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Actu-Environnement

Stockage de carbone : un partenariat stratégique avec la Norvège dans les tuyaux

Energie  |    |  S. Fabrégat

Le ministre de l'Industrie, Roland Lescure, s'est rendu, fin octobre, en Norvège, avec une trentaine d'industriels français afin de dessiner les contours d'un partenariat stratégique industriel sur les technologies vertes, notamment sur la capture et le stockage de CO2 (CCS). La délégation s'est en effet rendue à Bergen, à l'ouest du pays, ville au large de laquelle est prévu le premier site de stockage de CO2 européen, qui sera opérationnel fin 2024. La France souhaite ainsi créer un cadre et une porte d'entrée pour des industriels qui souhaiteraient réserver des capacités de stockage.

La France a adopté une stratégie sur le CCS en juin dernier. Celle-ci prévoit un recours à cette technologie afin de capter les émissions résiduelles incompressibles, d'assurer la transition en attendant la mise en œuvre de solutions plus pérennes ou de combler l'absence de solution de décarbonation. Alors que le déploiement de sites en France pourrait prendre une dizaine d'années, la stratégie mise, dans un premier temps, sur l'export vers d'autres pays, comme la Norvège, les Pays-Bas ou encore l'Italie.

La préparation des feuilles de route de décarbonation, demandées aux cinquante sites industriels les plus émetteurs et attendues d'ici à la fin de l'année, ont révélé des besoins de stockage sous-estimés. Ils se situeraient en fait entre 4 et 8 mégatonnes par an en 2030 (soit 10 % des émissions industrielles françaises) et autour de 20 mégatonnes en 2050, selon le cabinet du ministre, qui souligne qu'il s'agit seulement de carbone fatal, c'est-à-dire pour lequel il n'existe pas d'autre solution de décarbonation. La France envisage de soutenir les projets des industriels via des contrats pour différence. Des travaux ont été lancés au sein de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), afin de créer un cadre de régulation.

Les travaux franco-norvégiens portent également sur un projet d'avenant au Protocole de Londres relatif à la prévention de la pollution des mers, afin d'encadrer les exportations de CO2 et de répartir les responsabilités. Un forum franco-norvégien est prévu à Paris, le 16 janvier prochain. Il permettra de faire le point sur ces travaux et sur d'autres sujets, comme les métaux critiques, les batteries…

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