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Actu-Environnement

« La plasmalyse du méthane demande cinq fois moins d'électricité que l'électrolyse de l'eau »

Au regard du faible coût en carbone de l'hydrogène électrolytique, innover dans la production d'hydrogène semble relever d'une gageure. C'est pourtant la voie qu'a choisie Patrick Peters et sa start-up Spark CleanTech. Entretien.

TECHNIQUE  |  Entretien  |  Energie  |    |  G. Boillot-Defremont

Sparks CleanTech a été créé en 2022, à partir de travaux de recherche autour de la plasmalyse du méthane (processus de dissociation du méthane sans oxygène, donnant de l'hydrogène et du carbone en poudre) menés dans les laboratoires de Centrale Supelec. À la différence de Sakowin, entreprise dont l'activité est basée sur le même processus, qui promeut l'utilisation des micro-ondes pour produire le plasma, Spark Cleantech travaille avec des arcs électriques.

Les deux entreprises souhaitent profiter du marché du carbone pour valoriser les résidus issus de la réaction. En voie de maturation, la technologie développée par Spark CleanTech a actuellement un rendement de 5 kWh par kilo d'hydrogène produit. Elle a pour objectif de monter à 10 et entend passer à l'industrialisation courant 2025. Détail avec Patrick Peters, CEO de la start-up, rencontré à l'occasion de l'édition 2024 d'Hyvolution.

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L'énergie de dissociation du méthane est très inférieure à celle de l'eau, c'est le facteur positif du process. Reste qu'on part de méthane : soit c'est du biométhane, mais les quantités resteront faibles au regard des besoins (on parle de gigatonnes), soit c'est du gaz, naturel ou de fracturation : s'assurer de sa "vertitude" restera un point dur. Et la difficulté va être de valoriser le carbone, qui à aucun moment ne devra être converti en CO2 ! Traiter du nano en grande quantité, qui va être produit de façon très dispersée, très volumineuse, pour en faire un produit industriel est une gageure, à la fois en termes quantitatifs et de sécurité.

dmg | 02 février 2024 à 10h57 Signaler un contenu inapproprié

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