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Fukushima : la catastrophe est le résultat d'une mauvaise gouvernance, estime une commission parlementaire

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

L'accident nucléaire de Fukushima a été un désastre créé par l'homme et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011, a conclu jeudi 5 mars une commission d'enquête mandatée par le Parlement, rapporte l'AFP. La commission d'enquête était composée de 10 membres de la société civile désignés par les parlementaires.

"L'accident (...) est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances", indique la commission dans son rapport final de 641 pages, ajoutant que les acteurs du secteur "ont trahi le droit de la nation à être protégée des accidents nucléaires".

"C'est pourquoi nous sommes parvenus à la conclusion que l'accident a été clairement « créé par l'homme»", assène le rapport.

Mise en cause du système

"Nous pensons que les causes fondamentales sont les systèmes d'organisation et de régulation qui se sont basés sur des logiques erronées dans leurs décisions et leurs actions, et non pas un problème de compétence d'un individu en particulier", estiment les membres de la commission.

Par ailleurs, le document met en cause directement la direction de Tepco, l'opérateur de la centrale, qui "était consciente des retards dans les travaux antisismiques et des mesures contre les tsunami et savait que Fukushima Daiichi était vulnérable".

De plus, les rapporteurs critiquent un précédent rapport commandité par Tepco et disculpant l'opérateur au motif que l'ampleur du tsunami aurait dépassé toutes les prévisions et ne pouvaient pas être raisonnablement envisagées. "Cela ressemble à une excuse pour échapper à ses responsabilités", répliquent les élus. De même, la réaction tardive des personnels présents sur la centrale "ne doit pas être attribué à des problèmes d'individus sur le site, mais à des problème structurels de Tepco".

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa), l'agence de régulation japonaise est associée à la catastrophe et sévèrement critiquée : "bien qu'ayant eu de nombreuses occasions de prendre des mesures, les agences de régulation et la direction de Tepco n'ont délibérément rien fait, ont reporté leurs décisions ou ont pris des mesures qui les arrangeaient".

Réactions3 réactions à cet article

 

Cette affaire est bien la démonstration que le Tout-Etat n’est pas plus la solution que le libéralisme sauvage. Le nucléaire en lui-même n’est pas à remettre en cause, mais l’extrême légèreté, incompétence voire salauderie d’individus qui n’ont pas mis en œuvre ce qui aurait dû l’être. Comme je l’écrivais en août 2007 avant que n’éclate la crise financière : ce n’est pas le système qui présente des vices, mais les vices humains qui dénaturent le système.

decrauze | 06 juillet 2012 à 08h08
 
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Mille fois oui Monsieur, mais les systèmes sont conçus par les hommes, qui donc conçoivent en même temps les moyens de le détourner. Voir les multiples garde-fous systématiquement refusés ou supprimés par les "systèmes". L'auto-régulation de l'homme et des systèmes qu'il crée me parait très illusoire. Mais ça peut se réfléchir, dans le cadre d'un projet de société complet, malheureusement réduit à ce jour à sa seule composante financière. Dans ce cadre par exemple, la seule régulation imaginée par l'homme est : "la main "invisible"!!!! On est loin du compte.
Quant à la remise en cause du nucléaire, il faudrait considérer sa dangerosité toute particulière, ses conséquences lourdes et longues et le fait qu'elle n'est pas forcément incontournable.
Cordialement

sylviane 84 | 07 juillet 2012 à 07h25
 
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éxact ... cette phrase est lumineuse !!! en effet ,il vaut mieu une tète bien faite , qu'une tète bien pleine!!!le niveau de compétence d'un individu n'est pas forcément lié a son cursus scolaire

médos | 07 juillet 2012 à 09h07
 
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