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Climat : les Emirats arabes unis s'engagent a minima

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Jeudi 22 octobre, les Emirats arabes unis (EAU) ont remis leur contribution aux négociations climatiques en vue de la conférence de Paris qui se tiendra en décembre prochain. Les Emirats proposent de mettre en œuvre "un portefeuille d'actions", parmi lesquelles figure une augmentation à 24% de la part des énergies décarbonées dans le mix énergétique en 2021.

Quant au secteur du gaz et du pétrole, "il est l'un des plus efficaces au monde", se félicitent les Emirats qui se contente d'annoncer "la poursuite des efforts d'amélioration de l'efficacité et de réduction des émissions". Par ailleurs, le pays rappelle qu'il travaille sur la capture du CO2 émis par une aciérie. Le CO2 ainsi capté devrait être injecté dans un gisement pétrolier afin d'améliorer le taux de récupération des hydrocarbures.

Une formule réservée aux plus pauvres

Sur le plan de la forme, les EAU ont choisi de présenter une série de mesures sectorielles, soit la contribution minimale attendue en vue de la COP21. En l'occurrence, cette option est prévue dans l'accord de Lima, mais elle est explicitement réservée aux pays les plus pauvres. Une réduction des émissions à un horizon donné par rapport au scénario au fil de l'eau (BAU, selon l'acronyme anglais) est attendue des autres pays en développement, et tout particulièrement des émergents et des pays du Sud ayant de fortes émissions de gaz à effet de serre (avec légèrement plus de 20 tonnes de CO2 par an, les émissions par habitants des EAU sont parmi les plus élevées du monde) et disposant d'importantes capacités financières, comme les EAU.

A noter, enfin, que la contribution intentionnelle déterminée au niveau national (INDC, pour Intended Nationally Determined Contribution) des EAU a été remise au secrétariat général de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Ccnucc) après l'échéance du délai fixé pour être prise en compte dans l'évaluation qui sera rendue le 30 octobre prochain. En l'occurrence, en dehors de l'Algérie et de l'Indonésie, aucun membre de l'Opep n'a remis d'engagement de réduction des émissions de CO2 en temps et en heure.

Réactions1 réaction à cet article

 

A mourir de rire (jaune) : la séquestration du CO2 n'est envisagée que... pour améliorer l'extraction d'hydrocarbures !Mais tant que la planète tolèrera par exemple qu'une coupe du monde de foot (dans un stade climatisé) soit organisée dans ces pays, pourquoi feraient-ils le moindre effort ?!

dmg | 24 octobre 2015 à 17h57
 
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