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GRDF autorisé à injecter de l'hydrogène dans le réseau de distribution de gaz

Energie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Un arrêté de la ministre de l'Environnement, publié mercredi 6 juillet, encadre l'expérimentation conduite par GRDF visant à injecter un mélange de gaz naturel et d'hydrogène dans le réseau de distribution de gaz.

"Cette opération, qui s'inscrit dans un ensemble d'initiatives européennes, explore la voie de la valorisation, par injection d'hydrogène dans le réseau de distribution de gaz naturel, des productions d'énergies d'origine renouvelable lorsque ces dernières ne sont pas ou ne peuvent pas être injectées dans le réseau électrique", explique le ministère de l'Environnement.

Le texte fixe les modalités de mise en œuvre de l'expérimentation, qui porte sur l'injection d'un mélange composé de gaz naturel et d'une part variable d'hydrogène, pouvant aller jusqu'à 20% en volume, dans le réseau de distribution de gaz de la commune de Cappelle-la-Grande (Nord) sur le territoire de la communauté urbaine de Dunkerque.

L'expérimentation comprend deux phases : la réalisation de tests en laboratoire jusqu'au 31 décembre 2016 puis le test en vraie grandeur entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019.

GRDF devra informer les usagers sur la nature du gaz distribué et son utilisation "en particulier dans le domaine de la sécurité". La société devra également avertir "sans retard" la ministre de l'Environnement et les parties prenantes en cas d'incidents ou d'accidents. Le texte lui impose également la remise d'un rapport de synthèse des tests réalisés lors de la première phase, ainsi que d'un compte rendu annuel de l'activité exercée au cours de la deuxième phase. En cas de risques pour la sécurité, le texte prévoit que l'autorisation de l'expérimentation pourra être suspendue, restreinte, voire retirée.

Réseau alimentant un établissement psychiatrique

Le projet d'arrêté a été approuvé à la quasi-unanimité par le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) le 31 mai dernier, déplore Robin des Bois. "L'injection d'hydrogène dans les réseaux de gaz combustible ne fait l'objet d'aucun retour d'expérience connu", dénonce l'association, qui explique que l'expérimentation porte sur un réseau alimentant 103 logements sociaux et un établissement psychiatrique. "Les usagers ne risquent pas d'initier d'intempestives pétitions de protestation", pointe l'ONG.

Cette expérimentation constitue l'un des volets du projet Grhyd, lancé en 2014, qui prévoit également la production de carburant pour alimenter les bus de l'agglomération dunkerquoise. Coordonné par Engie en lien avec dix autres partenaires, ce projet, qui s'affiche comme le premier démonstrateur Power to Gas en France, bénéficie du soutien de l'Ademe au titre des investissements d'avenir.

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