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Les infrastructures de transport bientôt financées par la taxe de solidarité sur les billets d'avion

Transport  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°393 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°393
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Les infrastructures de transport seront à l'avenir financées par une petite partie du produit de la taxe de solidarité sur les billets d'avion, dite "taxe Chirac". C'est en tout cas la disposition que la commission du développement durable de l'Assemblée nationale a votée le 20 mai dans le cadre de la discussion du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM).

"Une telle affectation présente l'avantage de faire contribuer le transport aérien, fort émetteur de gaz à effet de serre, aux infrastructures et au développement des mobilités durables", explique la députée LREM Bérengère Abba, auteure de l'amendement. Cette dernière estime à plus de 30 millions d'euros (M€) le montant qui pourra être dédié chaque année aux infrastructures et aux mobilités durables. Un montant qui reste toutefois éloigné des 500 M€ que le gouvernement avait reconnu nécessaires pour financer les infrastructures de transport à compter de 2020.

"Pour la première fois, le transport aérien contribuera au financement des modes de transport propres, notamment le ferroviaire", s'est félicitée la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui avait donné un avis favorable à cet amendement. "Prochaine étape : la taxation du kérosène au nouveau européen", a réagi François de Rugy. "C'est un amendement qui va dans le bon sens, reconnaît le député Matthieu Orphelin, mais il faut absolument aller plus loin", ajoute le député non inscrit, qui plaide pour une contribution écologique au décollage des avions.

Réactions1 réaction à cet article

 

Donc, pour résumer:
- soit un mode de transport qui paye déjà tous ses coûts à travers de multiples taxes (infrastructures, sûreté, fonctionnaires de la DGAC, insonorisation des logements des riverains...etc);
- qui est la seule activité économique du pays à contribuer directement à l'aide aux pays du Sud en matière de santé à travers la taxe CHIRAC (plus de 200M€/an);
- qu'on va encore taxer pour financer les infrastructures ferroviaires et routières déjà archi-subventionnées à travers l'AFITH dont l'impécuniosité provient du renoncement des pouvoirs publics à taxer les poids lourds à travers la défunte éco-taxe! C'est vrai que les camions (plusieurs centaines de milliers chaque jour sur les routes) c'est beaucoup moins polluants que les avions (4 à 5000 aéronefs dans le ciel dans le même temps)...
Les habitants des DOM-TOM, de Corse et, plus largement, de toutes les régions isolées pour lesquelles le transport aérien est la seule solution dans bien des domaines, apprécieront....
Ultime perfidie de cette mesure: on instrumentalise la solidarité internationale envers les plus pauvres pour remplir les caisses de l'Etat!
Et tout cela aux lendemains des "Assises du transport aérien" destinées à renforcer la compétitivité du pavillon français! Comment on dit "cocus" en anglais aéronautique?

adjtUAF | 22 mai 2019 à 16h10
 
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