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Cinq territoires signent les premiers contrats de transition écologique

Sébastien Lecornu a signé les premiers contrats de transition écologique. Des engagements entre les territoires et l'Etat pour faire émerger des projets environnementaux. Quatre autres seront lancés avant l'automne.

Gouvernance  |    |  Fanny RoussetActu-Environnement.com
Cinq territoires signent les premiers contrats de transition écologique

Les contrats de transition écologique (CTE) prennent forme. Cinq premiers territoires ont signé ce mercredi 11 juillet les chartes d'engagement avec Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la transition écologique. Il s'agit du département de la Corrèze, de la Communauté urbaine d'Arras (Nord), de la Communauté de communes du Pont du Gard associée à la Communauté d'agglomération du Gard Rhodanien, de la Communauté de commune du pays Châtillonnais en association avec la Communauté de communes du Montbardois (Côte d'Or) et du Territoire côte Ouest (TCO) de l'Ile de La Réunion.

Les CTE ont été annoncés par Nicolas Hulot dans le cadre du plan climat en juillet 2017. Ces contrats sont censés viser des territoires aux ambitions et profils variés et reposer sur une logique ascendante qui part des acteurs du terrain. Par ailleurs, Sébastien Lecornu a rappelé que les CTE reposaient sur la "logique de l'écologie de la preuve" et "l'idée de l'action". Il a aussi redit le principe de temps long dans lequel s'inscrit le dispositif puisque "le but est de généraliser ces contrats". De leur côté, les présidents des collectivités semblaient très enthousiastes : "ces contrats sont des catalyseurs de projets pour La Réunion et nous avons été séduits par le pragmatisme de la démarche", déplore Joseph Sinimale, président de la communauté d'agglomération TCO de la Réunion.

Un melting pot de projets

Le premier territoire à avoir lancé son contrat de transition est la Corrèze qui porte plusieurs projets : un cadastre solaire, la création d'une Société d'économie mixte à opération unique (Semop), l'expérimentation d'un réseau de Smartgrids porté par Enedis, et l'expérimentation d'une route de cinquième génération caractérisée par des matériaux recyclables capables de s'auto-diagnostiquer et de s'auto-réparer. Des projets plus classiques de méthanisation, de réseaux de chaleur bois et de préservation de la biodiversité sont aussi prévus.

Le CTE d'Arras soutiendra la création d'un technocentre de méthanisation ainsi qu'un programme autour de la mobilité qui comprendra notamment l'acquisition d'une flotte de bus au gaz naturel.

Dans le Gard, les projets tourneront autour de la déconstruction de la centrale EDF au fioul d'Aramon et de sa valorisation à travers un programme sur les cleantech soutenu par EDF, du fret de marchandises et d'une démarche sur les solvants proposée par Sanofi.

Le contrat de Haute Côte d'Or sera, quant à lui, tourné vers la méthanisation, le développement des circuits courts ainsi que la formation avec des projets dans des lycées, une priorité pour Sébastien Lecornu. Enfin, le CTE de La Réunion s'attachera à développer l'économie circulaire et la production d'énergie renouvelable.

Plusieurs enjeux auxquels prêter attention

De ces premiers CTE élaborés en trois à six mois, Sébastien Lecornu en tire quelques enseignements. Le secrétaire d'Etat appelle d'abord à développer les formations dans les territoires "car s'il n'y a pas de formations les jeunes s'en vont". Ensuite, il constate que, pour l'heure, les entreprises sont trop peu mobilisées. Il invite les collectivités à les fédérer davantage aux contrats. Il les encourage aussi à développer les projets autres que ceux liés à l'énergie. Enfin, ne pas oublier l'évaluation des contrats et la communication des résultats auprès des citoyens.

Il semblerait aussi que les collectivités puissent rencontrer des difficultés dans la mise en place des CTE. Il y a en effet un enjeu d'ingénierie : "avec les premiers contrats, on a déjà vu qu'il avait parfois été difficile d'écrire les fiches actions", a pointé le secrétaire d'Etat. Ainsi, l'Etat et ses services en régions (DDT(M)s et DREAL) viendront en appui aux collectivités, "mais celles-ci devront se mobiliser aussi !". La Banque des territoires et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) seront également mobilisées. "L'Ademe aura un rôle de tiers de confiance et de conseil auprès des territoires", a déclaré Arnaud Leroy, président de l'agence.

Les prochains contrats seront lancés en juillet pour la Guyane et en septembre pour la Communauté d'agglomérations de Grasse (Alpes-Maritimes), du Pays de Grand Briançonnais (Hautes-Alpes) et de collectivités de la région de Maubeuge (Nord). Les quatre territoires concernés par un arrêt de leur centrale à charbon devaient à l'origine faire l'objet des premiers CTE. Ils devraient être lancés prochainement, d'après le secrétaire d'Etat.

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