En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Performance énergétique dans le tertiaire : rénover mais aussi changer les comportements

En réalisant une cartographie énergétique d'immeubles de bureaux, l'Ademe IDF fait deux constats : alors que les performances énergétiques de ces bâtiments ont augmenté depuis la RT 76 (et peuvent l'être encore), les comportements n'ont pas évolué.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Si les différentes réglementations thermiques qui se sont succédées depuis les années 70 ont permis de réaliser des améliorations dans la performance énergétique des bâtiments tertiaires, les comportements des occupants et des exploitants n'ont guère évolué depuis, souligne la direction régionale Ile-de-France de l'Ademe qui publie, avec La Française Real Estate Managers, les enseignements tirés d'une cartographie énergétique réalisée sur un échantillon représentatif du parc tertiaire en Ile-de-France.

La méthodologie utilisée se base sur la performance énergétique intrinsèque des bâtiments (qualité de l'enveloppe et équipements techniques). Ainsi, en retirant la consommation réelle, liée aux occupants et à l'exploitation énergétique, celle-ci permet de mieux appréhender les performances de différents types de bâtiments de bureaux (haussmanniens, années 60-70…). "L'écart entre la consommation intrinsèque et la consommation réelle est de 40 % pour les bâtiments construits dans les années 60-70 et de 50 % pour les plus récents. Cela signifie que l'occupation et l'exploitation des actifs récents créent des surconsommations", note l'étude, qui indique qu'il "est cependant possible d'en limiter les impacts par des investissements légers concentrés sur la gestion des équipements". L'Ademe souligne également l'importance d'une implication de tous les acteurs : propriétaire, occupant et exploitant énergétique. "L'implication de l'occupant dans la démarche environnementale visant à diminuer la consommation énergétique est incontournable". L'obligation, depuis le 1er janvier 2012, de joindre aux baux commerciaux une annexe environnementale organise cette coopération entre acteurs en vue d'optimiser les consommations.

Les priorités de rénovation par typologie d'immeuble

En parallèle, les consommations intrinsèques des bâtiments se sont améliorées de 35 % en moyenne depuis les années 60, au fil des réglementations thermiques (RT 76, RT 88, RT 2000, RT 2005 et RT 2012). Elles peuvent être largement améliorées grâce à des travaux de rénovation, note l'étude qui grâce aux diagnostics réalisés sur plusieurs immeubles tertiaires, a déterminé les priorités de rénovation et les coûts, par typologie. "L'impact financier de la mise en conformité n'est pas insurmontable", estime l'Ademe. Pour atteindre l'objectif de réduction des consommations de 38% d'ici 2020, issu du Grenelle de l'environnement, les surinvestissements moyens, de l'ordre de 135€ HT/m2SHON, peuvent être amortis en 9 ans, soit en moyenne, un surcoût de 15€ HT/m2SHON par an pendant 9 ans.

L'étude souligne que "les actifs haussmanniens rénovés avant la mise en place de la réglementation thermique de 1988 présentent un fort gisement d'économies d'énergies" alors que ceux qui ont été rénovés plus récemment affichent un potentiel d'économies moins important."Les bureaux des années 60-70 n'ayant pas fait l'objet de restructuration constituent une priorité pour l'amélioration de la performance énergétique. Ils doivent aujourd'hui faire l'objet de restructurations lourdes pouvant générer des gains équivalents à

50 %de la consommation réelle. Parallèlement, le remplacement des équipements de chauffage ventilation-climatisation et l'optimisation des systèmes de gestion de ces équipements permettraient une amélioration de leur performance énergétique".

Les bureaux des années 80-90 non rénovés "doivent faire l'objet de travaux de performance énergétique importants". La priorité selon l'étude : l'isolation, le remplacement des équipements d'origine, "vétustes et énergivores" et des systèmes "obsolètes" de gestion automatisée de l'énergie.

Enfin, les immeubles de bureaux plus récents, des années 2000-2005, peuvent encore réduire leurs consommations d'énergie de 15 à 30 %.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est la promotion immobilière qui doit changer de mentalité et de pratiques.
Plus aucun permis de construire ne devrait être délivré qui ne corresponde aux dernières normes éco-énergétiques.
Avec permis d'habiter une fois passé le contrôle final de fonctionnement dans les normes. Si pas atteintes, au frais du maître d'oeuvre d'y remédier!
Ce n'est qu'à ce prix, qu'on avancera.

Chris | 15 mars 2012 à 11h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager