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L'ASN exige la mise à l'arrêt de cinq réacteurs nucléaires

Energie  |    |  Actu-Environnement.com

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonce, ce 18 octobre, la mise à l'arrêt de cinq réacteurs nucléaires (Civaux 1, Fessenheim 1, Gravelines, Tricastin 2 et 4) afin qu'EDF réalise sous trois mois des contrôles complémentaires sur les fonds primaires de générateurs de vapeur. La ministre en charge de l'énergie, prend acte de cette décision. "Ségolène Royal a reçu le président de l'ASN le 17 octobre et lui a assuré toute sa confiance afin que les investigations en cours, et les décisions qui en découleront, assurent le niveau de sûreté du parc nucléaire français", indique le communiqué de presse publié par le ministère.

Pour rappel, les fonds en acier de ces générateurs sont affectés par une concentration élevée en carbone : "Les analyses menées à la demande de l'ASN par EDF depuis 2015 concluent que certains fonds primaires de générateurs de vapeur, fabriqués par Areva Creusot Forge ou JCFC, présentent une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu'attendu. Ces générateurs de vapeur équipent 18 réacteurs de 900 ou 1.450 MWe", précise l'ASN, ajoutant que douze de ces réacteurs sont équipés de fonds primaires fabriqués par JCFC susceptibles de présenter une concentration en carbone particulièrement élevée. Les contrôles exigés par l'ASN ont été réalisés sur 7 de ces 12 réacteurs à l'occasion d'arrêts programmés.

Début septembre, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l'appui technique de l'ASN, estimait que la caractérisation des zones fragilisées et l'indentification d'éventuels défauts sur l'extérieur des fonds de générateurs de vapeur "[devaient] être réalisés au plus tôt". Initialement, EDF envisageait d'utiliser le délai règlementaire maximal de cinq ans pour réaliser ces études. Mais l'hypothèse de sûreté retenue par l'entreprise pour appliquer ce délai "ne peut pas être justifiée", expliquait l'IRSN dans son avis.

Sophie Fabrégat et Philippe Collet

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