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Bassin de Lacq : Santé publique France ne fait état d'aucune surmortalité

Risques  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

Après cinq ans d'étude, l'Agence nationale de santé publique a rendu, le 15 novembre, les conclusions de ses travaux sur la sécurité sanitaire du bassin industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Les deux publications en question – l'une sur la mortalité, l'autre sur la faisabilité d'une telle surveillance épidémiologique – font suite à une première étude, parue en mai 2019, consacrée au contexte local.

La première étude ne fait état d'aucune surmortalité quelconque, entre 1968 et 2016 sur les quelque cent communes du bassin industriel. « Quelle que soit la méthode d'analyse, les résultats obtenus n'ont pas mis en évidence un excès de risque de décès pour l'ensemble des causes de décès, l'ensemble des décès par cancers, les décès par cancers respiratoires, les décès par cancers des tissus lymphoïdes et les décès par cancers digestifs au niveau des zones de résidence les plus proches », déclarent Santé publique France. L'une des méthodes d'analyse, focalisée sur la période 2007-2016 et basée sur un « classement affiné » en trois zones, a même constaté une « sous-mortalité significative » pour l'ensemble des cancers au niveau de la « zone la plus exposée » par les nuisances et pollutions des sites industriels.

Santé publique France rapporte néanmoins des excès de mortalité observés pour les pathologies non cancéreuses respiratoires et circulatoires. « Ces excès de décès ne sont pas corrélés à la distance entre le lieu de résidence et le bassin industriel de Lacq », nuance cependant l'agence. Ces pathologies ont, par ailleurs, été reconnues « d'intérêt » (aux côtés du diabète et d'autres afflictions cardiovasculaires, au sens large) par la seconde étude citée. « Le choix des pathologies a été priorisé à l'issue d'une étude qualitative auprès des acteurs locaux et d'une étude mesurant la perception de surrisque des différentes pathologies par les professionnels de santé locaux. » Elles serviront d'indicateurs sur lesquels s'appuiera la réalisation d'un « protocole détaillé » nécessaire à la poursuite de l'étude de la morbidité dans la zone, à l'avenir. Enfin, pour rappel, Santé publique France mène actuellement le « quatrième volet » participatif de ses travaux, dont les résultats sont attendus d'ici à 2023.

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