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Les piscines d'entreposage des centrales nucléaires doivent être mises en sécurité, alertent des experts

Risques  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com

Dans un rapport commandé par Greenpeace, des experts indépendants français et étrangers interrogent la sécurité des piscines d'entreposage du combustible nucléaire. Ils soulignent que la mise en sécurité de ces piscines constitue un ''problème prioritaire'', qui n'a pas été pris en compte au moment de la construction des 58 réacteurs français, à une époque où le risque terroriste n'était pas à l'ordre du jour.

Aujourd'hui, ''la nature de la menace a radicalement basculé avec les attentats du 11 septembre 2001 : une organisation criminelle détachée de tout Etat peut disposer d'une capacité d'agression non couverte par les dispositions de conception initiales des installations nucléaires".

Le scénario redouté est celui d'une perte durable de refroidissement du combustible, en lien avec une situation de brèche entraînant, dans les piscines d'entreposage, une déperdition d'eau plus rapide que le rythme auquel celle-ci peut être renouvelée, conduisant à un découvrement partiel ou total du combustible, comme cela s'est produit à Fukushima.

Des installations saturées

''Compte tenu de l'absence de confinement, par conception initiale du bâtiment et du fait des dommages causés par l'attaque, une large fraction du césium et des autres radionucléides s'échapperait du bâtiment : une telle situation résulterait finalement dans un rejet massif de radioactivité dans l'environnement'', alerte le rapport.

Or, les piscines d'entreposage, dont plusieurs sont proches de la saturation, ''ont une capacité de plusieurs centaines de tonnes de combustible'', notent les experts. A La Hague, dans la Manche, les cinq piscines contiennent l'équivalent de près de 150 cœurs de réacteurs de 900 MW.

La question d'un éventuel renforcement des ouvrages de génie civil et des équipements de sûreté de ces installations doit donc être posée au nom de considérations relevant de la sécurité, estiment les experts. Le rapport, dans sa version intégrale, a été remis ce mardi 10 octobre par Greenpeace aux autorités compétentes en matière de sécurité nucléaire, pour les alerter sur le problème. Seul le résumé a été rendu public, pour des raisons de sécurité.

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