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Actu-Environnement

Pollution de l'air : les établissements scolaires parisiens et marseillais exposés au dioxyde d'azote

Les établissements situés au cœur des agglomérations parisienne et marseillaise sont particulièrement exposés à la pollution de l'air. La Ville de Paris annonce le lancement d'une campagne de mesures complémentaires.

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Ce jeudi 28 mars, l'association Respire a présenté une étude qui évalue la pollution de l'air dans les 12.520 crèches et établissements scolaires d'Île-de-France. Au total, 682 établissements dépassent les seuils règlementaires de pollution, essentiellement dans Paris. L'association envisage d'étendre son étude à d'autres types d'établissements recevant du public et de la mettre à jour lorsque les données 2018 seront disponibles. Parallèlement, Greenpeace a dévoilé une étude similaire concernant Marseille (Bouches-du-Rhône).

L'étude de Respire associe aussi le Réseau Action Climat (RAC), le WWF France et la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Cette dernière entend relayer le sujet auprès de ses adhérents et annonce la préparation d'un kit permettant de mesurer la pollution de l'air dans les établissements. "Les écoles parisiennes seront ouvertes pour une campagne de mesures", explique Isabelle Rocca, présidente de la FCPE Paris. De son côté, la Ville de Paris annonce qu'elle lancera "une campagne de mesures dans les crèches, les écoles et les collèges parisiens à partir de la rentrée 2019". Les résultats seront communiqués aux parents d'élèves et "si les seuils sont dépassés, nous déciderons tous ensemble des mesures locales à mettre en œuvre", assure la mairie.

Les centres villes pollués au NO2

L'étude de Respire évalue la pollution de l'air à proximité des 12.520 crèches, écoles maternelles, primaires, collèges et lycées franciliens. L'association a recoupé les mesures et la modélisation de la qualité de l'air réalisées par Airparif avec les adresses des établissements. Les données utilisées portent sur la période allant de 2012 à 2017 et concernent le dioxyde d'azote (NO2) et les particules fines (PM10 et PM2,5). Respire a édité une carte présentant l'ensemble de ces données pour chaque établissement. La campagne de mesures annoncée par la Ville de Paris devrait compléter ce travail et corriger certains biais en proposant des données collectées dans les cours des écoles. En effet, certains établissements ont, par exemple, une adresse postale sur une rue à faible trafic, alors que l'établissement est adjacent à un grand axe routier, tel que le périphérique. De son côté, Greenpeace a fait à Marseille un travail similaire à celui de Respire, mais uniquement pour l'année 2017 et le NO2.

Premier constat : la pollution concerne essentiellement le dioxyde d'azote et le centre des agglomérations. Ainsi, 548 des 682 établissements franciliens qui dépassent les seuils règlementaires se situent à Paris. Au total, 26 % des établissements scolaires parisiens affichent une concentration trop élevée en NO2. Ce taux chute à 3,6 % en petite couronne et à moins de 0,5 % en grande couronne. Le constat de Greenpeace est similaire pour l'agglomération marseillaise : 187 des 189 établissements les plus exposés (22 % du total) se situent à Marseille même.

Mais la situation s'améliore

L'étude de Respire montre aussi que la pollution de l'air aux particules est moins critique : seulement un établissement parisien ne respecte pas le seuil règlementaire. Pour autant, la situation est nettement moins favorable si on retient le seuil recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les particules (20 microgrammes par m3 d'air (µg/ m3), contre un seuil règlementaire de 40 µg/ m3). L'intégralité des établissement parisiens, 44 % de ceux en petite couronne et 2 % de ceux en grande couronne dépassent le seuil de l'OMS.

L'association souligne aussi qu'entre 2012 et 2017, la situation a connu "une amélioration spectaculaire" : la proportion d'établissements dépassant les seuils légaux de pollution au NO2 a été divisée par plus de deux en Ile-de-France. Elle atteignait 66 % à Paris en 2012 (26 % aujourd'hui) et 8,4 % en petite couronne (3,6 % aujourd'hui). L'association explique que si le centre de l'agglomération est le plus pollué, c'est aussi la zone qui a connu la plus forte amélioration sur la période étudiée. Elle juge que "nous sommes face à des dynamiques distinctes" et que "l'évolution plus forte à Paris est probablement à mettre au crédit de la politique volontariste de la municipalité".

Réactions4 réactions à cet article

 

Bonjour,

Est-ce que le No2 peut se trouver en trop forte quantité dans l'atmosphère du fait de couloirs aériens civils, environ passage d'un avion par minute au dessus de ma maison et ceci toute la journée sans interruption et également la nuit sans savoir à quel rythme car ne pouvant le constater visuellement, auquel s'ajoute une activité d'une base aérienne toute proche avec des vols réguliers 5 jours sur 7 ?
en effet je ressens des odeurs douceâtres d'intensité variable en cours de journée et de nuit, me provoquant des nausées très désagréables (et parfois des maux de tête).
Merci de votre réponse.
Cordialement

francoise | 29 mars 2019 à 15h58
 
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La pollution due aux transports routiers est essentiellement du monoxyde d'azote (NO) et non du dioxyde d'azote.
Selon un article du Figaro :
"Dans les zones urbaines éloignées des voies de circulation, la pollution par le dioxyde d'azote est plus forte que celle par le monoxyde d'azote."

Charentas | 29 mars 2019 à 18h25
 
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Sur le blog de l’OMPE (Organisation mondiale pour la protection de l’environnement)

vous avez un article titré : « L’avion : champion de la pollution ! »

Extraits : « En fonction des différentes phases d’un vol, l’avion va brûler plus ou moins de kérosène. C’est au décollage, pendant 4 km environ, que la quantité de kérosène nécessaire est très importante. » (…)
CO2 : «Pour 1 kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de CO2 qui sont émis dans l’atmosphère. »
« Les avions rejettent également d’autres gaz comme l’oxyde d’azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures (HC), le dioxyde de soufre (SO2) et les particules en suspension PM10 et PM2,5. Si le kérosène est nocif pour l’atmosphère, renforce l’effet de serre, contribue au réchauffement climatique et impacte la faune et la flore (notamment lors des largages de kérosène en forêt), ses conséquences ne sont pas seulement environnementales. Le kérosène est également responsable de maux de tête, de vertiges et de nausées, sans compter les particules ultra-fines qui s’incorporent dans notre organisme, laissant des traces dans les poumons, le foie et l’urine. » Vos nausées et maux de tête s'expliqueraient.

On se demande pourquoi les coûts de transport incitent autant à prendre l’avion plutôt que le train… Pourquoi également le kérosène n’est pas lourdement taxé…

Charentas | 01 avril 2019 à 15h36
 
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Faut bien aller de sommet de la dernière chance en sommet de la dernière chance pour sauver la planète...

Albatros | 09 avril 2019 à 16h20
 
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