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Conférence sociale : l'évolution des métiers liée à la transition énergétique sera-t-elle abordée ?

A la veille de la conférence sociale pour l'emploi, qui se déroule les 20 et 21 juin, plusieurs acteurs rappellent que la transition énergétique est un moteur pour l'économie française, à condition d'anticiper cette évolution et de l'accompagner.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

"L'économie et l'emploi ne sont pas des sujets annexes à la transition énergétique, au contraire, ce sont des sujets centraux", soulignait Marc Jedliczka, vice président du Cler, lors d'une réunion organisée à l'Assemblée nationale le 19 juin. Alors que la réforme de la formation professionnelle et la préparation des filières d'avenir sont inscrites à l'agenda de la deuxième conférence sociale organisée par le gouvernement les 20 et 21 juin, plusieurs participants au débat national sur la transition énergétique ont tenu à rappeler que la question de l'évolution du mix énergétique français ne pouvait être absente de ces problématiques. Le groupe de travail du débat national sur l'énergie consacré à l'emploi a d'ailleurs demandé que soit abordée l'évolution des métiers liés à la transition énergétique lors de cette conférence.

Des créations d'emplois attendues…

Marc Jedliczka est revenu sur deux études aux conclusions concordantes : celle du Cired-CNRS sur le scénario de transition énergétique présenté par Négawatt et celle de l'Ademe et de l'Office français des conjonctures économiques (OFCE) sur deux scénarios présentés lors du débat (Négawatt et Ademe).

La première étude estime que la transition énergétique créerait davantage d'emplois directs et indirects qu'elle n'en détruirait à l'horizon 2030 : 632.000 emplois nets créés.

La deuxième étude estime que 745.000 emplois pourraient être créés en 2050 avec la mise en œuvre du scénario Négawatt, 825.000 avec le scénario de l'Ademe.

Ces deux études soulignent également d'autres points positifs pour l'économie : la baisse de la dépendance aux énergies fossiles permettrait de réduire le déficit de la balance commerciale française et de réinjecter dans l'économie française les milliards dépensés dans les importations d'énergies fossiles (60 Mds€ en 2012). L'OFCE et l'Ademe prévoient même un renversement de la balance commerciale française en 2050.

… à condition d'anticiper

"Il y a des secteurs industriels favorables à la transition énergétique : l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables… En revanche, certains secteurs seront vulnérabilisés, comme l'industrie automobile, le nucléaire. Il y a des réflexions à mener pour ces secteurs fragilisés", estime Denis Baupin, député Vert de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale.

C'est sur ce point que la conférence sociale pour l'emploi devrait se pencher, estiment les participants à la réunion. "Il faut mettre la transition énergétique à l'agenda des partenaires sociaux, insiste Dominique Olivier, secrétaire confédéral de la CFDT et coordinateur du groupe de travail Emploi du débat sur l'énergie. Nous avons déjà obtenu, lors du débat sur l'énergie, que soit créé un atelier de travail sur l'emploi impacté et que soit installée au sein du futur Conseil national de la transition énergétique une commission permanente Emploi et transitions professionnelles. Mais il faut aller plus loin. Les projections sur les emplois créés ne deviendront réalité que si les compétences sont là, si on anticipe et sécurise les parcours professionnels".

Le groupe de travail Emploi a notamment demandé que chaque branche professionnelle réalise des études prospectives afin d'identifier les priorités pour la formation initiale mais aussi pour la formation professionnelle. "Ces études demandent du temps, un an ou deux. Il faut commencer tout de suite", estime Dominique Olivier.

Pour Pauline Mispoulet, présidente du Groupement économique sanitaire électricité chauffage (Gésec), il faut également que l'Etat garantisse un cadre lisible et pérenne aux filières : "Les entreprises ont besoin de visibilité pour investir dans la formation".

Réactions1 réaction à cet article

 

Je serais partante pour travailler dans ce domaine mais on vous cantonne dans votre ancien métier sans possibilité d'en sortir, du moins très difficilement.
Je ne demande qu'à travailler, je suis sérieuse, disponible mais voilà j'ai 56 ans. La France est trop rigide, la recherche d'emploi est longue, fastidieuse plutôt démoralisante à long terme. Plus de réactivité serait un plus pour tout le monde...

Marianne | 04 janvier 2014 à 17h29
 
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