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Un quart des terres de la planète sont "dans un état extrême de dégradation'', selon la FAO

Aménagement  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Un quart des terres arables dans le monde sont très dégradées, ce qui pourrait menacer la capacité à nourrir une population qui devrait atteindre les 9 milliards d'habitants d'ici 2050, a prévenu la FAO, dans un nouveau rapport publié le 28 novembre .

La FAO estime que 25% des terres sont désormais ''dans un état extrême de dégradation'' due à l'érosion des sols, la dégradation de l'eau et la perte de biodiversité. 8% sont modérément dégradées tandis que 36% des terres stables ou légèrement Seulement 10% des terres sont en ''cours de bonification". Le reste de la superficie terrestre est constitué soit de terres nues (18 % environ) soit de plans d'eau continentaux (2 % environ), précise la FAO.

Quelques 40% des terres dégradées de la planète ''se trouvent dans des zones affichant des taux de pauvreté élevés". Parmi les régions touchées, le Sahel et la Corne de l'Afrique, l'Asie. Figurent aussi le long de la côte ouest des Amériques, l'Himalaya et les Andes, ainsi que le Bassin méditerranéen d'Europe du Sud et d'Afrique du Nord.

Le rapport souligne également que l'eau tend à se raréfier dans le monde et son taux de salinité à augmenter alors que les nappes phréatiques sont de plus en plus polluées par les rejets de l'agriculture (azote, phosphore) et d'autres polluants. Dans les principales zones céréalières, ''les prélèvements intensifs d'eaux souterraines épuisent la capacité de stockage de l'eau et éliminent les réserves d'eau accessibles dont dépendent les communautés rurales''.

Selon l'organisation onusienne, la production agricole devra augmenter de 70% d'ici 2050 pour nourrir une population mondiale. Soit un milliard de tonnes supplémentaires de blé, de riz et d'autres céréales et 200 millions de tonnes de plus d'animaux d'élevage produits chaque année.

La FAO estime que les investissements nécessaires jusqu'en 2050 s'élèvent à 1.000 milliards de dollars (748 milliards d'euros) pour les systèmes d'irrigation dans les pays en développement, et à 160 milliards de dollars (119 milliards d'euros) pour la préservation des sols et le contrôle des inondations.

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