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COP 25 : les contributions des États ignorent la croissance des énergies renouvelables, selon l'Irena

Energie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

« Bien que les énergies renouvelables soient largement reconnues comme un outil clé dans la lutte contre le changement climatique, les engagements des [contributions déterminées au niveau national] CND ne sont pas suffisamment ambitieux pour atteindre les objectifs fixés dans l'Accord de Paris », constate l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) dans son dernier rapport, présenté lors de la COP 25, à Madrid.

Selon l'agence, les engagements pris aujourd'hui pour 2030 pourraient atteindre une capacité de 3,2 TW. Elle regrette que ces derniers se concentrent principalement sur l'électricité. « Seuls quatorze CND fixent des objectifs pour les biocombustibles liquides, onze pour le biogaz non électrique et huit pour les chauffe-eaux solaires », pointe-t-elle.

Elle déplore également que ces engagements ne prennent pas en compte la croissance du marché des renouvelables de 8,6 % par an depuis 2015, selon elle. « Compte tenu des tendances de déploiement actuelles, la capacité électrique de 3,2 TW visée par les CDN existants pour 2030 sera déjà réalisée d'ici 2022 », estime-t-elle.

L'Irena appelle à un déploiement plus élevé des énergies renouvelables. Selon elle, un alignement des CDN sur les plans nationaux ou infranationaux déjà existant permettrait d'augmenter la capacité mondiale d'énergie renouvelable pour attendre les 5,2 TW en 2030. Ce ne sera toutefois pas suffisant pour être en conformité avec les objectifs de l'accord de Paris.

Selon l'Irena, un triplement de la capacité actuelle mondial serait accessible pour atteindre 7,7 térawatts d'ici 2030.

Réactions7 réactions à cet article

 

Une idée pour diminuer fortement nos émissions de CO²: développer le projet Astrid, réacteurs de 4ieme génération, qui pourraient bruler l'uranium appauvri dont nous avons d'immenses réserves et en plus trransmuter nos déchets nucléaires.

JDPS | 12 décembre 2019 à 10h41
 
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IRENA est un lobby comme les autres qui défend le steack de ses adhérents et profite du vent favorable actuel et de la panique entretenue par ces COP qui aveugle les "décideurs", qui ne lisent que les résumés biaisés des rapports du GIEC, dont la raison d'être est d'entretenir la panique.
Nous sortirons un jour de cette folie...

Albatros | 12 décembre 2019 à 17h24
 
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JDPS, une autre idée, on prend tout l'argent public qui a été mis dans le nucléaire depuis les années 60 et on améliore le bâti du patrimoine français.
Mais non, après la maîtrise de l'atome, on nous vend la transmutation, pourquoi pas la pierre philosophale.
Au moins un projet mis au placard, peut-être uniquement le temps de finir de payer le gouffre des EPR... mais c'est toujours ça.

Tombour | 16 décembre 2019 à 14h19
 
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Très constructif cette idée, cher Tombour. Le nucléaire, on aime pas, c'est certain mais ce serait pure folie que d'abandonner toute R&D à ce sujet, ne serait-ce que pour travailler le dossier très sérieux des démantèlements et des déchets.
Quoi qu'on en dise, "laisser tomber" la filière parce qu'on ne l'aime pas est tout simplement irresponsable. Et merci de ne pas me dire que je suis payé par AREVA et consorts.

Albatros | 16 décembre 2019 à 15h45
 
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Tombour, vous avez tout à fait raison de vouloir améliorer le patrimoine mais de toute facon nous avons besoin et nous aurons toujours besoin d'énergie pour faire tourner nos machines, pour nous déplacer etc...
Une aberration, arrêter Fessenheim contre tout avis technique, cela va nous couter 13TWh qu'il faudra bien remplacer mais au prix de dégagement de 7000 tonnes de CO2

JDPS | 16 décembre 2019 à 17h25
 
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Albatros et JDPS, ok, on fait de la R&D sur le nucléaire mais... on inclut ces coûts dans le prix de l'électron et ensuite on compare avec les ENR.
Et parlons-en du dossier très sérieux des déchets... Tellement sérieux que 60 ans après les 1ères mises en service, on n'a toujours pas de solution. Si on était responsable, on n'aurait pas mis tous ces sites en service sans avoir les solutions de démantèlement et de traitement des déchets. Ce qu'on impose aux autres énergies, qu'on ne l'impose surtout pas au nucléaire !!

Etape 1 : on fait de la R&D mais on ne l'inclut pas au prix de vente
Etape 2 : avec un prix de vente défiant toute concurrence et des volumes importants à absorber, on lance l'idée géniale du chauffage par grille pain et surtout on continue de construire des logements passoires et inutile de trop subventionner les ENR, on a le nucléaire...
Etape 3 : On justifie de continuer de payer de la R&D pour les nouvelles générations de réacteurs qui vont résoudre les problèmes des précédents (Phénix, SuperPhénix,... ITER, ASTRID)
Etape 4 : On justifie de ne pas trop faire d'ENR car cela génère des consos de gaz ... en partie parce qu'on a du chauffage électrique à assurer et en partie parce qu'on a un parc et un réseau conçu par et pour l'électro nucléaire
Et à chaque étape, on repousse le problème des déchets à l'étape suivante.

Je ne base pas mes réactions selon si j'aime ou pas mais sur un passé qui m’écœure et un avenir qui m'inquiète.

IRENA et ORANO, 2 beaux lobbys

Tombour | 16 décembre 2019 à 18h55
 
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Ce qui n'est pas inclus dans les prix de vente est financé par les taxes; ça vaut autant pour le nucléaire que pour les ENR.
Difficile de construire l'avenir en regardant dans le rétro. A ce compte, on peut éternellement regretter l'usage fait des deniers publics (et de l'aide US à la reconstruction post seconde guerre mondiale) pour faire les guerres d'indépendance plutôt que d'industrialiser correctement le pays. C'est au moins autant écoeurant voire davantage que la politique énergétique nucléaire dans laquelle on peut espérer un avenir, même lointain... à la condition d'un strict contrôle, la R&D comprenant l'amélioration continue des dispositions de sécurité.

Albatros | 17 décembre 2019 à 16h46
 
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