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Une ville espagnole inaugure une centrale photovoltaïque dédiée à son éclairage publique

La ville de Sant Fost de Campsentelles près de Barcelone vient d'inaugurer 8000 m2 de panneaux solaires photovoltaïques gérés par la société Citelum Iberica. Le jour, la ville revend de l'électricité et en rachète la nuit pour son éclairage public.

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
Une ville espagnole inaugure une centrale photovoltaïque dédiée à son éclairage publique
   
Choisir le solaire photovoltaïque pour financer l'éclairage public nocturne peut paraître, à première vue, paradoxal. Pourtant c'est ce que vient de réaliser la ville espagnole de Sant Fost de Campsentelles située en Catalogne, près de Barcelone. En effet, l'électricité consommée par l'éclairage public représente 40 à 50 % du budget de consommation électrique d'une commune. Or, les communes doivent faire face d'une part à des budgets toujours plus serrés et d'autre part, à des exigences d'économie d'énergie. Par ailleurs, comme tous les signataires du protocole de Kyoto, l'Espagne doit réduire ses émissions de CO2 : le pays s'est engagé dans une réduction de 18% de ses émissions par rapport à 2003.
Dans ce contexte, la commune espagnole de 7.400 habitants s'est penchée sur la question de son éclairage public et souhaitait mettre en place des technologies plus économes, moins coûteuses tout en rendant son service d'éclairage plus adapté et plus esthétique. Suite à une réflexion à l'échelle locale, la commune a opté pour la solution proposée par Citelum Iberica, filiale du groupe français Citelum.

Cette solution repose sur l'installation de 8.000 m2 de panneaux solaires photovoltaïques couplés au réseau électrique. En journée, la ville revend l'électricité produite par ses panneaux au distributeur local. Les recettes servent à financer l'installation des panneaux et la rénovation du réseau d'éclairage tout en incluant la maintenance des installations. La nuit, la ville rachètera de l'électricité à un prix inférieur.
Grâce aux améliorations effectuées sur le réseau d'éclairage public, la commune disposera d'un parc moins puissant (-30 %), moins coûteux par une réduction de 35% de la consommation annuelle d'électricité mais plus étendu et plus fourni (+10 % de points lumineux). Pour obtenir ses résultats, Citelum Iberica a travaillé sur tous les leviers de réduction des coûts liés à la consommation d'énergie et à l'exploitation et a mis en œuvre différentes solutions : diagnostic de dépollution lumineuse, maîtrise des niveaux d'éclairement, télégestion de chaque point lumineux grâce à la technologie Luxicom…

Ainsi, l'utilisation de matériels moins énergivores associés à une gestion intelligente des installations, garantiront à la ville une diminution de la consommation d'électricité et une baisse de la facture énergétique.

L'installation photovoltaïque a une production énergétique nominale de 900.000 Kwh/an qui représentera une recette de 390.000 €/an pour la commune. Prévue sur une durée de 25 ans, cette recette permettra de financer l'investissement engagée pour la construction de la centrale photovoltaïque (4.700.000 €) et sa maintenance annuelle (24.000 €/an), l'investissement pour la rénovation du parc d'éclairage public (1.800.000 €) et sa maintenance (72.440 € /an).

Réactions1 réaction à cet article

 
Protégeons la nuit!

Bonjour!

De cette opération menée en Espagne je retiens deux mots: dépollution lumineuse et gestion intelligente de l'éclairage.
En France l'éclairage extérieur, privé et public, croît exponentiellement et atteint aujourd'hui des niveaux insupportables: on éclaire les montagnes, les parkings d'autoroutes et les péages viennent d'être équipés de pylônes de projecteurs dignes de camps de prisonniers, les ronds points, carrefours sont de plus en plus souvent dotés de projecteurs inutiles et gros consommateurs d'énergie.
Les écosystèmes, faune et flore, en sont affectés, on ne voit plus que quelques étoiles, sauf à se rendre dans des endroits isolés sans cesse plus rares et éloignés des lieux habités.
Ajoutons que la France a signé le protocole de Kyoto, or 1 lampadaire = 1 radiateur.
Nous n'avons en France aucune loi sur l'éclairage extérieur, tout est permis. Alors que des pays comme la Tchéquie, l'Espagne, l'Italie.... en sont dotés et permettent des recours.
Il est urgent d'obtenir de nos dirigeants une loi sur l'éclairage.

Amicalement,

Gérard (membre de l'ANPCN: Association Nationale pour la Protection du Ciel Nocturne)

Autruchon | 01 avril 2007 à 18h47
 
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