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Pesticides : l'Anses recommande de fixer des valeurs seuils pour les risques chroniques sur les pollinisateurs

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Dans un nouvel avis publié le 28 octobre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande de prendre en compte les risques chroniques pour les abeilles et les pollinisateurs lors de l'évaluation des risques réalisée dans le cadre des procédures d'autorisation des produits phytopharmaceutiques, et de fixer des valeurs seuils. Elle recommande de s'appuyer sur les lignes directrices publiées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) en 2013, alors que les États membres s'opposent majoritairement à leur mise en oeuvre.

Selon l'Anses, les lignes directrices de l'Efsa permettent de mieux évaluer les risques à long terme pour les abeilles et pour les autres pollinisateurs. « Cette méthodologie est particulièrement adaptée pour évaluer les études de toxicité chronique pour les abeilles adultes et le développement des larves, ainsi que les études de toxicité pour les bourdons. De plus, elle permet de prendre en compte différentes voies d'exposition des abeilles, dans la culture traitée et également aux abords, comme par exemple les bordures de champs, les cultures adjacentes ou encore les flaques d'eau » , souligne-t-elle.

L'Agence va même plus loin en préconisant la fixation de « valeurs seuils réglementaires au niveau européen pour les risques chroniques afin d'harmoniser les critères relatifs à la décision de mise sur le marché des produits ». Aujourd'hui, ces valeurs seuils existent seulement pour les risques aigus.

Réactions1 réaction à cet article

 

Il est tout de même formidable qu'il ait fallu attendre fin 2019 pour se poser la question de la déclinaison nationale d'un protocole européen en écotoxicologie fondé sur l'exposition chronique des pollinisateurs aux pesticides. On ne manque pourtant pas de compétences techniques en la matière dans l'Hexagone, l'explication n'est donc probablement pas à rechercher de ce côté là.
Il est également curieux de constater que cette évolution des lignes de l'ANSES coïncide plutôt bien avec la montée en puissance en France des oppositions des citoyens et de certains de leurs représentants élus aux pesticides de synthèse, la diffusion de l'information scientifique et vulgarisée sur le sujet et sa forte médiatisation.
Maintenant que ce projet salutaire a été annoncé, quid de sa mise en route ?

Pégase | 04 novembre 2019 à 21h32
 
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