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Actu-Environnement

« Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux issus de nos activités »

Alors que l'épidémie de Covid-19 fait rage, Camille Lebarbenchon explique comment les pressions humaines sur la biodiversité favorisent l'émergence de zoonoses et augmentent le risque de catastrophes sanitaires.

Interview  |  Biodiversité  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com
   
« Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux issus de nos activités »
Camille Lebarbenchon
Enseignant-chercheur à l'Université de La Réunion au laboratoire Processus infectieux en milieu insulaire et tropical
   

Actu-Environnement : Est-on sûr que le virus a été transmis par un animal ?

Camille Lerbarbenchon : Les coronavirus sont communs chez les animaux sauvages, en particulier chez les chauves-souris et les oiseaux, qui sont considérés comme leurs principaux hôtes. Ils sont également responsables de maladies dans les élevages avec, par exemple, la bronchite infectieuse aviaire et la diarrhée épidémique porcine. Chez l'homme, en plus du Sars-Cov-2, responsable de l'épidémie de Covid-19 en cours, six autres coronavirus ont été décrits dans le passé. Quatre d'entre eux sont responsables, chaque année, de maladies généralement bénignes. Les deux autres, le Sars et le Mers, entraînent des syndromes respiratoires aigus et une plus grande létalité. Tous ces coronavirus humains ont une origine animale plus ou moins bien identifiée à ce jour.
Quand on compare le génome du Sars-Cov-2 avec les génomes des autres coronavirus, on constate qu'il est identique à environ 96 % avec un coronavirus de chauve-souris (Rhinolophus affinis) que l'on trouve en Asie du sud-est. Plusieurs coronavirus ont récemment été détectés chez une espèce de pangolin (Manis javanica). L'étude de leur génome montre qu'ils sont, eux aussi, plus ou moins similaire au Sars-Cov-2. De plus, certaines mutations que l'on retrouve sur les protéines de surface des virus de pangolins sont identiques à celles que l'on trouve chez le Sars-Cov-2, démontrant qu'il pourrait potentiellement y avoir un lien entre ces deux virus.
Les virus de chauves-souris et de pangolins ont donc un ancêtre commun avec le Sars-Cov-2 mais, à l'heure actuelle, on n'a toujours pas identifié chez quelle espèce le virus a circulé avant sa transmission à l'homme. Même si la piste du pangolin est intéressante, il ne faut pas non plus écarter d'autres espèces animales, sauvages et domestiques, qui auraient pu être en contact avec l'homme au début de l'épidémie.

AE : Quel est le scénario de contamination et s'explique-t-il par une pression accrue de l'homme sur la biodiversité ?

CL : Le scénario exact de contamination de l'animal à l'homme n'est toujours pas clair étant donné que la ou les espèces réservoirs du Sars-Cov-2 n'ont pas été identifiées. Dans le cas du Sars-Cov, le plus proche coronavirus humain du Sars-Cov-2, la contamination se serait faite par l'intermédiaire de civettes (Paguma larvata), bien que cette espèce ait probablement eu un rôle très ponctuel dans le maintien et la transmission du virus à l'homme.
Le commerce, illégal ou non, et la consommation de nombreuses espèces animales sauvages génèrent des opportunités de transmission d'agents infectieux entre les animaux sauvages et l'homme. Les populations de civettes sont en baisse, l'espèce de pangolin citée plus haut est classée en danger critique d'extinction (liste rouge de l'UICN - Union internationale pour la conservation de la nature). Il est évident que la pression exercée par l'homme sur la biodiversité favorise l'émergence des zoonoses.

AE : Existe-t-il d'autres illustrations d'émergence de virus liée aux atteintes à l'environnement ?

CL : La grande majorité des évènements d'émergence de zoonoses résulte des changements environnementaux générés par les activités humaines. 
Le lien entre la déforestation, la fragmentation des habitats, l'agriculture, l'élevage intensif et l'émergence du virus Nipah, par exemple, a été démontré. Ce virus a été découvert à la fin des années 1990 lors d'une épidémie qui a touché près de 300 personnes en Malaisie. Ce virus, responsable, lui aussi, d'un syndrome respiratoire aigu et d'encéphalites, mortel dans 40 % des cas, est maintenu chez les chauves-souris frugivores dans les forêts tropicales. Les enquêtes épidémiologiques réalisées suite à l'épidémie de Nipah ont démontré que la déforestation a favorisé la mise en contact des chauves-souris avec les élevages de porcs et, ainsi, la transmission en cascade du virus, du porc à l'homme.
En Chine, le système d'élevage et de commerce de volailles favorise le maintien d'une grande diversité de virus influenza. Ce maintien et brassage génétique de virus existe depuis plus de 20 ans et est régulièrement à l'origine de cas d'infections par des grippes aviaires, chez les volailles mais aussi chez l'homme (virus H5N1, H7N9, etc.). À travers nos activités, nous créons ainsi de nouveaux écosystèmes, permettant le maintien de nombreux virus qui s'adaptent à ces nouvelles conditions. La transmission de virus entre les animaux et l'homme est alors facilitée.
Il existe beaucoup d'autres exemples. Les animaux sont souvent pointés du doigt, en particulier les chauves-souris. Le problème ne vient pas des espèces animales, mais des changements environnementaux issus de nos activités, qui créent des portes d'entrée pour ces virus dans nos populations.

AE : De nouvelles catastrophes sanitaires du même type sont-elles à craindre pour ces raisons et que faudrait-il faire pour les prévenir ?

CL : Les émergences de zoonoses ne sont pas nouvelles à l'échelle de l'humanité. Elles remontent à plusieurs milliers d'années, lorsque l'homme a commencé à modifier son environnement et ses interactions avec les autres espèces, notamment à travers la domestication animale. La pression exercée sur notre environnement et sur la biodiversité n'a cependant jamais été aussi intense. Il est donc peu probable que l'émergence du Sars-Cov-2 soit la dernière catastrophe et il est temps de réfléchir à de nouvelles stratégies pour faire face à cette double crise, sanitaire et environnementale. Tous les citoyens doivent prendre conscience des liens étroits qui existent entre nos activités, nos modes de consommation, l'impact sur notre environnement et les problèmes sanitaires. Nous devons travailler à la mise en place d'autres logiques économiques et de développement, où la santé humaine et la santé environnementale ne sont pas opposables.

Réactions22 réactions à cet article

 

Bonjour ! que la pandémie vissurale qui sévit par les temps qui courent, fait prendre conscience aux responsables pour la prise en charge de la restaurations des forêts détruites voir étendre leur superficies par la création de puits de carbone notamment au Sahara dans le but de la lutte contre les dérèglements climatiques au niveau du bassin Méditerranéen A+

DAOUD | 25 mars 2020 à 09h02
 
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"Le lien entre la déforestation, la fragmentation des habitats, l'agriculture, l'élevage intensif et l'émergence du virus Nipah, par exemple, a été démontré. "
Le lien entre le pastoralisme (élevage traditionnel à l'herbe) et la préservation de la biodiversité a été démontré. Pourtant la quasi totalité des ONG de défense de la nature dénigre le pastoralisme : Je cite : Les moutons n’ont jamais créé la moindre espèce
Ce ne sont pas les moutons mais l'association de l'homme et des animaux qui ont créé tout ce que nous considérons aujourd'hui comme un patrimoine exceptionnel dans un milieu préservé. "Le pastoralisme est aujourd'hui considéré comme une solution durable a l'entretien des milieux en faveur de la biodiversité. Il est également un outil de préservation des milieux contre les incendies. Par ses multiples vocations, le pastoralisme est donc présent dans de nombreux documents de planification territoriale comme les documents d'objectif des sites Natura 2000
En France, 84 % des surfaces classées en " haute valeur naturelle " correspondent à des zones d'élevage en plein air (CNRS)
Dans les régions de moyenne et haute montagne d’Europe continentale, l’élevage est attendu par les acteurs, notamment les Parcs naturels régionaux, comme un levier pour l’entretien des paysages et de la biodiversité (CIRAD)

ouragan | 25 mars 2020 à 09h19
 
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Pour répondre à l'explosion démographique, qui nous a fait passer de 1 milliard à près de 8 milliards aujourd'hui, en première approximation, il a fallu coloniser pratiquement autant de fois plus de territoires et donc diminuer d'autant ceux dévolus à la biodiversité.
Si comme l'écrit l'auteur de cet article : « Le lien entre la déforestation, la fragmentation des habitats, l'agriculture, l'élevage intensif et l'émergence du virus Nipah, par exemple, a été démontré », on peut supposer qu'il en est de même pour les autres virus.
Le plafonnement de la population mondiale suivi de sa décroissance semblent donc une priorité si l'on veut sauver ce qui peut encore l'être.

D.G. | 25 mars 2020 à 10h44
 
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@ ouragan : il est parfaitement exact de dire que les moutons n'ont jamais créé la moindre espèce. C'est tout à fait factuel.
En revanche, se baser sur cela pour dire que la quasi totalité des ONG dénigre le pastoralisme constitue pour le moins une interprétation à charge.
Déjà, de quel pastoralisme parle-t-on ? Dans quelles conditions pratiques ? Avec quelles races d'animaux d'élevage ? Avec quel chargement en UGB à l'hectare ? Avec quelle répartition temporelle ? Sur quel type de milieu et avec quel cortège d'espèces sauvages à préserver ? Etc.
Il est par contre tout à fait exact que le pastoralisme, pratiqué conformément à un cahier des charges adapté, validé puis à la mise en oeuvre régulièrement contrôlée, fait partie de la palette de possibilités technico-économiques pour gérer des milieux semi-naturels de façon très favorable. C'est bien pour cette raison qu'il est présent dans de très nombreux documents de gestion de réserves naturelles et de sites Natura 2000.
Quant à l'association de l'homme et des animaux, elle a progressivement créé de nouvelles conditions écologiques propices à des cortèges d'espèces. Mais il convient d'admettre en corollaire qu'en défrichant, cultivant et élevant des bêtes, l'homme a nécessairement dégradé voire détruit des milieux climaciques (forêts, landes, tourbières, etc.). Ce n'est nullement une critique ou un quelconque blâme (nous en sommes tous directement ou indirectement bénéficiaires) mais c'est ici aussi juste du factuel.

Pégase | 25 mars 2020 à 11h42
 
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@ D.G. : tout à fait. J'ajouterai que la biosphère ne survivra pas non plus au mode en rien durable d'exploitation des ressources naturelles, de production de produits manufacturés et de génération de déchets du modèle occidental qui tend à se généraliser partout. Stabilisation puis décroissance de la population humaine certes mais également apprentissage, acceptation et généralisation d'une frugalité la plus heureuse possible.
Mais comme j'ai hélas de fort doutes sur notre capacité à l'autorégulation pacifique et réfléchie, je crains que la décroissance de la population humaine ne soit en rien choisie mais soit le fait de pandémies, crises climatiques, famines et pénurie d'eau potable, conflits géopolitiques et autres guerres meurtrières dont notre espèce a le secret.

Pégase | 25 mars 2020 à 11h54
 
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@ DG il y a aussi la possibilité de revenir aux modes de vies qui ne nécessitent pas d’énergies fossiles.
Plutôt que de supprimer les gens il vaut mieux supprimer tout ce qui n'est pas vital (tourismes et loisirs énergivores, consommation à outrance, etc etc). ensuite retourner à une multitude de petites exploitations agricoles travaillant dans le respect des animaux, de la nature, des consommateurs dans la proximité et la traçabilité.
ON PEUT toujours rêver!

ouragan | 25 mars 2020 à 12h08
 
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DG, bien évidemment que la logique voudrait que nous entrions en décroissance, mais vous voyez bien que les décideurs de tout poil ne jurent que par la croissance! On en est à gonfler artificiellement les populations européennes et américaines pour maintenir cette croissance, alors que tous les signaux sont au rouge.Il faut réfléchir ensemble à des modèles économiques de décroissance car c'est possible, simplement ceux qui aujourd'hui profitent du système n'ont pas envie d'en entendre parler car cela suppose plus de partage, moins de migrations, plus d'entraide, à tous les niveaux y compris international, moins de transports , moins de gâchis, et un beaucoup plus grand respect pour la planète. Or personne dans nos sociétés n'est éduqué dans ce sens, au contraire, on est dans le "je jouis de tout et tout de suite" même si j'en connais pertinemment les conséquences. Après moi le déluge! Les visions à très court terme de nos politiques vont dans ce sens et par conséquent les réserves de la Terre sont attaquées de toutes part par des profiteurs bien décidés à se goinfrer, et aussi par ces pauvres humains qui se régalent d'animaux sauvages...ou qui en élèvent d'autres dans des conditions horribles. On ne récolte que ce qu'on sème.

gaïa94 | 25 mars 2020 à 12h32
 
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@ pégase : voici la liste des ong ayant déclaré aussi :
animal cross, férus, mille trace, WWF, aspas, lpo, sferm, alepe, altair nature, éco volontaire international, Fondation Brigitte bardot, cnv, Asbl Wolf Eyes, ang, oiseaux nature,GLS - Groupe Loup Suisse, geml, one voice, gma, green, aves, rac, sfg, cesb, kermit, spa, le cah,t, loup.org, cogard, laeo, tendua, etc etc...

La LPO consigne cette affirmation quand il s'agit de toucher des subside du WWF: Ecologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour " entretenir " la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique.
Et la même LPO affirme le contraire quand il s'agit de demander une subvention pour acheter des brebis, je cite : "Le pastoralisme est aujourd'hui considéré comme une solution durable a l'entretien des milieux en faveur de la biodiversité. Il est également un outil de préservation des milieux contre les incendies. Par ses multiples vocations, le pastoralisme est donc présent dans de nombreux documents de planification territoriale comme les documents d'objectif des sites Natura 2000 mais également les plans départementaux de défense de la forêts contre les incendies.

ouragan | 25 mars 2020 à 14h26
 
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@ pégase "Mais il convient d'admettre en corollaire qu'en défrichant, cultivant et élevant des bêtes, l'homme a nécessairement dégradé voire détruit des milieux climaciques (forêts, landes, tourbières, etc.).
Et oui, ce qui est factuel, il convient de l'admettre c'est qu'en pratiquant le pastoralisme depuis plus de 6000 ans, l'homme est ses animaux ont participé à l’amélioration de la biodiversité.
Prenons l'exemple des forets : les prairies permanentes stockent le plus de carbone, en moyenne 85 tonnes par hectare, davantage que les forêts (81 tonnes). Les prairies abritent 10 fois plus de faune et de flore que les forêts (qui sont bien entendues nécessaires elles aussi)

À travers ses pratiques, les « perturbations » qu’il apporte, l’homme est un élément, souvent déterminant, de la dynamique du système complexe auquel appartient la biodiversité. Il s’avère même très créatif (Hladik et al., 2002). De nombreux travaux montrent qu’un écosystème qui co-évolue avec l’homme depuis des siècles, ce qui est, à des degrés différents, le cas de presque tous les écosystèmes terrestres, ne devient pas plus divers ou plus durable parce que l’on retire les hommes. Au contraire il perd de sa biodiversité, devient plus sensible à la catastrophe, par exemple à l’incendie, et moins résilient en cas de perturbation. ( UMR CNRS ADES)

ouragan | 25 mars 2020 à 14h47
 
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Il semblerait que la plupart de ces virus soient originaires d'Asie du Sud-Est. Est-ce que le faible bilan humain en Chine du Covid19, au-delà de l'effet évident des mesures autoritaires, ne serait pas en partie dû à une espèce d'immunisation des populations confrontées plus habituellement que nous à ces pathogènes ?

dmg | 25 mars 2020 à 18h54
 
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Bonsoir ! Mon Bon Monsieur Ouragan:
lorsque vous dites "les prairies permanentes stockent le plus de carbone, en moyenne 85 tonnes par hectare, davantage que les forêts (81 tonnes). Les prairies abritent 10 fois plus de faune et de flore que les forêts" pensez-vous que sécheresses qui sévissent depuis qlq dizaines d'années, maintiennent ces prairies dans leur état naturel ?

DAOUD | 25 mars 2020 à 19h04
 
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bonjour à tous,
d'une question à une critique, je vais aborder un autre sujet.
au début de l'épidémie en décembre les informations relatées la Chine et des bateaux de croisières, mon interrogation porte sur la probabilité que ces personnes ont été contaminé par la nourriture ( généralement stockée sous-vide)?
En constatant qu'ils n'ont pas fréquenté la région de Hubei, et que récemment en France une industrie de Lait Maternelle (Lactalis) a connu une défaillance de son système de sécurité sanitaire, est il possible que de la viande non cuite et porteuse de ce Cov puisse être le source.
Sachant que depuis presque 20ans la Chine connaît des épidémies des tous ces élevages, la grippe aviaire qui a contaminé les espèces sauvages et l'année dernière une grave grippe porcine ( qui les oblige à importer des variétés européennes pour régénérer les stocks).
Je crois que l'on connaît tous les difficultés qu'à la Chine à respecter les décrets de protection d'espèces sauvages ( éléphants,....).
Pour faire cours, si ce ne sont pas les espèces sauvages qui sont responsables, doit on interdire le tourisme, doit on faire de l'élevage à perte face au famine?
merci pour vos reportages.

Aaaah | 26 mars 2020 à 08h30
 
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"Le lien entre la déforestation, la fragmentation des habitats, l'agriculture, l'élevage intensif et l'émergence du virus Nipah, par exemple, a été démontré." Par qui ??? références exactes : auteurs, publication, date Merci Je ne vois que des coïncidences dans ce discours pas des démonstrations !

glaudius92 | 26 mars 2020 à 12h02
 
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dmg: vous avez parfaitement raison, il y a des populations dont l'immunité est globalement bien meilleure que celle des européens, pour de multiples raisons:j'ai vu en Inde des femmes et des enfants se laver entièrement (y compris les cheveux) dans des flaques d'eau après une pluie de mousson, dans des champs pleins d'immondices, puiser de l'eau dans des rivières polluées pour le quotidien , consommer des viandes bizarres recouvertes de mouches...quand on survit à ça , on est blindé. Dans les campagnes il n'y a pas l'eau courante et on est loin de se laver tous les jours, on vit avec les bêtes qui jouxtent les habitations. De plus comme la médecine n'y a pas les moyens occidentaux, on meurt plus vite et les bébés déficients ne sont pas poussés à vivre. Ces populations sont bien plus robustes que nous.Ce que je dis est valable pour tous les peuples qui vivent encore de nos jours dans des situations précaires, mais cependant le fait qu'ils soient entassés dans leurs habitations ou dans des bidonvilles ne favorise pas l'extinction du virus,et ils risquent plus d'être davantage contaminés.Ce qui ne veut pas dire qu'ils mourront en plus grand nombre.

gaïa94 | 26 mars 2020 à 12h08
 
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@Daoud Non il est possible que la sécheresse impacte les prairies mais elle impactera aussi la foret. Cependant sans nier l'importance des forets, Il est plus facile de faire des retenues d'eau (ce que condamne fermement les écologistes)pour arroser les prairies.
Cependant les pelouses sèches sont aussi des trésors de biodiversité : Actu environnement explique : Ces pelouses apparaissent sur des sols en pente, pauvres et calcaires qui retiennent faiblement l'eau.
On pourrait les prendre pour de simples friches mais en réalité ces milieux abritent une riche variété faunistique et floristique et possèdent un rôle paysager important. D'ailleurs, leur existence est intimement liée à une activité humaine qu'on appelle le pastoralisme

https://www.actu-environnement.com/ae/news/preservation-espaces-naturels-pelouses-calcaires-22254.php4

ouragan | 26 mars 2020 à 13h12
 
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Bonjour ! selon certaines sources, la punirie d'eau toucherait + de 50% de la population mondiale, et la région Méditerranéenne n'est pas en reste comme l'on peut le constater.
la sécheresse impacte impacte les prairies mais aussi les forêts comme dit dans la réaction ci dessus.
c'est pourquoi la problématique du dérèglement climatique est + qu'a l'ordre du jour; elle devient une question de vie Humaine comme pour les animaux sur terre.
Pensons à faire restaurer les espaces forestiers dégradés et pourquoi pas les élargir par la création de puits de carbone. A+

DAOUD | 26 mars 2020 à 22h32
 
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Ben rien ne dit que ce supposé pangolin soit l'hôte intermédiaire, rien ne dit qu'il n'est pas Africain ou d'origine africaine et ses fabuleux stocks de virus.
La chauve-souris est un animal proche du rat donc vecteur de multiples virus et microbes rien d'anormal, c'est le mode de vie actuel qui a multiplié les risques, les uns sur les autres dans un fourmillement intenable on est loin de l'être humain chasseur cueilleur ou agriculteur par nécessité.
La preuve en France avec cette gigantesque réunion évangélique à Mulhouse et des participants de toute la France et même d'Europe, on est loin de la petite messe dominicale avec 100 personnes au maximum.
Puis les voyages en avion alors qu'on sait que le covid rode, 500 personnes confinées le risque maximum.
Le record étant l'Italie en plein danger et un stade de foot avec des dizaines de milliers de personnes.
Et la partout des gendarmes et policiers sans masques au début distribuant avec générosité la bonne parole.

pemmore | 27 mars 2020 à 10h51
 
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merci penmore, comme çà c'est déjà vue dans l'histoire du monde c'est un accident de la promiscuité de l'ago-alimentaire et des échanges containers qui font peser des risques sanitaires ( la peste, banale mais la proximité du rat et de la chauve-souris), après son origine ne doit pas remettre en cause la détérioration que subit les populations originelles sauvages, forestière, océanique, montagnarde, pastorale.

Aaaah | 27 mars 2020 à 13h22
 
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@Aaaah : LE PASTORALISME VU PAR LA SCIENCE « le pastoralisme - la production extensive de bétail dans les pâturages - offre d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte »/…./
« le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur. »
LE PASTORALISME VU PAR LES "défenseurs de la nature" : Le pastoralisme n’est pas forcément synonyme d’entretien du paysage"

«Écologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour " entretenir " la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique. » "Si nous faisons le choix de ne pas maintenir de pastoralisme dans certains endroits la biodiversité ne s’en portera pas plus mal! »
(notons que ces endroits sont les mieux préservés de France. Ils sont les propriétés privées (y compris ceux inclus dans les parc Nationaux) de ceux qui ont préféré fuir "les bienfaits de nos civilisations" en choisissant un mode de vie qui impacte très peu la nature ndlr)

ouragan | 27 mars 2020 à 15h29
 
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Bonsoir !
loin d'être spécialiste et loin d'égaler le niveau des auteurs des réactions ci dessus, mais permettez-moi d'attirer l'attention des lecteurs.
coronavirus et changement climatique même nature désastreuse et ce, d'autant que les deux ne connaissent pas de frontière et surtout, s'imposent à tous.

le titre du présent article, n'a-t-il porté sur :
« Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux (climatique) résultat de nos activités » ?

donc si débat il y a ne devrait-il pas, au préalable, se préoccuper des moyens de lutte contre ces deux fléau.

- au sujet du virus, les débats : devrons-nous administrer le médicament qui existe, bien qu'objet de controverse, trouver un vaccin ou encore vérifier la véracité de médicament qui existent ?
- s'agissant de la lutte contre les changements climatiques, il faut chercher à la loupe pour donner des exemples de mesures idoines prises et ou à prendre.

les populations, démunie et sans moyen, dont ont dit trop nombreuse, ne savent plus à quel saint se vouer.

pour les fatalistes, ils prient s'adressant à Dieu le tout puissant pour lui demander de leur pardonner leurs ....,

en attendant se sont les détenteurs de la finance qui ne devraient plus dormir, sachant l'effondrement des bourses est inéluctable.

dans ces moments de détresse, les populations devraient prendre leur sort entre leur main, que Dieu les aide. A+

DAOUD | 27 mars 2020 à 17h51
 
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Ouragan: bien sûr que le pastoralisme offre de multiples avantages, et que dans les endroits où il est pratiqué on observe une faune et une flore riches,mais il ne faudrait pas non plus transformer toute la montagne et toutes les landes ou friches en pâturages! Tout est bien sûr une question de mesure, il faut laisser des zones du territoire dédiées uniquement aux animaux sauvages et les y protéger. Tout le monde a le droit de vivre!

gaïa94 | 28 mars 2020 à 14h31
 
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@gaîa : ce qu'on pourrait prendre pour de simples friches abritent une riche variété faunistique et floristique et possèdent un rôle paysager important. D'ailleurs, leur existence est intimement liée à une activité humaine qu'on appelle le pastoralisme. Grâce à ce système d'élevage extensif basé sur le pâturage tout au long de l'année des troupeaux sur de grandes étendues, ces milieux ont pu être préservés et sont restés ouverts. Mais depuis un siècle, 50 à 75% de ces milieux ont disparu en France. Avec l'abandon du pastoralisme au profit de l'agriculture intensive, ces pelouses, qui sont peu productives, ont été délaissées, livrées à la colonisation arbustive ou la plupart du temps grignotées par les surfaces agricoles lorsqu'elle sont travaillables.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/preservation-espaces-naturels-pelouses-calcaires-22254.php4

Et c'est aussi depuis un siècle que tout se dégrade. Sans qu'il soit question de transformer toute la montagne, abandonnons les pistes de skis et laissons se développer le pastoralisme en respectant l'autonomisation des éleveurs à travers le partage des connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé. Ce qui n'est jamais le cas.
A méditer : Les Alpes tiennent leur nom du mot Alpage et non l'inverse. Les landes et les friches ont besoin du pastoralisme pour rester des landes et des friches.

ouragan | 28 mars 2020 à 18h22
 
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