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Actu-Environnement

Une déchèterie qui montre l'exemple en termes de réutilisation des objets

Si les déchèteries en France sont des lieux qui permettent de trier les déchets en vue d'un recyclage, elles pourraient aussi être des lieux pour inciter davantage au réemploi des objets. Reportage en Gironde, au Smicval Market, une déchèterie hors norme.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

C'est en Nouvelle-Aquitaine qu'une déchèterie hors norme a été mise en service en avril 2017 par le Smicval, le Syndicat mixte intercommunal de collecte et de valorisation du Libournais Haute-Gironde, un territoire dit « zéro déchet ». La déchèterie nouvelle génération a fait ses preuves après deux ans d'exploitation puisque, par rapport aux autres déchèteries classiques, elle a permis une baisse de près de 60 % des déchets non valorisables… ces déchets qui finissent enfouis. Ce site a été créé à l'emplacement même d'une ancienne déchèterie, un lieu dégradé et peu respecté. Aujourd'hui, c'est au contraire un espace très design, construit dans une démarche d'intégration paysagère. L'objectif : « changer l'image des déchets et modifier les comportements des citoyens. »

Sur plus de 5 000 mètres carrés, tout un circuit a été élaboré pour retirer les objets réutilisables avant qu'ils ne finissent dans l'alvéole des déchets ultimes. Des bâtiments ont été construits pour mettre en valeur les objets réutilisables, sur des présentoirs, comme dans un magasin. Il y a même des charriots pour les usagers qui récupèrent plusieurs objets, « un supermarché inversé ». On y trouve de tout : des téléviseurs, des jouets, de la vaisselle. En extérieur, sous des préaux, il y a des meubles et aussi des matériaux de construction comme des lavabos ou de la menuiserie. Parfois, à peine sortis du coffre, les objets sont tout de suite récupérés par d'autres usagés, impressionnant.

Voir le reportage vidéo ci-dessus.

Pour résumer, le lieu devient à la fois un exutoire pour certains usagés, et un lieu de fournitures pour d'autres, ce qui crée une connexion, donc du lien social. Les uns et les autres donnent le sentiment de s'entraider. Pour les uns, parce que les objets ont souvent une valeur affective et pour les autres parce que leurs moyens financiers sont limités.

Les agents « valoristes » ont un rôle important. Ils sont là pour répartir les produits valorisables, un peu comme un chef de rayons. Ils prennent le temps d'échanger avec les usagés : « une personne m'a montré une photo de sa cuisine, entièrement équipée et construite avec des meubles et matériaux récupérés ici, c'est incroyable. Ce service est vraiment utile pour beaucoup de gens », nous confie un des agents valoristes.

Avec une moyenne de 130 à 200 passages par jours, l'endroit est respecté et reste propre. Il ne manque plus qu'à améliorer le dispositif pour réduire encore un peu plus les déchets ultimes. Des projets de créations de nouvelles filières de recyclage seraient en cours.

Réactions2 réactions à cet article

 

Je vous félicite d'avoir écrit Déchèterie et pas Déchetterie.

Il convient de respecter l'orthographe académique, parce qu'il faut bien un référent.

Dans un courrier (Réf. 000713) à l'ADEME du 21 mai 2001 Alain Strebelle; le sous-directeur des produits et déchets a en dernier paragraphe écrit :

"Il semblerait opportun que l'ADEME tienne compte de cette décision (de l'Académie) servant en cela d'exemple pour l'ensemble des textes à paraitre sur ce sujet".

Hélas … bien souvent ….. Evidemment que ce n'est pas dramatique, mais quand il n'y a plus de règles, c'est l'anarchie

Sagecol | 08 octobre 2019 à 09h18
 
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Ah, mais quel bel exemple! Ceci représente une avancée majeure et l'on y sera presque, si l'on suit, convainc, encourage et aide au cas par cas.

Mille souhaits de réussite pérenne, informez, croissez, multipliez.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 08 octobre 2019 à 09h33
 
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