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Des fleurs plantées le long des routes pour protéger les abeilles

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet
   
Des fleurs plantées le long des routes pour protéger les abeilles
© Irochka
   
Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères vont être semées sur plus de 250 kilomètres d'accotements routiers ''afin d'offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation'', ont annoncé le 19 janvier Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des transports et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie.

''Plus de 35% de nos ressources alimentaires proviennent aujourd'hui des insectes pollinisateurs comme les abeilles. Les protéger c'est aussi assurer notre survie'', rappelle Chantal Jouanno dans un communiqué. Cette démarche vise à ''introduire des réserves de pollen et de nectar de bonne qualité tout au long de l'année apicole''. Son but : ''améliorer le bol alimentaire des abeilles et de contribuer ainsi au maintien de leurs défenses immunitaires'', a précisé le Ministère du Développement durable. Cette expérimentation sera menée dans six grandes régions correspondant aux directions interdépartementales des routes : nord, nord-ouest, sud-ouest, massif central et atlantique.

La démarche sera évaluée pendant trois ans : intensité du butinage, analyse du miel, composition des pollens, ''autant d'indicateurs qui permettront d'apprécier l'efficacité de la démarche'', souligne le Ministère.

L'objectif est d'étendre d'ici 3 ans, ce dispositif à l'ensemble du réseau routier national non concédé (environ 12.000 km) et de mettre les connaissances acquises à disposition des autres gestionnaires de réseaux routiers (sociétés autoroutières, collectivités territoriales) souhaitant se lancer dans une telle démarche.

Cette expérimentation ''complète les actions déjà engagées sur les abords routiers, comme la réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires ou le développement de pratiques de fauchage écologiques respectueuses des cycles de reproduction de la faune et de la flore'', selon Dominique Bussereau.

Rappelons qu'en France, 300.000 colonies d'abeilles disparaissent en moyenne tous les ans depuis 1995, d'après l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF). Depuis dix ans, les colonies d'abeilles enregistrent des pertes très importantes sur l'ensemble des continents. Les pathologies de l'abeille (le parasite Varroa) et les intoxications par des produits phytosanitaires figurent parmi les causes de cette surmortalité.

Après l'annonce faite par le Ministère, l'UNAF a demandé le 20 janvier ''une véritable réorientation de l'agriculture afin qu'à une vaste échelle, des cultures mellifères également pertinentes pour le monde agricole (sainfoin, trèfle, luzerne) soient semées''. L'UNAF a de nouveau dénoncé la ré-autorisation du pesticide Cruiser, accusé d'être à l'origine d'une surmortalité d'abeilles par les apiculteurs et les associations environnementales. ''Ré-autoriser le Cruiser® au cours de l'Année Internationale de la Biodiversité et dans le même temps engager une action de communication sur ''le fleurissement des accotements routiers'' s'avèrent contradictoires'', a estimé le syndicat apicole français.

''L'UNAF est disposée à travailler avec le Ministère de l'Ecologie pour œuvrer véritablement à la protection de la biodiversité, de l'abeille et de l'Apiculture'', a déclaré Henri Clément, président du syndicat en déplorant n'avoir pas été concerté dans cette action.

Réactions11 réactions à cet article

 
pétition FFAP contre les insecticides tueurs d'ab.

Très bien cette action, comme celle en faveur du réseau biodiversité (jachère apicole; voir la dépêche afp). Seulement d'1 le gouvernement a ré autorisé le CRUISER (insecticide) et 2 BAYER soutient l'idée des jachères apicoles et l'argument du bol alimentaire des abeilles. Sauf que la biodiversité ne s'est pas effondrée aussi vite que les abeilles (effet de seuil diront les scientifique!! et le principe de précaution??). Les apiculteurs de la FFAP et du SAPB eux n'attendront pas les bras croisés.

moé | 20 janvier 2010 à 19h24
 
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humble serviteur de la nature et des humains

Si j'étais une abeille, je saurais choisir mes fleurs et je ne butinerais jamais celles qui sont sur les bordures de routes, car elles sont trop polluées(métaux lourds.....etc....)!est-ce que les spécialistes humains du projet l'ignorent?

Strategis | 21 janvier 2010 à 02h32
 
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Les abeilles collent bien aux pare-brise !

Vous êtes des technocrates purs et durs qui ne vous rendez même pas compte des risques encourus par les abeilles, qu'engendrent la disposition de fleurs le long des routes,...Vous allez aussi répertorier la mortalité de celles ci,en comptant les impacts sur les véhicules qui circulent le long de ces voies fleuries...
Mme Jouano,allez donc planter des chrysanthèmes au pied des éoliennes,peut-être que le souffle les rebutera,pauvres abeilles !Vous allez devenir les victimes de la technocratie.
Je vous désaprouve,Mme Jouano et je ne vous salue pas.Les courriers ,sans réponses, sont votre désagréable particularité.

kyrnos43 | 21 janvier 2010 à 07h31
 
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Nos pauvres abeilles aux bords des routes !

Sérieusement !
Je pense également que les abords de routes doivent être saturés en métaux lourds, et seront en plus un environnement dangereux pour nos pauvres petites abeilles.
Si notre gouvernement se décide enfin à s'intéresser à elles, ne doit il pas plutôt interdire à l'agriculture l'utilisation de produits toxiques pour ces insectes ?
Un proverbe indien dit "lorsque l'abeille disparaitra, l'humanité ne lui survivra pas longtemps".

Odile | 21 janvier 2010 à 11h38
 
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Et les forêts?

Nous en forêt , sommes sensibilisés depuis longtemps;plantons plus d'arbres méllifères, engageons nous plus dans l'agroforesterie mais à très grand espacement (-de 50 arbres à l'Ha).Malgré le peu d'aides publiques (contrairement à d'autres!) nous sommes beaucoup plus volontairement vertueux.On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.

sorbus | 21 janvier 2010 à 13h16
 
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PAS AU BORD DES ROUTES ! ! !

Vous voulez protéger les abeilles ou les rendre malades et par là , leur faire produire un miel nocif ?

Comment avez-vous pu envisager "améliorer leur bol alimentaire' au bord des routes polluées ?

Mesdames , Messieurs , revenez à la raison en encourageant plutôt les créations et aménagements multiples de haies , bien évidemment entre des champs
non infestés de pesticides .

Et créez dans tous les jardins publics de France des coins "sauvages" d'herbes et fleurs naturelles .

Merci pour elles et pour nous .

Prema | 21 janvier 2010 à 14h34
 
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quelle bonne idée

Je suis apiculteur et je pense que cette idée est un peu irréfléchie. Les abeilles traverseront les routes constamment attirées par cette manne et alors là bonjour les parebrises.Ce n'est pas en fleurissant les routes que l'ont va sauver les abeilles, c'est une goutte d'eau dans la mer du même acabit que les jachères fleuries, de la com. Les abeilles comme la nature en général a besoin d'espaces sauvages sans intervention de l'homme, 20 à 30 % de surfaces vierges ne seraient pas de trop (utopique ?)

alex6 | 21 janvier 2010 à 18h57
 
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c'est de la folie!!!!!!!!!!!!!!!

entre les metaux lourds et les parts brise on envoie nos arvettes au suicide

jean paul | 21 janvier 2010 à 21h23
 
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Fleurettes sur fond de "peinture verte" !

Monsieur Bussereau commencez par faire appliquer (en agriculture comme sur les bords de routes) "les actions déjà engagées sur les abords routiers, comme la réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires ou le développement de pratiques de fauchage écologiques respectueuses des cycles de reproduction de la faune et de la flore''.
Des espèces végétales spontanées pourraient revenir sur le bord de nos routes pour peu qu'on leur foute la paix !

Robrico | 24 janvier 2010 à 13h57
 
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pourquoi au bord des routes ??

que je sache ce lieu est très pollué d'une part d'autre part le vol de ses bienfaitrices est il compatible avec la sécurité des voyageurs ??
Les critères objectifs ayant structuré ce choix ne figurent pas dans cette proposition, on l'aurait poeut-être mieux comprise .....

ann'marie | 26 janvier 2010 à 09h57
 
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Chicoréé

Parfois à la recherche d' engrais verts naturels;
là où pousse abondamment orties, plantains ou pissenlits ; je trouve de la chicorée sauvage sur les talus de bord des routes ! des chicorées mellifères ! rassurez vous il en reste encore !
.. des fleurs de chicorées !

Orel vitélias | 21 mars 2010 à 14h46
 
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