solutions alternatives pour donner sens à l'argent.

En particulier, je vous propose de voir ce que fait La Nef, société coopérative de finances solidaires dans ce domaine depuis 20 ans. http://www.lanef.com/

Pour ma part, j'ai fait le choix de retirer toute mon épargne de la bourse et des banques commerciales opaques pour lui donner plus de transparence et un sens plus responsable.

Bien à vous,

HC

EdC Hervé | 05 octobre 2006 à 15h52
 
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Re:Une autre façon de donner du sens à votre argen

Oui.
J'ajouterais le Credit Coopératif, qui comme son nom l'indique investit dans l'éthique.

Pour de plus amples rensegnements deux Hors séries pratiques d' " Alternatives Economiques" -le mensuel- :

"Les placements éthiques" n° 9

" les initiatives citoyennes en Europe" n°19

melanie | 05 octobre 2006 à 16h28
 
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Le paradoxe fiscal

Apparemment NON.

Des études précises et complètes montreraient que seule, l'huile végétale pure répond à la définition d'un carburant un peu plus respectueux de l'environnement.
Le problème, il est à Bercy. Comment taxer lourdement un produit alimentaire ?

M. MARTIN

M. MARTIN | 05 octobre 2006 à 20h34
 
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Re:Le paradoxe fiscal

Quelles sont les berlines, citadines, diesel forcement , qui peuvent rouler à -disons 30%- d'huile de colza ?

Quoi ajouter l' hiver pour éviter que l'huile fige ?

Doit-on faire adapter son reservoir en bicarburation huile/gasoil ?
Quelle est l' économie à envisager ?
En dehors du fait , bien-sûr, que l'huile ne contient pas de métaux lourds et est de production 100% française ?

Selon la directive 2003/30/CE du Parlement Européen et du Conseil du 8 Mai 2003 visant à promouvoir l'utilisation de biocarburants ou autre carburants dans les transports, c'est légal.
Le droit européen primant sur le droit nationnal, cette directive doit obligatoirement s'appliquer en France depuis le 1er Janvier 2005 ....

Dont roulons à l'huile -30% maxi hélas- , au nez et à la barbe d'une Tipp prédatrice.

melanie | 05 octobre 2006 à 21h27
 
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Re:Re:Re:Re:la france ne fait que 50 M d'hectares.

Ok mais il faut vraiment plus taxer les transports comme le suggère Hulot et détaxer notre main d'oeuvre:
N'est il pas anormal qu'il soit moins cher d'envoyer une empreinte dentaire en chine, d'y faire réaliser la prothèse et de la recevoir en France plutôt que de la faire réaliser par un prothésiste en France, dans sa ville!!??!!

Matth | 06 octobre 2006 à 17h01
 
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Informations sur les AUTRES carburants végétaux

bonjour,
et si parlait de ce qui se pratique déjà, comme l'huile de tournesol?

Kris | 06 octobre 2006 à 17h34
 
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Re:Re:Re:Re:Re:la france ne fait que 50 M d'hecta.

Oui.

C'est tout le problème du refus d'envisager que la " Globalisation", le dogme de l'ouverture des marchés -qui ne profite qu'aux transnationnales comme Carrefour- , ait des effets catastrophiques en matière d'impact environnementaux...

Quand on sait que l'augmentation des law-cost du transport de tourisme aérien a un impact majeur sur le bilan Ges , et que le discours politiquement correct est de trouvet ce développement génial pour l'économie - toujours elle qui prime sur toutes les dimensions - , et que, l'impact des transports aérien n'est pas comptablisé dans le calcul des émissions de gas à effet de serre on est en droit de s'interroger.
Ce pan de l'économie française, " fleuron" de la technologie comme on dit est exonéré systématiquement de débat comme le nucléaire civil et les ogm.

Circulez y-a rien à voir....

melanie | 06 octobre 2006 à 22h30
 
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