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5G : Priartem et Agir pour l'environnement attaquent les textes sur les procédures d'attribution

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Les associations Priartem et Agir pour l'environnement annoncent, ce lundi 17 février, avoir formé des recours, sur le fond et en référé, contre les textes lançant les procédures d'attribution des fréquences des offres de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) publiés en toute fin d'année.

Les ONG dénoncent l'absence d'évaluations environnementale et sanitaire du déploiement de ces nouvelles fréquences, alors que le lancement des premières offres est attendu pour la fin 2020. « L'absence d'évaluation environnementale en amont du lancement de la 5G, s'apparentant à un plan et programme, est constitutif d'une faute que la Conseil d'État devrait sanctionner », explique François Lafforgue, avocat des associations. Dans un rapport préliminaire publié le 27 janvier, l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) a pointé le manque de données sur les effets sanitaires liés à l'exposition aux ondes de la 5G.

« Il apparaît déjà que [les fréquences 5G] induiront une augmentation significative du nombre de points "atypiques", ceux où sont mesurées de fortes expositions », explique Sophie Pelletier , présidente de Priartem. Mais les critiques des ONG portent également sur l'impact environnemental de ce déploiement. « La 5G va être source d'un immense gaspillage de matières premières et terres rares pour fabriquer la nouvelle génération de mobiles tout en augmentant encore la consommation d'énergie et les rejets de gaz à effet de serre liés au boum du streaming et des objets connectés », explique Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

L'absence d'évaluations sanitaire et environnementale de la 5G préoccupe également les eurodéputés. Le Parlement européen a décidé de se saisir de cette question via son Panel pour l'avenir de la science et de la technologie (Stoa), indique l'écologiste Michèle Rivasi. Une première rencontre sur l'impact des nouvelles fréquences est programmée le 28 avril au Parlement, précise la députée européenne. Au plan français, les résultats complets des travaux d'expertise de l'Anses ne sont annoncés que pour le premier trimestre 2021.

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