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Les hommes de l'ombre qui vont faire la politique environnementale du nouveau gouvernement

MAJ le 18/06/2017

Les cabinets des ministères sont maintenant au complet. Focus sur les hommes et femmes qui vont faire la politique environnementale du gouvernement sous la houlette de leur ministre respectif.

Gouvernance  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Les hommes de l'ombre qui vont faire la politique environnementale du nouveau gouvernement

A la Présidence de la République, les négociations climatiques seront menées par Philippe Etienne, diplomate, ancien représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne puis ambassadeur de France en Allemagne. Antoine Pellion, un ingénieur des mines passé par le cabinet de Ségolène Royal, est quant à lui en charge des questions d'énergie, d'environnement et de transports. Appartiennent également au cabinet Jennifer Moreau conseillère technique politique de développement et climat, Thibaud Normand conseiller technique énergie et Audrey Bourolleau conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural.

Du côté du Premier ministre, le pôle écologie, transports, énergie, logement et agriculture est dirigé par l'énarque Damien Cazé. Ce magistrat à la Cour des comptes avait déjà officié à Matignon où il suivait les dossiers agricoles dans le cabinet de Jean-Pierre Raffarin. Il dirige cinq conseillers techniques : Julien Turenne à l'agriculture, Thibaud Normand à l'énergie, Jimmy Brun aux transports, Tristan Barrès pour les questions de logement et Diane Simiu à l'écologie.

Cette dernière, tout comme Jimmy Brun et Tristan Barrès, se partage entre l'Elysée et Matignon. Polytechnicienne, elle a  dirigé le groupe de travail sur l'environnement du candidat Macron. Auparavant directrice des programmes au WWF, cette diplômée de Berkeley avait officié en tant que chef du bureau des marchés carbone au ministère de l'Ecologie.

Un mélange de fidèles et de hauts-fonctionnaires dans le cabinet Hulot

Quant à Nicolas Hulot, il a confié la direction de son cabinet à Michèle Pappalardo, une énarque rompue aux questions d'environnement. Elle a en effet occupé le même poste auprès de Michel Barnier, ministre de l'Environnement entre 1993 et 1995. Elle a également présidé l'Ademe pendant plus de quatre ans avant d'occuper le poste de commissaire générale au développement durable entre 2008 et 2011.

Sa cheffe de cabinet, Anne Rubinstein, doit coordonner une équipe de sept conseillers. Parmi ceux-ci, Thomas Lesueur, directeur de cabinet adjoint est notamment en charge de l'économie sociale et solidaire. En provenance de Bercy, le X-Mines Xavier Ploquin est conseiller en charge de l'énergie, de l'industrie et de l'innovation. Il y avait notamment préparé et négocié la loi de transition énergétique pour le compte du ministère des Finances.

Benoit Faraco occupe le poste de conseiller spécial en charge des négociations internationales sur le climat. Une spécialité qu'il connaît bien pour avoir été directeur du programme climat et énergie de la Fondation Nicolas Hulot (FNH), membre du conseil d'administration du Réseau d'action pour le climat (RAC) et en charge des changements climatiques au cabinet du ministre des Affaires étrangères. Autre fidèle de Nicolas Hulot, Denis Voisin, qui a démissionné de son poste de porte-parole de la FNH, est en charge de la société civile, des questions de santé-environnement et des risques.

Justine Roulot, ingénieur écologue diplômée d'AgroParisTech, est conseillère en charge de la biodiversité, de l'eau, de la mer et des territoires. Elle était jusque là chargée de mission "Politique de la biodiversité" au sein de l'association Humanité et biodiversité. Appartiennent également au cabinet Tudor Alexis, conseiller diplomatique, l'avocat Laurent Grave-Raulin conseiller parlementaire et relations avec les élus, rescapé du cabinet de Ségolène Royal, ainsi que Carine Lecoeur conseillère presse et communication.

Des technos auprès d'Elisabeth Borne

Elisabeth Borne, ministre en charge des transports auprès de Nicolas Hulot a désigné Marc Papinutti comme directeur de cabinet. Ce diplômé de l'Ecole nationale des travaux publics de l'Etat (ENTPE) est un grand spécialiste du transport pour avoir été directeur des infrastructures de transport au ministère de l'Ecologie et directeur général de Voies navigables de France. Il venait d'être nommé président du directoire de la société du Canal Seine-Nord avant d'intégrer le cabinet.

Le X-Ponts Julien Dehornoy a rejoint le cabinet en tant que directeur adjoint en provenance de la SNCF où il a occupé plusieurs postes de responsabilité. Le chef de cabinet Aymeric Lang coordonnera une équipe composée de Benjamin Maurice conseiller social, Yoann La Corte conseiller en charge de l'aérien, du budget et du transport maritime, Jonathan Gindt conseiller diplomatique, Charlotte Leroy conseillère en charge des relations avec le Parlement et les élus, et Aymeric Chassaing conseiller communication et médias.

Les hommes de Ferrand, Mézard et Buzyn

Du côté du ministère de la Cohésion des territoires, le cabinet de Richard Ferrand est dirigé par Jean-Benoît Albertini qui était à la tête de la préfecture de Vendée, secondé par Valérie Mancret-Taylor, directrice de cabinet adjointe en charge du pôle ville, urbanisme et logement, et par Marc Chappuis, directeur de cabinet adjoint en charge du pôle territoires.

Appartiennent également à ce cabinet Dominique Consille conseillère ruralité, villes moyennes, accès aux services et revitalisation, Sébastien Bécoulet conseiller politiques sociales du logement, ville, renouvellement urbain durable, hébergement et inclusion, Clothilde Fretin-Brunet conseillère stratégie et gouvernance des territoires, contractualisation, péréquation, métropoles et Grand Paris, et Koumaran Pajaniradja conseiller construction, urbanisme, habitat et transition énergétique.

Le ministre de l'Agriculture Jacques Mézard a, quant à lui, nommé Catherine Geslain-Lanéelle comme directrice. Cette ingénieure générale des ponts, des eaux et des forêts a occupé les postes de directeur exécutif de l'Efsa et a été à la tête de plusieurs directions du ministère de l'Agriculture. Au sein de ce cabinet, Davy Liger occupe le poste de conseiller affaires sanitaires et Frédéric Michel de conseiller pêche et conseiller diplomatique.

Du côté enfin du ministère de la Santé, Agnès Buzyn a nommé l'inspecteur des finances Gilles de Margerie à la tête de son cabinet. Le médecin Jacques-Olivier Dauberton y occupe le poste de conseiller chargé de la sécurité sanitaire.

Réactions6 réactions à cet article

 

Bonjour Monsieur Radisson. il aurait été juste que le titre soit celui-ci: "Les femmes et les hommes de l'ombre qui vont faire la politique environnementale du nouveau gouvernement". merci.

David | 19 juin 2017 à 11h43
 
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Aucun responsable du chapitre "Protection de la nature "
animaux sauvages ou domestiques ,paysages et autres sujets ignorés de ce tableau.

sirius | 19 juin 2017 à 12h27
 
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Ce ne sont ni les responsables ni les élus qui interviendront dans les changement climatique...ce sont des textes et des vœux pieux dont on n'a rien à faire..Ce qui peut changer et doit changer c'est le système qui doit sortir du consumérisme et du gaspi..Qui va oser dire "restez chez vous , sortez moins, prenez moins l'avion, polluez moins"..

agregat | 19 juin 2017 à 12h29
 
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Sachons déjà distinguer les personnes réellement choisies par le ministre (quelles que soient ses propres qualités et convictions) et les personnes qui lui sont imposés pour le surveiller et/ou contrôler.
Après cela il y a les lobbies à qui ils ne faut surtout pas faire de l'ombre.

Sagecol | 20 juin 2017 à 07h53
 
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Tout à fait d'accord avec Agregat : il faut moins de pesticides et autres perturbateurs, moins d'hydrocarbures, arrêter la dévastation des territoires (éoliennes et étalement urbain). On peut craindre qu'un certain nombre de ces nominés ne soient que les relais des lobbys... business as usual, surtout ne pas risquer d'écorner le sacro-saint PIB et sa croissance... Tant qu'on ne changera pas de "logiciel"...

dmg | 20 juin 2017 à 09h10
 
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Qui utilise encore ce faux indicateur trompeur, le PIB, manque de logique
1/ parce qu'il est sérieusement incalculable
2/ parce qu'il prend - mal mais tout de même - en compte les productions non-éthico-écolonomico-soutenables (et pas durables)
3/ parce qu'un "bon," gros carambolage automobile ou une "belle" catastrophe météo l'augmente généralement.
Essayez donc de voir ce qu'en disait déjà Bob Kennedy le 18 mars 1968 à l’Université du Kansas et tirez en une leçon

Sagecol | 20 juin 2017 à 14h29
 
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