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Le plan climat aura t'il lieu ?

Alors que le ministre délégué à l'Industrie annonçait un report du plan climat après les vacances, le ministre de l'Ecologie a affirmé à l'AFP, que le plan climat est prêt et sera annoncé avant fin juillet.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Alors que Patrick Devedjian, ministre délégué à l'Industrie, annonçait un report du plan climat 2003 après les vacances, le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier a affirmé à l'AFP, lundi soir que le plan climat est prêt et sera annoncé avant fin juillet conformément au souhait du Premier ministre.

Repoussé à quatre reprises depuis la fin de l'année dernière et initialement intitulé Plan Climat 2003, ce plan devait remplacer en novembre 2003 le Plan national de lutte contre le changement climatique (PNLCC) présenté par l'ancienne ministre de l'Environnement Dominique Voynet en janvier 2000.

Il doit permettre à la France de remplir ses engagements découlant du Protocole de Kyoto et doit s'attaquer principalement a deux secteurs le bâtiment et surtout les transports qui sont sont responsables de 28% (en 2001) du total des émissions de CO2, avec la plus forte progression de tous les secteurs depuis 1990 (+22%).

Mais la seule mesure grand public concernant les transports, une limitation à 120 km/h de la vitesse sur autoroute, a rapidement été écartée.

Ainsi, dans le cadre de la plan national santé environnement environnement à la presse le lundi 21 juin, Serge Lepeltier avait présenté une mesure visant à réduire les émissions de particules par les véhicules des particuliers. Il avait indiqué que pour favoriser l'achat de véhicules faiblement émetteurs de particules tout en luttant contre le réchauffement climatique, une modulation de l'incitation financière « bonus / malus CO2 » envisagée dans le projet de plan climat serait mise en place dès 2005.
Ce dispositif favorisera l'achat de véhicules les plus respectueux de l'environnement en matière d'émissions de CO2 et de particules et pénalisera les plus polluants. Les voitures très polluantes se verraient taxer entre 400 et 3.000 euros, tandis que les plus économes recevraient un bonus de 250 à 700 euros. La moitié des deux millions de véhicules neufs vendus chaque année en France se verrait appliquer soit un malus, soit un bonus. Exemple : un véhicule tout-terrain aurait un malus de 3.000 euros. Cela permettra de financer les bonus pour les véhicules équipés d'un filtre.
Cette mesure avait été saluée par les écologistes mais s'était attirée la colère des parlementaires et de Bercy qui n'avaient pas été consultés.

Les patrons des groupes automobiles français, reçus individuellement par M. Lepeltier depuis le début du mois, jugeaient aussi l'annonce prématurée : le bonus risque de créer un effet d'attente des acheteurs de voitures propres et au contraire de précipiter les achats de 4X4 polluants, ce qui serait contre-productif. Nous estimons que cette annonce est de nature à déstabiliser le marché, avait estimé dernièrement le porte-parole de PSA.

Résultat, le plan climat, assure M. Lepeltier, devrait bel et bien comporter le bonus malus dans son principe. En revanche, les modalités exactes sont encore en discussion. Le gouvernement a présenté le projet à Bruxelles la semaine dernière et a reçu un écho positif mais il reste à convaincre les parlementaires.

Le RAC et ses 14 associations membres soulignent d'ailleurs que cette succession de reports révèle au grand jour un manque flagrant de cohérence et l'incapacité de Jean-Pierre Raffarin à imprimer sa marque dans les conflits qui opposent deux de ses ministres sans évoquer la césure existante entre des propos présidentiels en faveur de l'environnement et les prises de positions antagonistes de certains des ministres du gouvernement qu'il préside.

Ils expriment aussi leur stupéfaction devant la différence de traitement entourant certains dossiers. Alors que l'EPR, prototype nucléaire, a été imposé sans débat sérieux en moins de quinze jours, le Plan Climat connaît raté sur raté alors que ce dernier est essentiel pour atteindre l'objectif d'une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre.

Du coté des véhicules assurés de bénéficier d'un bonus, on trouve la Toyota Prius et la Honda IMA.

Toyota, qui avait sorti en mars 2004 une nouvelle version de sa Prius, mieux équipée, plus confortable et plus puissante a écoulé en deux mois les 500 exemplaires qu'il comptait vendre en une année. Il n'aura pas de nouveaux stocks avant l'an prochain, car l'usine japonaise fonctionne à pleine capacité pour répondre à la demande, également plus forte que prévue au Japon et aux Etats-Unis. Commercialisée à 24.950 euros, elle consomme 4,3 litres aux 100 kms et émet 104 grammes de CO2 au km. Compte tenu du crédit d'impôt de 1.525 euros dont bénéficient les acheteurs, le prix est compétitif par rapport à une voiture diesel de même gamme, souligne-t-on chez Toyota. Toyota avait commercialisé à l'automne 2000 en Europe sa première Prius mais elle ne s'etait vendu qu' à moins de 5.000 exemplaires en trois ans en europe et à moins de 200 en France.
Pour Toyota, il est apparu en France une incontestable sensibilité aux problèmes environnementaux après la canicule de l'été 2003, qui a bénéficié à la nouvelle Prius.

En revanche, Honda a du mal a écoulé son véhicule hybride : la Civic IMA ( 116g/Km), commercialisée depuis novembre 2003 à 21.900 euros et fait état d'une trentaine de ventes depuis sa sortie et mise sur une centaine en 2004.

Enfin, PSA, qui estime que le véritable véhicule hydride n'est pas généralisable à court terme compte tenu de son coût démesuré par rapport aux avantages qu'il appore, va commercialiser avant la fin de l'année un véhicule équipé d'un système appelé Stop and Start, alliant un moteur thermique et un alterno-démarreur électrique. Il prévoit d'équiper 50.000 véhicules avant la fin 2006.

Réactions1 réaction à cet article

 
et les camions ?

Quelles mesures pour réduire les pollutions liées aux transports routiers de marchandises ? développer les transports ferroviaires ou fluviaux ?

ally | 19 juillet 2004 à 13h10
 
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