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La Région Ile-de-France et RTE se penchent sur la biodiversité sous les lignes de transport d'électricité

Afin de mieux connaître et protéger les espèces présentes sous les lignes de transport d'électricité, RTE signe la charte régionale de la biodiversité de la Région Ile-de-France. Un inventaire floristique sera effectué sur ces zones dégagées.

Biodiversité  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
La Région Ile-de-France et RTE se penchent sur la biodiversité sous les lignes de transport d'électricité
   
Dans le cadre de sa stratégie régionale pour la biodiversité, la Région Ile-de-France s'est fixée pour objectif de restaurer les continuités écologiques sur l'ensemble de l'Ile-de-France. Cinq réseaux ont été identifiés et intégrés dans le Schéma Directeur de la Région (SDRIF) adopté le 25 septembre dernier : le réseau des eaux courantes, le réseau des zones humides, le réseau herbacé, le réseau arboré et le réseau grands mammifères. Dans cette optique, la Région a prévu de développer des partenariats avec les gestionnaires d'infrastructures pouvant interférer avec ces réseaux naturels : Sociétés d'autoroutes, VNF (Voie Navigable de France), PAP (Port Autonome de Paris), RFF (Réseaux Ferré de France) mais également Gaz de France et RTE (Réseaux de Transports d'Electricité).

Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE vient ainsi de signer la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels. Il s'engage ainsi à évaluer l'impact des lignes à haute tension aériennes et souterraines et des voies de circulation et à réfléchir à quelle échelle les lignes à haute tension peuvent être considérées comme des corridors ou des barrières.
Pour des raisons de sécurité, des distances minimales de sécurité doivent être maintenues dans le temps entre les câbles électriques et la végétation à proximité pour éviter les courts-circuits.
Pour cela, RTE réalise tous les ans des travaux d'entretien sous forme d'abattage, d'élagage et de débroussaillage. Résultats, à l'instar des autoroutes, des voies ferrées et des canaux, les lignes à haute et très haute tension fragmentent souvent les habitats naturels.
À l'échelle nationale, environ 5% de la longueur totale du réseau RTE traverse des sites Natura 2000 et 20% des lignes aériennes sont situés en zones boisées, ce qui représente près de 30.000 pylônes.

Le MnHn réalisera un inventaire floristique

Pour respecter les engagements de la charte, RTE et la Région Ile-de-France et ont signé une convention avec le Muséum national d'Histoire naturelle (MnHn) afin de mieux connaître la biodiversité sous certaines lignes électriques. Plus précisément, le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien, service scientifique du MnHn, réalisera un inventaire floristique sous 280 kilomètres de lignes électriques en Seine-et-Marne dans un premier temps. Les botanistes choisiront les secteurs à étudier parmi les Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), les Arrêtés Préfectoraux de Protection des biotopes (APB), les Réserves naturelles et les zones Natura 2000 traversées par ces lignes. À l'issue de l'inventaire, le conservatoire transmettra la liste des espèces rencontrées associées d'un « coefficient de rareté francilien ». Ce coefficient couvrira un spectre allant des espèces « extrêmement communes », c'est-à-dire que l'on trouve dans 50% des communes d'Île-de-France à « extrêmement rare », c'est-à-dire que l'on trouve dans moins de 0,5% des communes franciliennes, explique la Région.

Parallèlement à ce recensement, le conservatoire informera RTE de la présence sur ces terrains d'habitats naturels protégés par la Directive européenne Habitats Faune et Flore. RTE se verra dépositaire d'une mission de conservation des habitats que les Etats membres de l'Union européenne ont défini comme d'intérêt communautaire, explique le Région.

Les enseignements de cet inventaire permettront à RTE d'adapter les travaux de maintenance et de gestion de la végétation sous ces lignes de manière à protéger les espèces rares et leurs habitats. Il s'agira par exemple d'adapter les techniques d'abattage et de broyage et de réaliser des plantations arbustives compatibles avec la proximité des lignes et favorables à la conservation de la biodiversité.

4 forêts déjà inventoriées

L'Agence des Espaces Verts de la Région IdF et RTE ont déjà lancé un inventaire spécifique dans quatre forêts franciliennes : forêts de Grosbois dans le Val-de-Marne, de Ferrières et de Bréviande en Seine-et-Marne et forêt de Cheptainville en Essonne. Les résultats de l'étude des sols et de l'inventaire faunistique et floristique ont donné lieu à l'élaboration d'un diagnostic estimant le « potentiel écologique et paysager » de chacune des forêts et les aménagements à apporter. 132 espèces végétales ont par exemple été recensées dans la forêt de Grosbois dont des plantes rares d'intérêt patrimonial comme la Lobélie Brulante (Lobelia urens), le Genêt d'Angleterre (Genista anglica) ou encore la Bruyère à quatre angles (Erica tetralix). De même, cette forêt se caractérise par une diversité faunistique et un nombre important d'espèces remarquables comme le papillon Petit Mars Changeant (Apatura ilia), la sauterelle Conocephale gracieux (Ruspolia nitidula) ou encore la libellule Leste sauvage (Lestes barbarus).

Réactions1 réaction à cet article

 
Inventaires ?

Selon quels protocoles ?

pierre | 02 mars 2009 à 14h05
 
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