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FNE dépose une plainte pour mortalité d'espèces protégées sur un parc éolien de l'Aveyron

Energie  |    |  Rémi Pin Actu-Environnement.com

Pendant toute l'année 2019, un suivi environnemental du parc éolien de Monfrech à Séverac-le-Château et Lavernhe (Aveyron) a permis d'établir que plusieurs dizaines de chauves-souris et d'oiseaux ont été retrouvés morts au pied des éoliennes.

« Face à cette situation inacceptable pour notre fédération, nous sommes contraints de porter plainte contre X pour destruction d'oiseaux protégés et demander au préfet de l'Aveyron de mettre en demeure l'exploitant en prenant notamment des mesures conservatoires pour protéger immédiatement ces espèces », explique France Nature Environnement Midi-Pyrénées dans un communiqué.

Au total, ce sont 14 cas de mortalité de chauves-souris et 17 cas de mortalité d'oiseaux (dont trois vautours fauve) qui ont été constatés par un bureau d'étude indépendant. Une mortalité jugée « modérée à forte » comparée à celle observée sur les autres parcs éoliens. « Pourtant, l‘entreprise qui gère le parc ne bénéficie pas de dérogation à l'interdiction d'atteinte aux espèces protégées », précise l'association.

L'association a également saisi l'Office Français de la Biodiversité et a déposé un recours auprès de la préfecture de l'Aveyron. Elle rappelle que l'énergie éolienne « est importante pour la réussite de la transition énergétique mais seulement si elle respecte une transparence écologique ».

Réactions7 réactions à cet article

 

FNE n'aurait jamais dû défendre les éoliennes terrestres, sauf rares lieux d'implantation "désertiques", avec du matériel franco-français et des idées claires sur toute la vie de cette productrice d'énergie aléatoire.s

Sagecol | 20 février 2020 à 10h20
 
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les fanatiques de l'atome, les indécis qui ne veulent ni du nucléaire et ni de l'éolien alors que cette position est incohérente, vont jubiler ; mais il est étonnant de lire que 14 chauves souris ont été découvertes après l'évocation supra de dizaines de chauves souris. Quelques membres influents de FNE se rangent de fait du côté du lobbyisme nucléaire en cherchant à tuer l'éolien au lieu de chercher à en accompagner des modalités d'acceptabilité environnementale. L'éolien peut impacter mais des mesures de forte atténuation existent, et de multiples études démontrent la mortalité causée par le voitures, les baies vitrées, les chats, les lignes haute tension ....est bien plus importante, encore faudrait-il lire ces études et ne pas se scléroser dans un dogmatisme sectaire.

Raisonnable | 20 février 2020 à 12h12
 
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La FNE tourne du coté du vent c'est l cas de le dire : La ou il y a de l'argent a prendre tout est bon.
Il en sont tellement empêtré dedans qu'ils imaginent que tout le monde fait comme eux : "« La prédation n’est sûrement pas que due aux loups, mais chaque fois qu’il y a une attaque dans une zone à loup, il est préférable pour l’éleveur de dire que le loup est responsable de l’attaque car cela lui permet d’être indemnisé par l’Etat », explique Stéphanie Morel, chargée de mission biodiversité à France Nature environnement. A noter que si c'est une attaque de chien l’éleveur est indemnisé par l’assurance.

ouragan | 20 février 2020 à 14h53
 
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Cette mortalité a été observée durant quelle durée?
14 chauve souris et 17 oiseaux? On a connu carnage plus impressionnant...
"Ils sont fous ces gaulois" doivent se dire aujourd'hui les australiens!

adjtUAF | 20 février 2020 à 16h09
 
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Certains projets éoliens, notamment les plus anciens, sont passés plus ou moins en force en minorant les impacts environnementaux, tout particulièrement sur la biodiversité, partant du principe que l'éolien était par nature vertueux sur tous les plans. Les exploitants de ces parcs doivent parfois s'attendre à en assumer de potentielles conséquences juridiques.
D'autres ont été bien plus précautionneux et respectueux de l'évolution des connaissances sur le sujet et encourent ainsi moins de risques juridiques. Certains contribuent même activement à des programmes de suivis de la mortalité, comme en région Centre Val de Loire. Ceux-là acceptent de prendre le risque de s'exposer mais aussi de mieux se faire comprendre de leurs potentiels opposants et ainsi mieux gérer les crises, voire suffisamment les anticiper pour qu'elles ne surviennent pas. Question de stratégie industrielle et de RSE.

Pégase | 04 mars 2020 à 21h12
 
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@ Raisonnable : FNE applique sans doute précisément l'adage "qui aime bien châtie bien". Pour être les plus acceptables possible, les filières des énergies renouvelables doivent s'avérer exemplaires sur tous les plans, préservation de la biodiversité comprise. Il convient donc d'être objectivement critique et si nécessaire, de réaliser des expertises de terrain. Pas mal d'associations du réseau de FNE le font (quand les développeurs sont demandeurs et fournissent des gages de bonne volonté) car elles disposent de réelles compétences. Et oui, elles facturent leurs prestations car elles apportent une plus-value. A leurs conseils d'administration respectifs de veiller à ce que cela reste conforme à leurs statuts.
Et il n'y a rien d'incohérent à être opposé au nucléaire et à la fois très critique - de façon constructive - vis-à-vis de l'éolien.

Pégase | 04 mars 2020 à 22h51
 
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La FNE cette association qui explique que ce ne sont pas les loups qui attaquent les troupeaux tout en exigeant de la mise en place des mesures de protection contre les loups. Elle explique que chaque année entre 150 000 et 200 000 ovins sont tués par des chiens.

Ouragan répond : Pourtant l’INRA et l’AFSSA utilisent le chiffre de 2% de mortalité annuelle des ovins adultes, toutes causes confondues, dans leurs études démographiques, sanitaires et économiques, ce qui correspond à environ 200 000 animaux../.

La FNE explique : Ecologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour " entretenir " la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique.

Ouragan répond "En France, 84% des surfaces classées en "hautes valeurs naturelles", correspondent à des zones d'élevages en plein air" CNRS
le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), le pastoralisme - la production extensive de bétail dans les pâturages - offre d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte.

ouragan | 05 mars 2020 à 17h33
 
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