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Actu-Environnement

Fukushima : premier état des lieux de la contamination radioactive des sédiments

Après la catastrophe de Fukushima, les radionucléides relargués dans l'air ont été stockés dans les sols, puis dans les sédiments. Une étude dresse, pour la première fois, l'état des lieux de cette contamination dans les rivières japonaises.

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°332 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°332
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"Lors de l'accident de Fukushima, des radionucléides émetteurs gamma se sont échappés du combustible nucléaire et ont été relâchés dans l'atmosphère. Parmi ces radioisotopes, on ne retrouve pratiquement plus aujourd'hui que du césium-134 et du césium-137, qui ont la particularité de se fixer fortement et quasi-irréversiblement aux particules du sol et aux sédiments", indique le CEA, qui a participé, dans le cadre du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement en collaboration avec l'université de Tsukuba (Japon), à un programme de mesures des particules contaminées dans les cours d'eau japonais (TOFU).

Lancée six mois après la catastrophe, cette étude réalise un premier état des lieux du transfert des sédiments contaminés par la radioactivité le long des rivières drainant le panache de contamination qui s'est formé dans la région de Fukushima (notamment l'Ota, la Mano et la Nitta). "Sous l'effet de l'érosion, les particules du sol et les radionucléides qu'elles transportent peuvent être transférés dans les rivières, puis exportés progressivement vers l'océan Pacifique en traversant des plaines côtières relativement épargnées par les retombées initiales du panache", souligne le CEA.

Les typhons, notamment ceux de l'été 2011, ont joué un rôle dans la répartition de la contamination sur le territoire : "En vingt mois, une baisse des niveaux de radioactivité en altitude et une redistribution progressive de la contamination vers les zones aval ont été constatées". Résultat : les niveaux de contamination mesurés en 2012 ont diminué, cette baisse s'est poursuivie en 2013. La cinquième campagne de mesure, qui s'est achevée début novembre, devra confirmer cette baisse "ou si les nombreux typhons de 2013, plus violents qu'en 2012, auront à nouveau généré de l'érosion et/ou mobilisé des sédiments contaminés dans les rivières, ce qui se traduirait par une nouvelle hausse des débits de dose dans les sédiments déposés par les cours d'eau".

Jusqu'à 20 mSv dans certaines zones

Mais d'autres facteurs sont à prendre en compte : les zones non cultivées, où la végétation est plus dense, limitent l'érosion des sols et stockent la contamination. De même, la présence de barrages conduit a des accumulations de sédiments contaminés. "Temporairement, les débits de dose dans les zones sédimentaires étudiées ont pu dépasser localement les 20 mSv par an, limite retenue par les autorités japonaises pour délimiter la zone d'accès interdit. Ces résultats invitent à surveiller l'impact des futurs lâchers de barrages susceptibles de relarguer de la contamination dans la section aval du cours d'eau et à réglementer en conséquence les activités de pêche et de loisirs", souligne le CEA.

Ces travaux doivent se poursuivre jusqu'en 2019, dans la cadre du projet Amorad, financé par les Investissements d'avenir en radioprotection et coordonné par l'IRSN.

Réactions14 réactions à cet article

 

commentaire d'un béotien, si je peux résumer, la pollution par des radionucléides très persistant a dépassé allégrement la zone interdite et même si les typhons(merci à eux) peuvent étaler la dite pollution avec les risques d'atteinte de zones peuplées ou à forte activités humaines, celle ci va durer des siècles. Mais les travaux d'étude ne sont financés que jusqu'en 2019?
Pendant ce temps de nombreuses voix s'élèvent pour prolonger la durée de vie de la doyenne de nos centrales!!!!!

Duport Claude | 28 novembre 2013 à 18h26
 
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http://www.insu.cnrs.fr/node/4631

annchan | 28 novembre 2013 à 19h25
 
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Il me semble reconnaitre Hiroshima

audaces | 29 novembre 2013 à 10h26
 
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Du poisson radioactif du Japon arrivé jusqu'en Suisse ! La contamination nucléaire planétaire est invisible, inodore ... sans matériel pour contrôler.
Demandons à nos élus un arrêt immédiat de ces marmites nucléaires qui nous empoisonnent. Les solutions techniques existent pour remplacer le nucléaire, ce qui manque, c'est rien, rien du tout, mais vraiment rien du tout : juste une GROSSE volonté politique.

remifasol57 | 29 novembre 2013 à 15h46
 
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@Audaces : en tout cas, Google Images "reconnait" Hiroshima, et en cliquant sur le copyright, on arrive à la base de donnée de l'éditeur (Fotolia), qui indique Hiroshima parmi les mots clés de l'image…

@Duport Claude : vous noterez qu'il s'agit d'études faites par des scientifiques Français, dans un pays étranger. C'est déjà remarquable de pouvoir travailler, sans avoir à se contenter des informations issues des pouvoir publics locaux, ou sans attendre des études américaines…

Dans le monde de la recherche, un projet financé sur 6 ans, c'est déjà considérable ! D'ici 2019, ils auront bien le temps de re-proposer à l'Agence Nationale de la Recherche un autre projet pour financer des mesures au delà…pour peu qu'il y ait quelque chose de scientifiquement intéressant à étudier.

@Remifasol : C'est quoi vos solutions pour remplacer les 440 TWh d'électricité nucléaire en France ? Et en France, vous en connaissez beaucoup, des gens empoisonnés ?

@Actu-environnement : l'URL de l'article contient une faute que l'on trouve souvent dans la prose de militants manquant de finesse… lapsus révélateur ?

Polybutadiène | 02 décembre 2013 à 20h06
 
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@Polybutadiène

à propos de finesse, je m'interroge sur la nature de la tienne: comment fait la grosse majorité de la planète pour se passer du nucléaire, cherche un peu; pour les "empoisonnements", à défaut de termes plus adéquats, idem.

maumau | 03 décembre 2013 à 10h21
 
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@remifasol57. J'ai beau lire et relire cet article, je n'arrive pas à trouver mention de poisson Japonais arrivé jusqu'en Suisse.
Puis-je me permettre d'écrire que finalement je m'en fous : je n'habite ni au Japon, à proximité de Fukushima, ni en Suisse, enfin je mange rarement du poisson et ne mets jamais les pieds dans les restaurants japonais.
Par contre, je suis bien d'accord avec vous qu'on pourrait commencer à sérieusement s'intéresser aux solutions permettant de se passer de ces "marmites nucléaires".

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 03 décembre 2013 à 10h30
 
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@Maumau :

Je sais que vous moquez du fait que l'essentiel de l'électricité soit produite à partir de charbon et de gaz, et que vous préférez ignorer le changement climatique. Donc, je ne vais pas perdre de temps à polémiquer, c'est bien à Rémifasol57 que je m'adressais…

Polybutadiène | 03 décembre 2013 à 11h34
 
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@Polybutadiène

curieux de se préoccuper davantage d'un éventuel danger pour dans des dizaines d'années (la crise climatique) et de nier la possibilité d'une apocalypse pour demain (le nucléaire)...

maumau | 03 décembre 2013 à 12h01
 
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@Maumau

Non, ce n'est pas bizarre. Je ne veux pas polémiquer avec vous : les lecteurs de ce forum savent que vous n'avez rien à proposer, que vous vous contentez de nier la possibilité du changement climatique.

Polybutadiène | 03 décembre 2013 à 12h38
 
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La planète est contaminée par les radionucléides.. Et par tous les autres déchets, notamment le plastique qui commence à entrer dans la chaine alimentaire ...
Les marmites nucléaires, prévues UNIQUEMENT pour faire bouillir de l'eau sont prêtes à nous péter à la figure. Leur age avancé ne préfigure rien de bon, il y a qu'à se retourner pour constater qu'après 30 ans, les édifices en béton tombent en ruine .... ! (église Sainte Thérèse à Metz (57), Croix de Lorraine à Colombey les 2 églises ...) Et ces édifices sont juste soumis aux intempéries ...
C'est un génocide qui se produit sous nos yeux aveugles, le Japon devrait être évacué depuis longtemps, c'est un pays inhabitable depuis le 11/03/2011.
Aujourd'hui, les enfants de Californie naissent avec des malformations. Les spécialistes prévoient que les côtes Ouest américaines soient interdites de baignade en 2014 ...
Tout va bien, tout est sous contrôle, tout va très bien, Madame la Marquise,tout va très bien, tout va très bien.
Et Ison, la comète passée au plus près du soleil le 28/11/2013 où elle s'est brisée, nous réserve un belle pluie de météorites à partir du 7/12/2013
Tout va bien, tout est sous contrôle, tout va très bien, Madame la Marquise,tout va très bien, tout va très bien.
J'arrête là les bonne nouvelles !

remifasol57 | 03 décembre 2013 à 16h42
 
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Y-en-a-t-il un qui saurait me dire combien je consomme d'énergie en me connectant sur ce site pendant … 1h, par exemple ? Après je saurais faire les multiplications.
Merci.

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 03 décembre 2013 à 18h09
 
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J'attendais un avis éclairé… illuminé, c'est trop !

Polybutadiène | 03 décembre 2013 à 18h55
 
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@Polybutadiène

je ne nie évidemment pas la possibilité de changement climatique, il a constamment oscillé au fil des temps...répondez plutôt à mon étonnement!

Votre remarque aux observations, légitimes, de remifasol57 n'est qu'une autre façon de botter en touche.

maumau | 05 décembre 2013 à 08h42
 
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