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Réutilisation des eaux usées traitées : le Loiret explore les possibilités sur son territoire

Eau  |    |  D. Laperche
Réutilisation des eaux usées traitées : le Loiret explore les possibilités sur son territoire
Actu-Environnement le Mensuel N°432
Cet article a été publié dans Actu-Environnement le Mensuel N°432
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Quel serait le type de réutilisation des eaux usées traitées (Reut) approprié dans le Loiret ? Pour quels territoires et pour quels bénéficiaires ? Pour répondre à ces questions, le Département a lancé une étude, avec l'appui du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema).

La question se pose, car la tension sur la ressource pèse de plus en plus. Ainsi cet été, un tiers du Loiret a subi des mesures de restrictions des usages de l'eau à un niveau de crise dès le mois de juillet. Et début septembre, les quelques épisodes pluvieux n'ont pas suffi à améliorer durablement le débit des cours d'eau. « Dans le Loiret, l'eau est une ressource souterraine et superficielle abondante, mais soumise à des assecs plus précoces et plus fréquents chaque année – 100 % du Loiret est en zone de répartition des eaux », indique le conseil départemental. L'étude devrait durer neuf mois. Elle sera ensuite mise à la disposition des collectivités et des maîtres d'ouvrage pour que ces derniers, s'ils le souhaitent, développent des projets de Reut.

L'étude se déroulera en trois grandes étapes : tout d'abord, un diagnostic territorial de la gestion de la ressource en eau au regard du changement climatique, puis une analyse prospective des volumes disponibles en eaux usées traitées et, enfin, une cartographie des secteurs à privilégier pour mener des projets (Reut possible, envisageable ou infaisable).

Pour conduire leurs travaux, les partenaires s'appuieront sur l'analyse prospective des enjeux du territoire à l'horizon 2070. Celle-ci table notamment sur une diminution du débit des cours d'eau de 10 à 40 % à cet horizon et sur une baisse de la recharge des nappes souterraines de 25 à 30 % dans le bassin Loire-Bretagne.

Réactions20 réactions à cet article

L'agriculture ne "prélève" que 16 % du total de l'eau prélevée en France, mais "consomme" 45% de toute l'eau réellement consommée, c'est-à-dire qui ne revient pas là où on l'a prise (données IFEN). Car qu'est-ce que les "Eaux usées traitées"? Ce sont les eaux qui rejoignent le milieu et finissent de s'y épurer. Elles deviennent les eaux prélevées de l'aval, puis le cycle recommence. Vouloir les "utiliser" - comme par hasard pour l'irrigation intensive - c'est augmenter la proportion qui va disparaître. Cela veut dire donc qu'il s'agirait encore d'une surconsommation, et de la perduration d'un modèle agricole obsolète mais qui voudrait adapter le changement climatique à ses pratiques actuelles. Et peu importe que, dans le "Grand Cycle" de l'eau, ces eaux exportées retombent quelque part. Cet été nous aura bien montré que ce n'est pas chez nous.

petite bête | 27 septembre 2022 à 09h06 Signaler un contenu inapproprié

Petite bête, on peut aussi penser "qu'on" va utiliser les EU A LA PLACE DE, non?

nimb | 28 septembre 2022 à 08h16 Signaler un contenu inapproprié

Ou encore mieux, pourquoi épurer les eau qui contiennent tant de nutriments? Pourquoi ne pas étudier (comme dans d'autres pays) leur utilisation comme engrais et aussi pour arroser? Pendant des millénaires, avant l'essor de l'industrie agrochimique après la Grande Guerre, les rejets humains étaient utiliser pour fertiliser!
Aujourd'hui c'est le monde à l'envers. D'un côté on fait le maximum pour tout enlever de fertilisant, puis de l'autre on emploie de vastes ressources énergétiques et pétrolières pour fabriquer ces mêmes engrais, mais de synthèse!

Erikk | 28 septembre 2022 à 14h52 Signaler un contenu inapproprié

Sur le "à la place de" proposé par Nimb, c'est ce qu'on a déjà fait en autorisant le prélèvement hivernal dans les cours d'eau et les aquifères, ce prélèvement devant se substituer à un prélèvement estival. Et désormais l'agriculture intensive pompe bien en hiver pour remplir ses évaporateurs de surface, que les nappes soient remplies ou non. Que l'on comprenne bien une fois pour toutes qu'on ne "crée" pas de la ressource : on la prend. Et on la prend toujours au détriment d'un autre usage ou de la nature.
Pour ERIKK, le raisonnement était valable du temps où la pollution n'était que organique. Mais depuis notre belle chimie moderne et tous ces produits qui lavent plus blanc que blanc, ou qui récurent nos lavabos et débouchent si bien nos canalisations, ce serait envoyer du poison directement dans les champs : il y en a déjà suffisamment avec les "phytosanitaires" (lisez : pesticides). On l'a vu avec les zones de maraîchage autour de Paris, autrefois tirant leur richesse de l'épandage des égouts, et désormais gravement polluées.

petite bête | 28 septembre 2022 à 15h14 Signaler un contenu inapproprié

La séparation des urines est un sujet à la mode dans d'autres pays, dont en Hollande. On ne rencontre pas de problèmes que vous avez cités avec ce type d'effluent, sauf pour certaines personnes sous traitement particulier. Cependant, la logistique du transport reste un vrai casse-tête.

Erikk | 28 septembre 2022 à 16h42 Signaler un contenu inapproprié

Il ne s'agit pas seulement des urines, mais aussi de tous les produits chimiques que nous utilisons au quotidien et qui partent dans le réseau "eaux domestiques", sans même évoquer les médicaments et œstrogènes qui font que beaucoup de poissons changent de sexe (vous avez bien lu) si les eaux ne sont pas correctement épurées.

petite bête | 28 septembre 2022 à 18h27 Signaler un contenu inapproprié

J'avais lu, de mon côté, un article à ce sujet où l'on recensait les "détritus" chimiques "majoritaires" en sorties de STEU : pas mal de contraceptifs et d'anxiolytiques, antidépresseurs, antipsychotiques.... çà n'exclut pas tous les autres qu'on rejette habituellement mais c'étaient les prioritaires.

A ce niveau, si on veut tout épurer, du nanochimique c'est l'ultrafiltration ou l'osmose inverse, mais ce ne sera pas le même coût de traitement..... et la flotte n'aura plus grand chose, même pas des minéraux...

Si au moins on pouvait retenir et collecter ce qui tombe du ciel, au lieu de tout laisser partir en torrents...

nimb | 29 septembre 2022 à 10h29 Signaler un contenu inapproprié

Je suis désolé, mais davantage de technologie n'est pas la solution. Dans d'autres pays on essaie tout simplement d'exclure certaines personnes de la collecte des urines. Cela peut être ceux suivant un traitement hormonal, pour le cancer, etc. C'est vraiment assez simple. C'est la logistique de collecte et de transport qui est très compliqué. Faut-il déshydrater les effluents avant transport, par exemple? Par la suite, on serait obligé de les réhydrater, et donc consommer de l'eau....
Je sais que c'est un manie d'aujourd'hui, et particulièrement français, mais la technologie n'est pas toujours la solution!

Erikk | 29 septembre 2022 à 10h44 Signaler un contenu inapproprié

L'autre solution, c'est effectivement d'avoir à l'intérieur des habitations des réseaux séparatifs. Assez simple, dites-vous? Si on y réfléchit, cela devient au contraire très complexe d'installer de tels réseaux dans le bâti déjà en place, sans même parler des risques de confusion entre les canalisations. Entrons dans le détail : il faudrait faire pipi dans un urinoir dédié, et le "reste" dans les WC? Quand je suis à la campagne, je vais en général apporter mon azote en allant uriner dehors. En ville...? Et que se passe-t-il avec des réseaux séparatifs lorsque une personne ne sait pas qu'elle devrait être exclue de cette collecte? Comme quoi les théories sont toujours plus belles que la pratique, et le mieux est trop souvent l'ennemi du bien. Parlez-mois de toilettes sèches, et je vous suivrai mieux, au moins à la campagne.
Quant à déshydrater les effluents avant transport, cela pose la question des unités de déshydratation à chaque point d'injection, et pour la suite, comment transporter des matières sèches dans des tuyaux prévus pour des liquides ou semi-liquides. On peut critiquer les systèmes actuels de collecte et de traitement, mais au moins ils sont plutôt performants au final, en particulier pour ce qui est des molécules complexes.

petite bête | 29 septembre 2022 à 11h13 Signaler un contenu inapproprié

nimb : "Retenir et collecter ce qui tombe du ciel", on entend cela souvent, et effectivement cela a été mis en pratique aux USA, et en Espagne. J'ai une belle photo du Colorado à 150 km de la mer de Cortez : c'est un fleuve... de sable! Considérer l'eau comme quelque chose qui doit être "accumulé" et capitalisé est une vision inquiétante pour toute personne qui se trouve en aval d'un point de rétention, mais c'est bien dans l'air du temps et de la Bourse. Et encore faudrait-il que "l'eau qui tombe du ciel" soit exempte de molécules chimiques puisque la plupart des molécules utilisées en agriculture le sont en aérosols. Savez-vous seulement que l'endroit où on retrouve le plus de molécules chimiques dans l'air dans le massif Central c'est la Haute Auvergne (elles proviennent des épandages agricoles en Limagne) ? Le cycle de l'eau ne se résume pas soit à des problèmes de plomberie, soit à des visions néo-libérales de spéculateurs avides de s'approprier le bien commun, comme on le voit avec les "bassines" agricoles si prisées par quelques-uns au détriment de tous.

petite bête | 29 septembre 2022 à 11h32 Signaler un contenu inapproprié

Je suis entièrement d'accord avec vous petite bête, mais il faut éviter de brandir ces étiquettes qui ne veulent rien dire :
"néo libéral", "spéculation", etc. Pour moi, ces termes sont le domaine des hommes politiques.
Si tout dont nous discutons aujourd'hui existe, c'est bien parce que à un moment donné le consommateur l'a voulu, à son insu ou non. Mettez du bio partout et la vente de fruits et de légumes fera une chute vertigineuse.
En général, la GRANDE majorité de consommateurs vote avec leur portefeuille. Par la suite ils se plaignent de pesticides, etc.
Nous sommes à un carrefour aujourd'hui, qui est à mon avis provoqué par la surpopulation de la planète, et le fait de toujours vouloir vivre mieux. C'est triste, mais je ne vois pas de solution avec notre système économique et politique actuel. Il y a de plus en plus de gens qui prêchent pour une dict----- environnementale!
Je m'arrête là, ou mon employeur capitaliste va me virer ! LOL

Erikk | 29 septembre 2022 à 14h39 Signaler un contenu inapproprié

Je me suis déjà fait traiter de "Khmer vert" par un agriculteur, simplement parce que je rappelais les chiffres très officiels des prélèvements et de la consommation d'eau en France. Il est vrai qu'avec le principe de plaisir dans lequel nous baignons tous, il y a des choses difficiles à entendre et encore plus à accepter : "Don't look up!". C'est ainsi : on laisse faire, ou bien on agit, au risque de passer pour un nostalgique de la dictature? Et en quoi le "bio" mettrait-il en danger le "conventionnel"? Sur bien des productions, il n'est pas inférieur en productivité. Mais il fait moins bien les affaires de ceux qui vivent directement ou indirectement de l'agriculture sans être agriculteurs. Quand je vois tel sénateur que je côtoyais dans une agence de l'eau, dont la famille possède 450 hectares de terres irriguées et dont le frère représente une des plus grosses entreprises agroalimentaires françaises, ce sénateur se faire le chantre des "bassines" partout dans son secteur et les faire financer avec de l'argent public à plus de 80%, je me dis que oui, c'est bien politique.

petite bête | 29 septembre 2022 à 15h05 Signaler un contenu inapproprié

Juste deux choses et après j'arrête parce qu'on va dévier inexorablement une nouvelle fois :
- bassines : petite bête, merci de vos exemples que vous citez fréquemment. Ici, on ne connait pas ces exemples de déviance... donc selon votre raisonnement, on ne fait pas de bassines et on laisse tout repartir en torrents partout, sans retenir et contenir? C'est çà, la solution? On incite pourtant bien à recueillir et utiliser les eaux de toiture, non?
- bio : moi, de ce que j'en connais, du bio aussi productiviste que du conventionnel, çà donne soit des produits cultivés hors France ou même hors UE (donc avec le même alignement de réglementation? à voir... ... et c'est tout vu.... culture sous serre chauffée, hors saison, etc...) OU ALORS des fruits et légumes sans pesticides mais livrés pas mûrs et aussi insipides au niveau goût que les concurrents traditionnels..... mais moins de phytos.. la belle affaire... essentiellement pour la distri qui a mis son nez et ses affaires dedans (pas pour les gogos qui achètent).

nimb | 30 septembre 2022 à 08h52 Signaler un contenu inapproprié

Bref, si on vous lit, on retrouve tous les arguments habituels. Quel est le principe des bassines prétendument "de substitution"? Il s'agit de pomper en hiver dans les nappes qui sont censées être pleines à cette époque pour mettre cette eau en surface afin de l'utiliser en été. A la fin des hivers que nous avons désormais, les aquifères ne sont pas rechargés, mais qu'importe puisque le lobby de l'agro-industrie, majoritaire dans les comités de bassin, a fait voter ce principe. Il y a déjà là un côté "Shadock" qui n'échappera à personne. Ce sont des faits, pas des élucubrations : après 20 années d'agence de l'eau, je sais encore de quoi je parle. Et bien sûr quelques agriculteurs intensifs accaparent ainsi la ressource de tous les autres agriculteurs et des usagers, le tout financé par de l'argent public à plus de 70-80%. Le changement climatique nous aura bien montré cette année les limites du raisonnement.
Quant à votre couplet sur le bio... Quoi? Le bio pourrait être aussi dégueulasse que le conventionnel? C'est scandaleux!

petite bête | 30 septembre 2022 à 09h46 Signaler un contenu inapproprié

Du calme tout le monde. Il y a de la place pour tout. Je cultive chez moi beaucoup, bio et non. Certains fruits sans traitement vont avoir des bêtes, tavelure, champignons etc. Sinon, on choisit des variétés résistantes, parfois insipides, parfois non. Par contre, ils ne seront jamais "jolis", sauf ceux produits en serre. Je ne suis donc pas contre les pesticides, seulement leur SUR utilisation. Il y a la place pour les 2 sortes d'agriculture.
Concernant les agriculteurs, Petite Bête a bien raison. Je travaille également dans ce milieu depuis longtemps. Ce n'est surtout pas l'utilisation de l'eau pluviale qui est encouragée aujourd'hui, mais ça gestion A LA PARCELLE. Ca dévient la règle de plus en plus (voir le Village Olympique). Ainsi on ne charge pas inutilement nos STEPS, et en même temps on recharge les nappes.

Erikk | 30 septembre 2022 à 10h10 Signaler un contenu inapproprié

Petite bête, on ne se comprend pas. QUI vous parle de pomper dans les nappes? Certainement pas moi. Je vous parle de prélever une partie de l'eau du pluie qu'on pourrait juger excédentaire, notamment en cas d'épisodes pluvieux costauds, via une sorte de surverse. Je pense notamment à ici, chez moi, tous ces terrains en pente. Un gros coup de flotte, çà part dans les cours d'eau avec une turbidité importante. Autant canaliser un peu et diminuer la quantité qui part en rivière, non?
J'ai regardé un peu ce dont Erikk parle, la gestion à la parcelle : c'est une idée, en effet, pour l'aménagement des villes et villages. Mais à mon sens, çà n'a rien de novateur, je trouve. Déjà, parce qu'une partie des réseaux de ce pays sont séparés, donc l'eau de pluie n'arrive pas en STEU (pas chez moi, par contre, je confirme). Je me faisais juste la réflexion que pour en arriver à prôner quelque chose qui tient avant tout du bon sens (ne pas imperméabiliser systématiquement sa propriété), c'est qu'on en est vraiment arrivés à un degré 1000 de non sens au niveau de l'aménagement de ses propres espaces

nimb | 30 septembre 2022 à 21h31 Signaler un contenu inapproprié

Justement nimb, c'est exactement le problème. On ne fait pas ce qu'on veut dans "ses propres espaces". Il y a un PLU, où est défini le % de terrain qui doit rester perméable. C'est trop souvent pas respecter, et presque jamais contrôlé en France. Ceci n'est pas normal, puisque l'infiltration à la parcelle devient de plus en plus la règle. Puis, il n'est pas normal que le "bien commun" doit supporter les effets des personnes qui ne respectent pas la loi.
En gros, il n'y a pas UNE solution, mais de multiples sont nécessaires afin de faire face à ce nouveau climat. C'est pareil pour l'énergie. Il n'y a pas UNE solution, mais plusieurs, et la plus importante doit être la sobriété. Mais comme pour les EP, le Citoyen pense toujours que le gouvernement et l'Industrie doivent être les seuls à faire des efforts... Le problème est que les Citoyens sont nombreux et ils votent. Et donc le gouvernement, qui est géré par des hommes politiques a peur de les brusquer. Du coup, rien ne bouge! Hélas, les Dictateurs ont déjà trouvé les failles de la Démocratie....

Erikk | 03 octobre 2022 à 09h40 Signaler un contenu inapproprié

Je suis en grande partie en accord avec Erikk. Si on regarde d'un peu près le stockage de l'eau, je pense que tout le monde sera d'accord avec le fait que le meilleur stockage est celui des nappes et aquifères. Pour le stockage en surface, il y a les retenues collinaires sur des pentes, qui retiennent l'eau de ruissellement. Elles sont très minoritaires, ne serait-ce que parce que l'essentiel de l'agriculture intensive se fait en plaine. On remarquera au passage que l'eau des retenues collinaires est soustraite du milieu et sera "exportée", soit par l'évaporation, soit par sa captation par les plantes cultivées. En effet les plantes et arbres du milieu naturel, si ils transpirent comme les autres, restent sur place, alors que les plantes cultivées ne restent pas sur le milieu et s'exportent avec l'eau qu'elles contiennent. Pour les "bassines", qui sont les plus nombreuses, le principe est différent puisqu'il s'agit de pomper en fin d'hiver dans les nappes, en espérant qu'elles soient remplies et même si ce n'est pas le cas. C'est absurde de mettre en surface, mais c'est ainsi. Bien sûr, on prétend qu'il y a des quotas de prélèvement qui voudraient que seuls les excédents soient prélevés. Mais comme ces quotas sont définis "politiquement" et non scientifiquement, on a vu le résultat cet été.
En fait, la seule vraie question à poser est celle de la finalité : de l'eau, pour cultiver quelles plantes, et destinées à quel usage?

petite bête | 03 octobre 2022 à 11h41 Signaler un contenu inapproprié

Excellent Petite Bête! Ma femme est fille d'agriculteur, et elle rage toujours devant ces énormes plantations de maïs qui sont arrosées par des énormes lances en pleine journée quand il fait le plus chaud!
Certaines plantes ne devraient plus être cultivées, au profit de celles qui sont moins gourmandes en eau. Mais comme vous avez bien indiqué, c'est la politique qui fait la loi!
Je vois ce même non sens depuis des décennies concernant la gestion de la pêche. En France, ça a toujours été 90% politique, et 10% scientifique. Le résultat, l'écroulement des stocks des meilleurs poissons....

Erikk | 03 octobre 2022 à 11h51 Signaler un contenu inapproprié

Pour Nimb
Vous dites : "Qui vous parle de prélever dans les nappes?"
Mais tout le monde, tout le monde, car pour ce qui est des "bassines", qui sont de loin les plus nombreuses, il ne s'agit que de cela. Leur principe est bien de pomper en fin d'hiver l'eau déclarée excédentaire (par les demandeurs) dans les nappes pour stocker en prévision de l'été. C'est pour cela que c'est absurde de mettre en surface ce qui est en sous-sol, et que Madame Lambert, lorsqu'elle déclare (je cite) :
« Quand les nappes sont saturées et que l’eau ne rentre plus dans le sol et que l’eau court de ces pluies diluviennes, est-ce qu’on n’est pas assez réfléchis, intelligents, et dans l’anticipation pour dire : stockons en prévision des moments de manque »,
elle évoque une situation idéale et non réelle, car ce n'est pas ainsi que cela se passe, on l'a suffisamment vu cet été et on le voit encore avec tous ces projets de bassines pour une minorité d'agriculteurs bien en cour politiquement. C'est comme de vouloir lutter contre le réchauffement de la planète avec des climatiseurs.

petite bête | 03 octobre 2022 à 11h58 Signaler un contenu inapproprié

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