En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Espèces envahissantes : lancement d'un réseau européen d'information

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Le Centre commun de recherche (JRC) a lancé le 14 septembre le réseau européen d'information sur les espèces exotiques (EASIN – European Alien Species Information Network), afin d'identifier les espèces qui pourraient constituer une menace pour les écosystèmes locaux, la santé humaine et l'économie, en se développant rapidement.

Près de 16.000 espèces exotiques sont répertoriées sur le territoire européen. "Si la plupart de ces espèces ne présentent pas actuellement de risque significatif pour leur nouvel environnement, certaines en revanche s'y adaptent tellement bien qu'elles deviennent envahissantes, cessant ainsi d'être une curiosité biologique pour devenir une menace réelle pour les écosystèmes locaux, les cultures et le bétail, et compromettant la santé de notre environnement et notre bien-être social", indique la Commission européenne dans un communiqué. L'impact économique des espèces envahissantes, qui représentent 10 à 15 % des espèces exotiques actuellement répertoriées, est estimé à 12 milliards € par an.

L'EASIN répertorie les informations provenant de plus de 40 bases de données en ligne afin d'établir une cartographie des aires de répartition des espèces envahissantes et une classification biologique des espèces exotiques (milieu de vie, voies d'introduction…). "Les utilisateurs de l'EASIN peuvent examiner [gratuitement] et cartographier les informations géoréférencées sur les espèces envahissantes provenant des bases de données en ligne suivantes: le GBIF (Global Biodiversity Information Facility), le GISIN (Global Invasive Species Information Network) et le REABIC (Regional Euro-Asian Biological Invasions Centre). D'autres sources de données seront incluses au cours des années à venir".

Réactions2 réactions à cet article

 

bonjour,
Je ne peux m'empêcher de réagir à cet article, voilà maintenant 6 ans que je travaille sur la problématique des invasives, notamment sur le Baccharis halimifolia, bien d'autres personnes y travaillent depuis plus longtemps que moi.
Depuis 5 ans nous attendons du ministère un arrêté pour tout simplement interdire à la vente un certain nombre d'espèces végétales, une soixantaine, avérées invasives.
Première question : La DREAL a-t-elle bien rempli sont rôle auprès du ministère?
Le Baccharis est installé sur les côtes atlantiques depuis au moins 25 ans, il doit en être de même pour la méditerrané, son caractère invasif est reconnu et la baisse de biodiversité qu'il provoque par la fermeture des milieux, aussi!
C'est bien joli de faire des listes européennes, mais en attendant ce sont les gestionnaires qui se battent au quotidien, version mythe de Sisyphe, sans aucune aide de l'état français.
Seconde question: l'interdiction de vente de certaines espèces aurait-elle un impact économique si important que ça? ou bien est-ce que tout cela ne serait pas orchestré par l'ennemi number one de la planète ce cher Monsanto?
Des départements français se sont déjà donnés les moyen de communiquer sur la problématique des invasives, les collectivités ont fait de même et on ne compte plus le nombre de journées écocitoyennes réalisées avec des bénévoles pour lutter contre ces espèces exogènes. Tout le monde s'essouffle et les dirigeants ne font rien... pour ne pas changer

Gardelitto | 18 septembre 2012 à 10h45
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Eh oui, Gardelitto, bienvenue dans le monde des études sans fin, des modélisations 3 D et des classements ! Toi qui est au contact de la problématique , sur le terrain, tu es forcément moins utile que tous ces parasites aux discours pseudo-scientifiques. En effet, sachant qu'il y a 16 000 espèces concernées, comment quelqu'un de cartésien pourrait prétendre les observer en même temps ? Un vrai scientifique prendrait du recul et dirait : "hum, le plus rationnel est de constater les émergences et de lutter contre les espèces dont on sait qu'elles font déjà des dégâts, surtout là où elles n'ont pas encore gagné". Comme en plus personne ne peut anticiper la réponse du milieu pour 16 000 items, il semble évident de s'attaquer à "ta" plante et et aux autres espèces déjà responsables de pertes en biodiv, de surcoûts importants dans l'exploitation d'infrastructures coûteuses ou de surfaces agricoles. Mais non, dans l'Europe des technocrates, ça ne marche pas comme ça ! Quant à interdire une espèce à la vente, malheureux ! Tu veux tuer le commerce mondial ou quoi ! l'exemple des tortues tropicales est à mon avis le top du top de la tartufferie de la protection de l'environnement par nos dirigeants : on en interdit une, aussitôt remplacée par une autre et ainsi de suite...Pauvre cistude !

botanion | 18 septembre 2012 à 11h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager