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Le CESE formule 11 recommandations sur la biodiversité

Biodiversité  |    |  Angela Bolis  |  Actu-Environnement.com

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) rappelle que protéger la biodiversité n'est pas seulement une affaire de conservation d'espèces emblématiques, mais surtout une "urgence écologique, économique et sociale" visant à maintenir des "services rendus indispensables aux sociétés humaines". Or aujourd'hui, 60% de ces services sont dégradés ou utilisés de manière non durable, selon la Commission européenne. C'est aussi une question de capacité d'évolution de la biosphère et de diversité génétique, à l'heure où 75% de celle-ci a disparu dans les cultures agricoles depuis 1990. Enfin, les conséquences économiques de la dégradation de la biodiversité ont été chiffrées entre 1.350 et 3.500 milliards d'euros par an.

Face à ce constat, le CESE recommande une croissance associant "production compétitive et efficace", "exigences sociales fortes" et "impact positif sur l'environnement". Dans le cadre des engagements pris par la France à Nagoya et de l'adoption de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) 2011-2020, qui "n'apporte pas assez de garanties" au niveau des objectifs et des moyens alloués selon lui, le Conseil a formulé onze recommandations sur la biodiversité.

Au niveau des engagements internationaux de la France, le CESE préconise de mettre en œuvre le protocole de Nagoya sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages issus de leur utilisation. Il conseille également de rechercher et d'affecter des moyens au niveau européen et international, et de finaliser la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

A l'échelle des autorités françaises, il s'agit d'accroître la mobilisation du gouvernement et les contributions exemplaires de l'Etat, ainsi que celles des collectivités territoriales. La recherche, l'éducation et la formation doivent être davantage soutenus. Le CESE évoque également la valorisation de la richesse en biodiversité des Outre-mer.

Enfin, les recommandations portent sur l'élargissement de la gouvernance, et sur la mobilisation des citoyens, des organisations à but non lucratif et des acteurs économiques. En mettant l'accent, pour ce dernier cas, sur l'intégration de la biodiversité dans les stratégies d'entreprises.

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