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Eaux de baignade : l'objectif de qualité pour 2015 est presque atteint

La Commission européenne a publié son traditionnel rapport annuel sur la qualité des eaux de baignade. 96% des eaux de baignade européennes sont de qualité acceptables. L'objectif fixé pour 2015 était toutefois de 100%.

Eau  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°360 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°360
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"96% des eaux de baignade européennes sont de qualité acceptable et 84% d'excellente qualité. Tel est le résultat de quarante années d'investissements dans l'amélioration des infrastructures de gestion de l'eau et des eaux usées", a constaté Karmenu Vella, commissaire européen chargé de l'environnement, des affaires maritimes et de la pêche, à l'occasion de la diffusion du traditionnel rapport annuel pré estival sur la qualité des eaux de baignade.

Si ce constat s'avère positif, il n'est toutefois pas à la hauteur de l'objectif fixé par la réglementation : toutes les eaux auraient dû être au moins de qualité suffisante à la fin de la saison 2015.

La quarantième année de la directive sur la qualité des eaux de baignade de suivi marque en effet un tournant : la directive de 1976, abrogée le 31 décembre 2014, a fait place à sa version révisée (2006/7/CE). Outre l'objectif de qualité suffisante pour l'ensemble des eaux, tous les pays de UE ont dû faire remonter les données de la surveillance de la qualité des sites selon le nouveau texte. Jusqu'à l'année dernière, les Etats membres pouvaient encore choisir de communiquer les résultats des prélèvements d'échantillons réalisés selon des règles de transition. Trois pays, l'Albanie, la Roumanie et le Royaume-Uni avaient choisi cette option en 2015.

Parmi les modifications demandées par la directive de 2006 : les paramètres microbiologiques sont réduit à deux germes - Escherichia coli et les entérocoques intestinaux - mais les exigences de qualité sont durcies. La classification ne repose en effet plus sur une notion de seuil mais sur une évaluation statistique. Le calcul sera réalisé à partir des données recueillies durant quatre saisons balnéaires (quatre mesures minimum par saison).

Cette dernière (la directive 2006/7/CE ) sera à nouveau révisée au plus tard en 2020, sur la base des résultats d'études épidémiologiques, de recommandations de l'OMS, des progrès scientifiques et des observations des Etats membres de l'Union européenne.

21.582 sites de baignade en Europe

En 2015, certains pays semblaient encore avoir du mal à suivre les nouvelles instructions. Ainsi quelques Etats membres ne parviennent pas à la fréquence de prélèvement demandée pour l'ensemble de leurs sites. L'Italie (144 sites), la Suède (61 sites) et la France (39 sites) sont ceux pour qui le nombre de sites pour lesquels cette fréquence n'est pas conforme est le plus important.

Pour cette nouvelle édition, l'état des lieux couvre toujours la qualité des eaux de baignade dans les 28 Etats membres ainsi qu'en Albanie et en Suisse. Il repose sur le suivi de 21.582 sites de baignade composés à 69% d'eaux côtières (y compris eaux de transition) et 31% à des eaux intérieures (cours d'eau et lacs). Entre 2014 et 2015, 192 eaux de baignade ont été rayées de la liste ou exclues des programmes de surveillance des pays tandis que 236 constituaient des sites nouveaux ou rouverts.

Parmi les pays qui ont le plus eu recours à cette possibilité d'exclusion figurent la France (38 sites), la Grèce (32 sites), la Suisse (29 sites), la Croatie (20 sites). Certain se positionnent également parmi les pays qui ont le plus grands nombres de nouvelles zones de baignade ou de réouvertures en 2015 : ainsi la France comptabilise dans cette catégorie 48 sites et la Grèce 34. D'autres comme la Croatie affiche au final un solde négatif : elle a perdu 10 sites depuis le dernier suivi.

La France en mauvaise posture

Pour ce qui concerne la qualité des eaux, le palmarès des pays qui possèdent le plus d'eau de baignade de qualité insuffisante comporte l'Albanie (39,7% de ses sites), la Royaume-Uni (4,9%), l'Irlande (4,4), les Pays-bas (3,4%), la Bulgarie (3,2%), la Slovaquie (3%), la France (2,8%) et l'Espagne (2,6%).

Si la France se distingue avec 32 eaux de baignade qui sont passées d'une qualité insuffisante à suffisante, elle affiche également 29 sites dans la configuration inverse, selon le rapport. Au final, c'est en France où les dégradations ont été les plus fréquentes, selon le document.

Parmi les bons élèves qui déclarent plus de 90% des eaux de baignade comme étant d'excellente qualité, la Commission relève le Luxembourg (intégralité des 11 eaux de baignade identifiées), Chypre (99,1 % des eaux de baignade), Malte (97,7 %), Grèce (97,2 %), Croatie (94,2 %), Italie (90,5 %), Allemagne (90,3 %) et Autriche (90,2 %).

La France affiche quant à elle 76% de ses eaux comme d'excellente qualité, 15,1% de bonne qualité et 4,2% de qualité suffisante.

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