Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Plus de 13.200 tonnes de médicaments non utilisés ont été collectés et détruits en 2009

L'eco-organisme Cyclamed responsable de la filière des médicaments non utilisés s'est félicité des volumes collectés en 2009. En revanche la filière de collecte des déchets de soins des patients en auto traitement n'est toujours pas en place.

Déchets  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
Plus de 13.200 tonnes de médicaments non utilisés ont été collectés et détruits en 2009
   
Selon les derniers chiffres publiés hier par l'éco-organisme Cyclamed, 13.275 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) ont été rapportées aux 23.000 pharmacies françaises en 2009 soit 8% de plus qu'en 2008. Après avoir été conditionnés par les pharmaciens, ces déchets qu'ils soient périmés ou non, sont remis aux grossistes qui doivent par la suite les faire collecter et détruire en incinérateur. Flacons, pommades, comprimés, aérosols, l'ensemble de ces médicaments destinés à usage humain peuvent être déposés dans les pharmacies qui ont obligation de les recueillir. Selon un baromètre réalisé par LH2 pour Cyclamed, 75% des Français déclarent déposer leurs médicaments non utilisés chez leur pharmacien. Pourtant, ces 13.300 tonnes collectées ne représentent que 8% des 170.000 tonnes de médicaments mis sur le marché chaque année en France. ''Il est difficile de connaître réellement ce qui est stocké dans les boîtes à pharmacie des Français'', explique Jacques Aumonier, secrétaire général de Cyclamed. ''D'ailleurs nous sommes en train de réaliser une étude précise à ce sujet pour bien connaître notre gisement'', ajoute-t-il.

Pour l'instant l'éco-organisme n'a pas d'objectif de collecte assigné mais cela pourrait être le cas prochainement. Cyclamed s'y prépare et accentue sa communication auprès des pharmacies et des médecins. ''Nous souhaitons que les gens rapportent tout ce qu'ils n'ont pas consommé à la fin du traitement surtout pour éviter l'auto-médication. Mais pour l'instant ils ramènent leurs médicaments que lorsqu'ils trient leur armoire à pharmacie'', explique Jacques Aumonier.

Les actions de Cyclamed et la destruction des médicaments sont financées par les producteurs de médicaments (160 entreprises) qui cotisent auprès de l'éco-organisme à hauteur de 0,14 centimes d'euro par boîte de médicaments vendue en officine. Selon l'ADEME, qui suit le fonctionnement de la filière, la contribution des entreprises du médicament s'est élevée à plus de 3,5 millions d'euros en 2008 et sera de même ordre de grandeur pour 2009 puisque le nombre de boîtes de médicaments vendues en France est relativement stable (3 milliards).
Les producteurs cotisent également à l'éco-organisme Adelphe au titre des emballages ménagers. En effet, depuis mai 2006, les emballages des médicaments peuvent être déposés dans les poubelles de déchets recyclables. Adelphe rétrocède ensuite à Cyclamed les montants correspondant aux emballages collectés via les officines avec les médicaments non utilisés. En 2008, Cyclamed a donc bénéficié d'un budget de 4,7 millions d'euros environ.

Le traitement des autres déchets de soins au point mort

Conformément à ce qui a été voté dans le projet de loi de finances pour 2009, depuis le 1er janvier 2010, les pharmacies ont également l'obligation de collecter les déchets piquants et tranchants des patients en auto traitement (seringues, aiguilles, lancettes, etc.). Cependant dans la pratique aucune filière n'a été mise en place : ''à l'heure actuelle aucun eco-organisme n'a vu le jour, ces déchets sont collectés sur la base du volontariat des collectivités ou des associations de patients mais les producteurs et metteurs sur le marché de ces types de produits ne payent pas d'éco-contribution pour financer ces collectes'', alerte Nicolas Garnier, délégué général de l'association Amorce. L'association qui regroupe des collectivités et des professionnels de la gestion des déchets demande donc au gouvernement de confirmer rapidement la mise en place de ces dispositifs au 2ème semestre 2010. Le ministère travaille sur la question mais les fabricants n'ont même pas commencé à se regrouper, regrette Nicolas Garnier.

L'éco-organisme Cyclamed lui, ne se voit pas prendre en charge cette filière au regard de l'organisation actuelle. ''Pour les déchets de soins à risques infectieux la situation est plus complexe car ce sont des déchets dangereux qui ne peuvent pas être manipulés et transportés aussi simplement que des médicaments non utilisés'', explique Jacques Aumonier. ''Il va falloir un eco-organisme adapté qui regroupe les quatre syndicats d'entreprises concernés'', ajoute-t-il.
En revanche, Cyclamed n'est pas contre élargir sa filière aux médicaments vétérinaires pour animaux domestiques. Si, pour l'instant, ils ne bénéficient pas de la filière Cyclamed, les quantités concernées sont minimes par rapport aux volumes de médicaments utilisés en agriculture.

Réactions4 réactions à cet article

 
Quelle performance de récupération ?

Ce chiffre de 8 % ne veut rien dire. J'espère quand même que la majorité des médicament est consommée. Il est donc normal que l'on ne retrouve pas 100 % de ce qui a été mis sur le marché. Il faudrait le pourcentage de MNU récupérés par rapport au gisement total de MNU.
Et il ne faut surtout pas oublier d'ajouter à ce qui "reste dans les pharmacies des français" tout ce qui est jeté dans la poubelle.

Viniasco | 26 mars 2010 à 11h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 
quel dommage!

Quel dommage qu'ils soient juste incinérés et plus du tout exportés dans des pays où l'accès aux soins est difficile :(
Quand vont-ils remettre en route ce circuit?

lopi | 07 avril 2010 à 11h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 
solidarité

je trouve cela honteux, il vaudrait mieux redistribuer ces médicaments auprès des populations qui en manquent plutôt que les détruire, soit il faudrait organiser ça mais, après tout, cela créerait des emplois.

chélidoine | 09 avril 2010 à 22h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 
De quoi se glorifier?

Dans beaucoup de pays, on se contente parfois -si on dispose de quoi payer un médicament qui ne sera pas remboursé faute de sécurité sociale- de quelques comprimés, d'une demi-boîte, de quelques jours de traitement seulement (ex: 3-4 jours d'antibiotique). Imaginez un peu ces pays où une prise d'un simple antalgique (ex: paracétamol) pose un problème d'accès à un médicament si banal chez nous. Que l'on puisse se glorifier de bons résultats en matière de destruction de médicaments est honteux.

colibri | 21 avril 2010 à 01h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

BioDECONDITIONNEUR™ sur collecte selective des matières organiques MAVITEC Green Energy